Møme, jeune pro­dige élec­tro

Des sons élec­tro pla­nant qu’on a en­vie d’écou­ter à la plage, les pieds dans le sable, une ca­nette à la main face au so­leil cou­chant. Plus qu’une mu­sique, c’est un vé­ri­table li­fe­style que pro­pose Møme, alias Jé­ré­my Souillard, le chan­teur- com­po­si­teur de 28

Infrarouge - - Interview - Par ER

Que si­gni­fie votre pseu­do Møme ?

Møme, c’est l’his­toire d’un rêve de gosse, ce­lui de mon­ter mon pro­jet de mu­sique élec­tro. Ça me trot­tait dans la tête de­puis long­temps et, sans me prendre trop au sé­rieux au dé­but, je m’ima­gi­nais en­tou­ré de mes jouets, cla­viers, gui­tares, pads, à faire mes mé­lo­dies. En vrai, Møme a com­men­cé comme ça ! Dans ma chambre !

Don­nez- nous cinq mots ou ad­jec­tifs pour ré­su­mer votre uni­vers et votre per­son­na­li­té ? Pour mon uni­vers, je di­rais « no­made » , puisque j’ai com­po­sé mon pre­mier al­bum sur la route. On dit aus­si sou­vent de mes lives qu’ils sont « élec­triques » , parce que j’y joue de la gui­tare sur scène, et aus­si « sur­vol­té » , car j’adore mettre le feu avec mes fea­tu­rings qui m’ac­com­pagnent. En ce qui me concerne, je di­rais « tête en l’air » et « dé­ter­mi­né » .

Votre dé­fi­ni­tion du chil­l­wave ?

Un mé­lange de pop, d’élec­tro et des so­no­ri­tés qui in­vitent au voyage et à l’éva­sion.

Quel est le lieu qui vous ins­pire le plus ?

Pour mon pre­mier al­bum, c’était l’Aus­tra­lie, puisque j’y ai pas­sé huit mois à trou­ver toutes les voix et les sons qui m’ont ins­pi­ré le disque Pa­no­ra­ma. En­suite, il se peut que je prenne mon ins­pi­ra­tion dans plu­sieurs lieux. Je tra­vaille sur un nou­veau pro­jet d’al­bum et il risque d’avoir plu­sieurs cou­leurs.

Quel est l’ar­tiste dont vous vous sen­tez le plus proche ?

J’es­saye de créer des liens forts avec les fea­tu­rings qui m’ac­com­pagnent sur la route. En ce mo­ment, j’ai un coup de coeur pour Ja­son Me­dei­ros ( Mr. J. Me­dei­ros), que vous pou­vez re­trou­ver chez AllttA. Si­non, il y en a un que je com­mence à croi­ser sou­vent et que je connais de mieux en mieux, c’est Pe­tit Bis­cuit ! Qu’avez- vous trou­vé en Aus­tra­lie qu’il n’y avait pas en France ?

Des so­no­ri­tés in­croyables et un style de vie « sur la route » . Je dé­marre la plu­part du temps mes lives avec du did­ge­ri­doo, un ins­tru­ment aus­tra­lien. J’ai aus­si ré­cu­pé­ré les bruits des ani­maux d’un parc na­tio­nal de Nou­velle- Galles- du- Sud pour en faire mon in­tro sur la piste Al­ti­tude. Ça, c’est ty­pique de là- bas. Et puis, en Aus­tra­lie, j’ai pu créer mon home stu­dio dans mon van et faire un pa­quet de ki­lo­mètres pour ren­con­trer mes fea­tu­rings et com­po­ser. C’est très fa­cile de vivre sur la route. Cer­tai­ne­ment plus qu’en France. Pou­vez- vous nous dire quelques mots à pro­pos de votre col­la­bo­ra­tion avec Co­ca- Co­la ?

J’ai ap­pris un jour que Co­ca- Co­la s’in­té­res­sait à mon uni­vers et mon image pour sa cam­pagne ac­tuelle sur le thème du voyage. Cette marque a l’ha­bi­tude de col­la­bo­rer avec des ar­tistes du mi­lieu de l’élec­tro ( Avii­ci ou Daft Punk, par exemple). Co­ca- Co­la m’a pro­po­sé de si­gner le mor­ceau de l’été 2017 et j’ai dit oui ! La nou­velle cam­pagne de pub Co­ca- Co­la a mis les voyages au coeur de sa cam­pagne, tant mieux pour les chan­ceux qui se les ver­ront of­frir pen­dant tout l’été. J’ai trou­vé ça top. Aus­si, pour ce qui est de la track en elle- même, j’ai eu la chance de tra­vailler avec Ro­muald, qui a par­ti­ci­pé au der­nier al­bum de Jus­tice. Beau­coup de plai­sir sur ce pro­jet !

Une phrase ou une ex­pres­sion qui vous ré­sume bien ?

Les voyages forment la jeu­nesse. ( Rires.)

Une ré­com­pense dont vous rê­vez ?

J’ai eu un bel Olym­pia en juin der­nier, ain­si qu’un triple disque de pla­tine pour mon tra­vail. Du coup, je suis en­core sur mon nuage.

Que pré­fé­rez- vous faire lorsque vous êtes cen­sé vous re­po­ser ?

Si je vous dis « de la mu­sique » , ça compte ? Après, j’adore être en bord de mer, sur­fer ou pré­pa­rer mes pro­chains voyages.

« Co­ca- Co­la m’a pro­po­sé de si­gner le mor­ceau de l’été 2017 et j’ai dit oui ! »

Dans la mu­sique, qu’est- ce qui n’est pas si simple ?

Le manque de temps. On ne s’en rend pas tou­jours compte, mais la tour­née prend un temps dingue. C’est une ex­pé­rience in­croyable, mais il faut sa­voir se dé­ga­ger des mo­ments pour pen­ser au deuxième al­bum, faire de la pro­mo, bos­ser son set, s’amé­lio­rer en­core et en­core. J’ap­prends à gé­rer ce rythme, mal­gré les nuits courtes.

Quelle est la ville où vous ai­me­riez par­tir en va­cances ?

Grâce à Møme, j’ai dé­jà la chance de voya­ger un peu par­tout. Je re­pars d’ailleurs à Ta­hi­ti dans quelques se­maines. Mais, si­non, mon pro­chain vrai voyage per­so, ce se­ra Ba­li en In­do­né­sie. Si­non, il est cer­tai­ne­ment ques­tion de tour du monde pour dé­but 2018. Je dis ça, je ne dis rien.

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