Lo­ge­ments so­ciaux, le coup de gueule du maire

La Marne (Meaux) - - La Une -

Lo­ge­ments so­ciaux, amé­na­ge­ment rou­tier, en­vi­ron­ne­ment… Régis Sa­ra­zin, maire de Nan­teuil et pre­mier vice-pré­sident de la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion du Pays de Meaux, s’est prê­té au jeu de l’in­ter­view de ren­trée.

Nan­teuil était en retard concer­nant le nombre de lo­ge­ments so­ciaux. Où en êtes-vous au­jourd’hui ?

Plu­sieurs pro­grammes im­mo­bi­liers sont en route et cer­tains se­ront même li­vrés très pro­chai­ne­ment. Nous avons choi­si de dif­fu­ser les lo­ge­ments so­ciaux dans toute la com­mune, cer­tains sont construits près de l’église, d’autres tout en haut de la rue du Châ­teau, et cer­tains par­mi les lo­ge­ments du fu­tur Clos du Ver­ger.

C’est une bonne nou­velle pour les Nan­teuillais qui ont du mal à se lo­ger ?

Oui et non à la fois. Les quo­tas d’at­tri­bu­tions de lo­ge­ments so­ciaux ré­ser­vés à la mai­rie sont un scan­dale ! Pre­nons l’exemple de l’im­meuble qui se construit près de l’église. Il est su­perbe, avec des bal­cons et une vue dé­ga­gée sur la val­lée. Sur les 16 ap­par­te­ments qu’il contient, nous n’avons la main que sur trois ap­par­te­ments pour y pla­cer des Nan­teuillais. Le reste des ap­par­te­ments se­ra at­tri­bué par la pré­fec­ture ! L’Etat nous oblige à construire des lo­ge­ments et des lo­ge­ments so­ciaux, mais nous ne sommes même pas maîtres de nos lo­ge­ments. Nous avons des fa­milles en dif­fi­cul­té, des mères seules ou des per­sonnes âgées qui ne de­mandent qu’à res­ter vivre à Nan­teuil et qu’on ne peut pla­cer. C’est scan­da­leux. J’en ai par­lé avec Jean-Fran­çois Pa­ri­gi (le dé­pu­té de la cir­cons­crip­tion, N.D.L.R.). On a juste le droit de construire des lo­ge­ments et les routes et les écoles qui vont avec. Il faut qu’on nous re­donne la main.

Vous évo­quez la rue du Châ­teau. Se­rat-elle bien­tôt mise en sens unique ?

Oui et ce se­ra fait avant le 15 dé­cembre. La dé­ci­sion nous a été confir­mée par le Conseil dé­par­te­men­tal à la fin de l’été.

Mal­gré les consignes de sé­cu­ri­té de Vi­gi­pi­rate, la fête de la Tarte en prunes au­ra-t-elle lieu ?

Oui bien sûr. Nous avons à nou­veau pré­sen­té notre plan sé­cu­ri­té aux ser­vices de la pré­fec­ture qui l’a va­li­dé. Comme l’an­née der­nière, la sé­cu­ri­té se­ra ren­for­cée et les en­trées sé­cu­ri­sées pour que la fête soit to­tale. Les ré­ser­va­tions pour la bro­cante sont presque pleines et les vi­si­teurs re­trou­ve­ront les grands clas­siques : dé­mons­tra­tions des clubs lo­caux, spec­tacles de rue, dé­am­bu­la­tions, mu­sique, et une grosse sur­prise dans le ciel de Nan­teuil.

Concer­nant votre dé­lé­ga­tion de vi­ce­pré­sident en charge du dé­ve­lop­pe­ment du­rable, quels sont les dos­siers chauds de la ren­trée ?

Il y a évi­dem­ment Ter­zéo. Avant toute chose, la priorité est de dé­pol­luer les lieux. Des études sont en cours. En­suite, nous au­rons des réunions avec la pré­fec­ture pour l’ave­nir du site. La sé­na­trice Ni­cole Bricq est dé­cé­dée cet été. Vous vou­liez évo­quer sa dis­pa­ri­tion.

Tout le monde s’accorde à dire que Ni­cole Bricq était une femme res­pec­tueuse et tra­vailleuse. Mais la ma­nière dont elle a dû mettre un terme à sa car­rière po­li­tique, c’est hon­teux. Après ce qu’il lui est ar­ri­vé, cer­tains doivent avoir du mal à se re­gar­der le ma­tin (Ni­cole Bricq avait re­non­cé à se pré­sen­ter aux sé­na­to­riales après des dis­sen­sions au sein de sa liste, N.D.L.R.).

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