Echan­ger une heure de mé­nage contre de l’aide aux de­voirs

La Marne (Meaux) - - Meaux - Pre­mière ren­contre des adhé­rents, ven­dre­di 24 no­vembre à 19 h 30

Connaître les plantes et sa­voir quand il faut se­mer ses lé­gumes, c’est pra­tique mais pas très utile quand vous avez be­soin… de chan­ger le joint du ro­bi­net de la cui­sine.

C’est pour­tant ce que pro­pose la nou­velle as­so­cia­tion Eco­temps briard. Cette nou­velle struc­ture met en re­la­tion des par­ti­cu­liers pour qu’ils échangent des ser­vices de la vie quo­ti­dienne. Au­cun échange d’ar­gent, tout se compte en heure. « Nous sommes ou­verts à tout le monde, des ly­céens aux re­trai­tés. Tout le monde a des com­pé­tences et des sa­voir-faire dont il est pos­sible de faire pro­fi­ter aux autres » ex­plique Isa­belle De­la­haye, la res­pon­sable de l’as­so­cia­tion mel­doise.

La struc­ture fonc­tionne grâce à une pla­te­forme in­ter­net sur la­quelle les adhé­rents peuvent ins­crire ce qu’ils pro­posent de faire ou d’en­sei­gner aux autres. Et à l’in­verse, les adhé­rents en de­mande d’un ser­vice peuvent y ins­crire leurs be­soins.

Mais les re­la­tions ne res­te­ront pas que vir­tuelles. Tous les 3e mer­cre­dis du mois, le col­lec­tif se re­trou­ve­ra au centre mu­ni­ci­pal Louis-Braille de 17 h à 19 h, et chaque pre­mier lun­di du mois, de 14 h à 16 h. « Pour les per­sonnes qui n’ont pas in­ter­net, elles pour­ront s’ins­crire lors de ces per­ma­nences ».

Le col­lec­tif se veut une al­ter­na­tive à la so­cié­té de con­som­ma­tion, un moyen pra­tique « d’ache­ter » des ser­vices quand on n’en a pas les moyens.

« Ac­tuel­le­ment, nous avons des de­mandes pour par­ler man­da­rin, pour se rendre à un ren­dez-vous mé­di­cal, pour créer sa mes­sa­ge­rie élec­tro­nique, pour une aide à l’écri­ture d’un livre, pour de l’aide aux de­voirs ou pour ap­prendre à cui­si­ner des plats sans gluten » pré­sente la res­pon­sable. La pa­lette de ser­vices à pro­po­ser est in­fi­nie et dé­pen­dra des com­pé­tences et des vo­lon­tés des adhé­rents. Seule contrainte : un pro­fes­sion­nel en exer­cice ne peut pas pro­po­ser ses ser­vices dans son do­maine de com­pé­tence.

Quant aux four­ni­tures né­ces­saires à la réa­li­sa­tion de ce ser­vice, par exemple, le joint du ro­bi­net ou le car­bu­rant pour vous ac­com­pa­gner faire des courses, elles sont à la charge du demandeur.

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