L’ani­ma­teur est go­go dan­cer !

Un ha­bi­tant de Du­cey, star des dis­co­thèques

La Gazette de la Manche - - La Une - Cé­line Mon­té­cot

Saint-Quen­tin- sur- leHomme. Il y a trois ans, la vie de Jim­my De­la­noë a pris un tour­nant. Le jeune homme de Saint-Quen­tin­sur-le-Homme a alors 20 ans.

Ani­ma­teur pé­ri­sco­laire dans une école de Mar­cey-les-Grèves la se­maine, il est un ha­bi­tué des boîtes de nuit le week-end. C’est dans celle de Poilley, au­jourd’hui le Mou­lin de Quin­cam­poix, qu’il fait une ren­contre qui a bou­le­ver­sé sa vie. « Un homme a vu que j’ai­mais bou­ger, dan­ser, avec les gens. Il était ca­me­ra­man de mé­tier et il m’a pro­po­sé de faire un essai au Why Not », se sou­vient Jim­my.

Le Why Not, dis­co­thèque de Flers, lui donne l’op­por­tu­ni­té de mon­trer ses ta­lents pour di­ver­tir, en­traî­ner et faire dan­ser le pu­blic. « J’étais dé­gui­sé, je de­vais sim­ple­ment dis­tri­buer des ca­deaux et dan­ser » , ra­conte le jeune

homme. Jim­my fait ses pre­miers pas de go­go dan­cer.

« Je leur ai plu. Et ça m’a plu aus­si. J’aime dan­ser, j’aime l’am­biance fes­tive, j’aime la mu­sique, j’aime le contact avec les gens. » Mais le Saint-Quen­ti­nais n’est pas un go­go dan­cer comme les autres. Pas de men­su­ra­tions de rêve et de corps bo­dy­buil­dé, Jim­my me­sure 1,33 m. « Ma taille, j’en ai fait une force. J’en joue. » C’est grâce à cette dif­fé­rence qu’il ar­pente les po­diums des clubs et fait dan­ser des mil­liers de per­sonnes. De quoi, es­père-t-il, « rendre ja­loux ceux qui se sont mo­qués de moi. À l’ado­les­cence, au col­lège, il y avait des mo­que­ries. Il y avait des re­gards sur moi. » Au­jourd’hui, cette nou­velle ac­ti­vi­té noc­turne, « c’est une re­con­nais­sance ».

Des shows par­tout en France et à l’étran­ger

Une re­con­nais­sance confir­mée il y a un peu plus d’un an lors­qu’une troupe pa­ri­sienne d’une quin­zaine d’ar­tistes le re­père. « On met le bor­del là où on passe ! », s’amuse Jim­my. Strip-tea­seuses, mas­cottes, dan­seuses… « Moi je suis dé­gui­sé en jo­ker de Bat­man, je vais dans le pu­blic, je danse, je crache le feu aus­si. »

Avec son per­son­nage de Lil’Jim, il s’est ren­du aux quatre coins de la France, en Es­pagne, en Bel­gique… « Il at­tire l’oeil par sa dif­fé­rence. Il est at­ten­dris­sant, ri­go­lo, il amène les gens à lui. Tout le monde l’adore », té­moigne son em­ployeur, DJ K, le concep­teur des soi­rées « ame­ri­can bor­der­line » et « salles gosses ».

Dans cette équipe, le rôle de Jim­my est de « mettre l’am­biance ». Plus qu’un rôle, une na­ture pour le jeune homme sal­tim­banque. « Il ne peut pas s’em­pê­cher de dan­ser, de faire le show en soi­rée », té­moigne un ami d’en­fance qui le sou­tient dans sa nou­velle ac­ti­vi­té. « J’adore ce qu’il fait, il s’éclate. Ça n’a pas été fa­cile pour lui quand il était plus jeune. Main­te­nant, il y a plus de res­pect envers lui. »

« Je n’ai ja­mais en­ten­du de mo­que­rie, confirme DJ K. Jim­my se donne en spec­tacle, il as­sume com­plè­te­ment sa dif­fé­rence, il s’est construit un per­son­nage et il a une forte per­son­na­li­té. Il est tel­le­ment cré­dible que les gens ne se moquent pas. Ils l’aiment pour ce qu’il est. »

« Ma taille, j’en ai fait une force » « Mon rôle est de mettre l’am­biance »

À 23 ans, Jim­my De­la­noë, alias Lil’Jim, est ani­ma­teur pé­ri­sco­laire le jour, et go­go dan­cer la nuit.

Jim­my De­la­noë a bien l’in­ten­tion de pour­suivre sa car­rière d’ar­tiste et, « pour­quoi pas, de­ve­nir ac­teur ».

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