Dé­gus­ta­tion de haut vol sur Air France

Cinq vins tes­tés en vol sur un long-cour­rier Air France. In­té­res­sant.

La Revue du Vin de France - - SOMMAIRE - Oli­vier Poels

Tan­dis que notre avion croise à 10 000 mètres d’al­ti­tude, un ballet s’or­ga­nise dans la ca­bine. Notre idée : confron­ter une sé­rie de vins aux condi­tions de vol et ten­ter de déf­nir les in­fuences de ces der­nières sur la per­cep­tion des crus. Pres­sion, sé­che­resse de l’air, tem­pé­ra­ture et en­vi­ron­ne­ment so­nore, au­tant d’élé­ments per­tur­bant nos sens. En al­ti­tude, la pres­sion équi­vaut à celle res­sen­tie à 2 200 mètres en mon­tagne. L’air, conti­nuel­le­ment re­nou­ve­lé, afche une hy­gro­mé­trie d’en­vi­ron 5 %.

Bulle sous pres­sion

La dé­gus­ta­tion dé­bute avec un cham­pagne Bille­cart-Sal­mon 2000. Goû­té au sol, il af­fi­chait quelques signes d’évo­lu­tion (notes beur­rées). À bord, la pres­sion pa­raît re­vi­go­rer l’efer­ves­cence ; le cham­pagne se montre plus ner­veux, plus frais. Suit un côtes-de-pro­vence ro­sé du do­maine Saint-An­dré-deFi­guière, cu­vée dé­li­cate ex­pri­mant une belle fraî­cheur. Son fruit cro­quant est bien­ve­nu dans l’en­vi­ron­ne­ment sec et cli­ma­ti­sé.

Les dif­fé­rences de per­cep­tion sur les blancs tes­tés, dont le ries­ling Schloss­berg 2010 de Blanck, sont moins criantes. Les vins conservent une belle déf­ni­tion. Les rouges donnent des ré­sul­tats plus contras­tés. Gruaud La­rose 2008 est plus com­pri­mé, ses ta­nins plus mar­qués fai­sant res­sor­tir le bois. Ce vin se dé­gus­tait mieux au sol. Idem pour le vol­nay de chez Bois­set, un brin dur­ci en ca­bine. À l’in­verse, un vin­sobres de Perrin ar­bo­rait un frui­té bien plus écla­tant et sa­vou­reux. Mais voi­là le si­gnal de la des­cente, et la fn du test…

Les char­mantes h™tesses d’Air France ont une grande ex­pé­rience du ser­vice des vins.

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