En­core des couacs

Chauf­fage par géo­ther­mie à Meaux Des élèves et des lo­ca­taires qui ont froid. A peine re­mis en route, le chauf­fage par géo­ther­mie connaît des pannes. Pour les Mel­dois, des jours de ga­lère.

La Marne (Meaux) - - La Une - Maë­lys Dol­bois

Les tem­pé­ra­tures ex­té­rieures ont chu­té… et à l’in­té­rieur de cer­tains ap­par­te­ments de Meaux, il ne fai­sait pas plus chaud. Les lo­ca­taires sont pri­vés d’eau chaude et/ou de chauf­fage, pour cer­tains de­puis plu­sieurs jours. L’hi­ver n’est pas en­core ins­tal­lé que le ré­seau de cha­leur connaît dé­jà ses pre­mières pannes.

De­puis ven­dre­di 3 no­vembre, les lo­ca­taires de la tour Al­sace, dans le quar­tier A de Beau­val, doivent en­fi­ler des pulls sup­plé­men­taires pour te­nir toute la jour­née. Le chauf­fage ne fonc­tionne plus. Pas mieux du cô­té des ro­bi­nets qui ne dé­livrent plus d’eau chaude.

« De­puis ven­dre­di, il n’y a pra­ti­que­ment plus d’eau chaude et plus du tout de chauf­fage », confie, déses­pé­rée, cette ma­man de trois en­fants dont un bé­bé de trois mois. Elle a alors trou­vé un sys­tème D mais dan­ge­reux : « J’ouvre la porte du four que je mets en route pour chauf­fer l’ap­par­te­ment et mes en­fants dorment avec des pulls et des écharpes. » Pour dou­cher toute sa pe­tite fa­mille, il lui faut plus de trois heures, un vrai cal­vaire. « Je chauffe de l’eau à la cas­se­role mais ça prend beau­coup de temps. »

Une voi­sine a pas­sé son wee­kend à té­lé­pho­ner à la pla­te­forme de secours pour que les choses avancent mais en vain. « Tous les jours, ils nous disent qu’ils in­ter­viennent mais il fait 16 de­grés chez nous. On est obli­gé d’être avec des pulls et des cou­ver­tures toute la jour­née. Tous les ans, il y a des pe­tits dys­fonc­tion­ne­ments mais là, ça dure », ex­plique une lo­ca­taire de la tour Al­sace.

À bout de nerfs, les lo­ca­taires ont aler­té leur bailleur qui leur a in­di­qué « qu’ils fai­saient le né­ces­saire pour trouver la pièce ». « Tout le monde se ren­voie la balle, c’est in­ad­mis­sible », ajoute cette ha­bi­tante de la tour Al­sace.

De son cô­té, Pays de Meaux Ha­bi­tat af­firme faire le né­ces­saire : « Nous avons été aler­tés dès ven­dre­di par nos lo­ca­taires. Nous avons alors contac­té notre pres­ta­taire, Co­fe­ly, qui gère le ré­seau se­con­daire de la géo­ther­mie. Co­fe­ly a cher­ché la panne du­rant le week-end, mais sans suc­cès. Lun­di 6 no­vembre, nous avons trans­mis l’in­for­ma­tion à Co­riance, ges­tion­naire du ré­seau prin­ci­pal », ex­plique Claire Gi­rault, res­pon­sable de la com­mu­ni­ca­tion.

Co­riance a donc lan­cé les in­ves­ti­ga­tions. Après trois jours d’in­ves­ti­ga­tion, les tech­ni­ciens ont dé­tec­té la panne. Une pompe d’échan­geur a lâ­ché. « La pièce a été com­man­dée en ur­gence et est ar­ri­vée jeu­di 9 no­vembre », pour­suit Mme Gi­rault.

Il ne fait pas as­sez froid ?

Beau­val n’est pas le seul quar­tier de Meaux qui souffre de la ma­lé­dic­tion de la géo­ther­mie qui s’abat tous les ans dès les pre­miers coups de froid.

Dans les nou­velles ré­si­dences construites, il y a un an et de­mi, rue de Bon­neuil, les ha­bi­tants at­tendent tou­jours la mise en route du chauf­fage. « Le 4 oc­tobre, nous avons re­çu un cour­rier comme quoi le chauf­fage al­lait être re­mis en route… Mais on at­tend tou­jours », confie Samantha Robles, une lo­ca­taire. Avec 13 de­grés la nuit dans la chambre de ses deux en­fants, cette ma­man se sent im­puis­sante. « Avec mes voi­sins, on s’est équi­pé de pe­tits chauf­fages d’ap­point mais l’hi­ver ap­proche, nous sommes in­quiets car nous n’avons pas de ré­ponse, ra­conte Aurélie, ma­man de deux en­fants. En plus, on paye les convec­teurs d’ap­point et le chauf­fage (80 € par mois) que l’on n’a pas. »

Après avoir aler­té leur gar­dienne, les lo­ca­taires ont aver­ti le bailleur qui leur a don­né plu­sieurs ver­sions : « une fois il y avait un pro­blème tech­nique, une autre fois il ne fai­sait pas as­sez froid dans mon ap­par­te­ment pour que ça se dé­clenche. On m’a aus­si as­su­ré que ça al­lait fonc­tion­ner le len­de­main », dé­taille Samantha Robles. Lun­di ma­tin, son chauf­fage ne fonc­tion­nait tou­jours pas.

« Tout le monde se ren­voie la balle »

Samantha Robles at­tend tou­jours la mise en route du chauf­fage dans la nou­velle ré­si­dence rue de Bon­neuil, à Meaux.

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