Cho­co­lat bar­ré

Jalouse - - LIFESTYLE - ins­ta­gram.com/de­fon­ce­cho­co­la­tier/ de­fonce.com Virginie Beau­lieu

Ces ta­blettes géo­mé­triques rap­pellent la py­ra­mide du Louvre ima­gi­née par I.M. Pei. Ca­li­brées au mil­li­gramme près en huile CO2 (son pro­cé­dé d'ex­trac­tion) de can­na­bis bio, les pla­quettes de cho­co­lat Dé­fon­cé, comme leur nom, fran­çais, l'in­dique, per­mettent à la fois de pla­ner et de sa­vou­rer du cho­co­lat noir ou au ca­fé, à la va­nille, à la menthe, à la noi­sette et même au thé mat­cha. Évi­dem­ment, ce pro­duit stu­pé­fiant n'est dis­po­nible qu'en Ca­li­for­nie, no­tam­ment à San Fran­cis­co. C'est près de là, à Oak­land, que la com­pa­gnie a été créée par un an­cien pro­duc­tion ma­na­ger d'apple, Eric Es­lao, qui ap­plique les pré­ceptes de la cé­lèbre firme à son nou­veau bu­si­ness : comme pour Be­boe, la di­rec­tion ar­tis­tique de Dé­fon­cé Cho­co­la­tier est im­pec­cable, le de­si­gn “soft touch” fu­tu­riste et mo­derne, les cou­leurs pas­tel pour adou­cir, et le pa­cka­ging noir des ta­blettes ven­dues 20 dol­lars pièce évoque l'uni­vers des pâ­tis­siers eu­ro­péens les plus exi­geants. Chaque py­ra­mide de cho­co­lat (il y en a 18 dans chaque ta­blette) est do­sée à 10 mil­li­grammes ; on est très loin des space cakes hip­pies cui­si­nées à la va-vite par des étu­diants en go­guette. La vente du can­na­bis, lé­gale dans quatre États (Co­lo­ra­do, Ore­gon, Wa­shing­ton et Ca­li­for­nie) a gé­né­ré un chiffre d'affaires de 6,5 mil­liards de dol­lars en 2016. Pas éton­nant donc que les cer­veaux de la Si­li­con Val­ley com­mencent à se tour­ner vers ce com­merce du “chill” en y ap­pli­quant la mé­thode “user friend­ly” : ils s'ap­prêtent à ex­plo­rer un nou­veau pa­ra­dis pas si ar­ti­fi­ciel que ça.

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