« Le Plu est réa­li­sé en bonne par­tie »

Les pro­jets im­mo­bi­liers in­quiètent tou­jours cer­tains ha­bi­tants. Le maire as­sure qu’il n’y au­ra plus, dans l’ave­nir, « le même ni­veau de construc­tion, de fa­çon si­mul­ta­née. On est sur un pro­ces­sus qui tend à sta­bi­li­ser la po­pu­la­tion, tout en res­pec­tant nos

La Gazette du Val d'Oise - - Le Parisis - D.C.

Les pro­jets et chan­tiers im­mo­bi­liers conti­nuent de sus­ci­ter de l’in­quié­tude à Fran­con­ville.

Ici, c’est la construc­tion de 190 lo­ge­ments (dont 80 so­ciaux) sur le site de l’an­cienne usine des eaux Cris­ta­line, der­rière Ikea, qui a fait ré­agir des ri­ve­rains lors de l’en­quête pu­blique, qui dé­noncent le « bé­ton­nage ».

Ré­pondre à la « crise du lo­ge­ment »

Là, du 63 au 69 rue de la Sta­tion, c’est un par­ti­cu­lier qui s’in­surge face aux dé­mo­li­tions de mai­sons au pro­fit d’im­meubles. « J’ai créé mon site In­fos des­truc­tion mai­sons en meu­lière en 2013 après la dé­mo­li­tion d’une mai­son, chaus­sée Ju­lesCé­sar, pour un im­meuble, ex­plique Pas­cale, qui a pris le pseu­do de Pierre Meu­lières. Rue de la Sta­tion, cinq mai­sons sont dé­mo­lies pour faire 114 lo­ge­ments. Je suis triste et en co­lère. L’État et la loi Alur de­mandent aux maires de construire des lo­ge­ments près des gares, et toutes les villes sont confron­tées à ça, mais ici, on fait du zèle. On n’a plus de ter­rain dis­po­nible, alors on casse. C’est la fo­lie im­mo­bi­lière, ça ne s’ar­rête pas. ». Et de dé­non­cer « les pro­blèmes qui vont avec : plus de places dans les écoles sur­char­gées, les trains bon­dés, les em­bou­teillages et les par­kings. »

« On a une vé­ri­table crise du lo­ge­ment, et cette crise im­pose par la loi, des obli­ga­tions », ex­plique le maire (Lr) Xa­vier Mel­ki. Fran­con­ville, qui a 20 % de lo­ge­ments so­ciaux, ne paye pas de pé­na­li­té.

« La vraie dif­fi­cul­té, c’est de main­te­nir et de conte­nir un équi­libre entre les dif­fé­rents types de lo­ge­ments. Nous étions par­mi les pre­mières villes du dé­par­te­ment à faire un Plu. L’at­trac­ti­vi­té de la com­mune fait que des pro­grammes im­mo­bi­liers se sont dé­ve­lop­pés très ra­pi­de­ment. Au­jourd’hui, le Plu est réa­li­sé en bonne par­tie, même s’il per­met d’ac­cueillir en­core de nou­veaux Fran­con­vil­lois. Mais on n’au­ra plus le même ni­veau de construc­tion, de fa­çon si­mul­ta­née je veux dire. On est sur un pro­ces­sus qui tend à sta­bi­li­ser la po­pu­la­tion. On a construit en pro­té­geant les es­paces verts et le cadre de vie. C’est im­por­tant de res­ter une ville ac­cueillante pour les jeunes mé­nages qui sou­haitent s’ins­tal­ler à 15km de Pa­ris. En réa­li­té, la crainte porte sur le ni­veau de notre ca­pa­ci­té à ac­cueillir. Et ce ni­veau est tout à fait conforme : on agran­dit les écoles, on re­struc­ture les centres de loi­sirs, nos as­so­cia­tions sont tou­jours sou­te­nues. ».

Se­lon l’In­see, de­puis le 1er jan­vier 2018, la ville compte 34 920 ha­bi­tants, soit presque 2 000 ha­bi­tants de plus en cinq ans. « Il faut re­gar­der l’aug­men­ta­tion de­puis 1983, elle n’a pas été énorme, as­sure Xa­vier Mel­ki. Comme M. De­lattre l’avait dit et la ma­jo­ri­té avec, quand nous se­rons au chiffre de 3536 000, ce se­ra confor­table ».

Le chan­tier im­mo­bi­lier rue de la Sta­tion passe par des dé­mo­li­tions.

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