Elle souffle à l’oreille des grands chefs

Gas­tro­nome et com­mu­ni­cante pour les plus grands chefs, elle di­rige l’agence Mel­chior spé­cia­li­sée dans l’art de vivre.

Infrarouge - - Food -

Comment en êtes-vous ve­nue à conseiller des chefs ?

Par pas­sion tout sim­ple­ment. Mes études à Sciences-Po ne me pré­des­ti­naient pas du tout à en­trer dans cet uni­vers, mais j’ai for­cé le des­tin. Je suis pas­sion­née de­puis tou­jours par la gas­tro­no­mie, d’une part parce que j’adore man­ger et que je suis sin­cè­re­ment ad­mi­ra­tive des chefs qui ont le ta­lent de savoir nous faire vivre des mo­ments in­croyables à table, et, d’autre part, parce que j’adhère to­ta­le­ment aux va­leurs qui portent les meilleurs cui­si­niers vers la réus­site : la ri­gueur, l’exi­gence, la quête de l’ex­cel­lence, la pas­sion, le dé­pas­se­ment de soi, la ré­gu­la­ri­té, la créa­ti­vi­té…

Quels sont les grands chan­ge­ments dans leur fa­çon de cui­si­ner ?

Je di­rais que c’est une ré­vo­lu­tion en dou­ceur, les choses s’opèrent pe­tit à pe­tit. De­puis quelques an­nées, il me semble que les chefs ont in­té­gré dans leur ma­nière de cui­si­ner les pro­blé­ma­tiques so­cié­tales grâce à une prise de conscience ac­crue de la né­ces­si­té de mieux man­ger pour mieux vivre. Ils font de plus en plus une cui­sine non seule­ment bonne pour les clients mais aus­si et sur­tout bonne pour la pla­nète. Un chef qui sait ré­ga­ler ses hôtes sans pen­ser aus­si à ce que sa cui­sine soit « bonne » pour la san­té cui­sine comme quel­qu’un qui ne marche qu’avec une jambe. La bonne cui­sine, c’est celle qui nous ré­gale, mais aus­si celle qui prend soin de nous.

« La bonne cui­sine, c’est celle qui nous ré­gale, mais aus­si celle qui prend soin de nous. »

Cla­risse Fer­reres-Fre­chon

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