Can­cer du sein : du nou­veau dans le dé­pis­tage

Une consul­ta­tion, in­té­gra­le­ment prise en charge, per­met­tra d’in­for­mer et de sen­si­bi­li­ser au can­cer du sein les femmes âgées de 25 ans.

La Marne (Meaux) - - Santé Bien-être -

En France, dans l’Union eu­ro­péenne et aux Etats-Unis, le can­cer du sein re­pré­sente le can­cer le plus fré­quem­ment ren­con­tré. C’est la pre­mière cause de mor­ta­li­té par can­cer chez la femme, avec près de 12 000 dé­cès par an. Pour­tant, dé­pis­té à un stade pré­coce, il peut être gué­ri dans 9 cas sur 10. Un constat qui a pous­sé la mi­nistre de la San­té à ren­for­cer le dé­pis­tage du can­cer du sein pro­po­sé aux femmes. « La meilleure chance pour gué­rir du can­cer du sein, c’est le dé­pis­tage. Pour­tant, en­core trop peu de femmes ont re­cours au dé­pis­tage or­ga­ni­sé. C’est pour­quoi je veux que chaque femme de 25 ans bé­né­fi­cie d’une consul­ta­tion dé­diée et que chaque femme à 50 ans bé­né­fi­cie d’un sui­vi plus per­son­na­li­sé. Don­ner un nou­vel élan au dé­pis­tage du can­cer du sein pour mieux ga­ran­tir la san­té des femmes, c’est tout l’ob­jet de ce pro­gramme », ré­sume Ma­ri­sol Tou­raine.

Un sui­vi per­son­na­li­sé

Le gou­ver­ne­ment pro­pose aux femmes de 50 à 74 ans, un sui­vi per­son­na­li­sé im­pli­quant le mé­de­cin trai­tant. «A 50 ans, à l’âge d’en­trée dans le pro­gramme de dé­pis­tage or­ga­ni­sé du can­cer du sein, chaque femme se­ra in­vi­tée à consul­ter son mé­de­cin trai­tant ou son gy­né­co­logue pour un temps d’ac­com­pa­gne­ment dé­dié lors d’une consul­ta­tion », pré­cise le mi­nis­tère. Un li­vret d’in­for­ma­tion se­ra éga­le­ment trans­mis à 9 mil­lions de femmes. L’écho­gra­phie pres­crite si né­ces­saire en com­plé­ment de la mam­mo­gra­phie, se­ra réa­li­sée sans dé­pas­se­ment d’ho­no­raires à comp­ter de 1er jan­vier 2018.

Iden­ti­fier les fac­teurs de risque

Prise en charge à 100 % par l’As­su­rance ma­la­die dès le 1er jan­vier 2018, la consul­ta­tion pro­po­sée aux femmes de 25 ans, de­vrait éga­le­ment per­mettre de mieux iden­ti­fier les an­té­cé­dents fa­mi­liaux et les fac­teurs de risque. Ain­si, le mé­de­cin pour­ra ci­bler les femmes à risque et les orien­ter vers les spé­cia­listes adap­tés. « Il rap­pel­le­ra éga­le­ment les prin­ci­paux symp­tômes qui doivent ame­ner la femme à consul­ter un mé­de­cin et l’im­por­tance de lui si­gna­ler toute évo­lu­tion du contexte fa­mi­lial en termes de sur­ve­nue de can­cers fé­mi­nins, qui pour­rait faire évo­luer son ni­veau de risque » sou­ligne le mi­nis­tère.

APEI-Ac­tua­li­tés. Jo­han­na Am­se­lem

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