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La Revue du Vin de France - - LE CARNET D'ADRESSES -

C’est une “Fried­li” » , plai­sante Pa­trick Fried­li, en mon­trant sa Bugatti 44 grise, à Beaune. Un clin d’oeil aux an­nées 20-30 où on pou­vait ache­ter ces voi­tures sous la forme d’un châs­sis-mo­teur pour les “ha­biller” en­suite chez un grand car­ros­sier. « Moi, j’ai “re­con­çu” une 44 afin de lui ra­jou­ter une vieille malle en cuir de Bugatti, pour voya­ger avec plus de ba­gages. » En Aus­tra­lie et en Nouvelle-Zé­lande où il a rou­lé 7 000 km l’hiver der­nier, la Bour­gogne n’était pas loin. Car sa malle, avec gla­cière, conte­nait des bou­teilles de son do­maine de Bap­tault et des verres à pied ! Fon­du d’an­ciennes, cet ex-in­gé­nieur BTP l’a tou­jours été : à 19 ans, il avait ra­che­té pour s’amu­ser un ca­mion de pom­piers De­la­haye de 1936. Et ha­bi­tant Mol­sheim, ber­ceau des usines Bugatti, il a cra­qué en 1981 : « À 31 ans, j’ai em­prun­té pour m’ache­ter une pe­tite Bres­cia tor­pe­do rouge de 1922, la seule dans mes moyens. » De­puis, la col­lec­tion s’est agran­die. De la plus lente, une voi­tu­rette élec­trique avec la­quelle Bugatti se dé­pla­çait à 20 km/h dans son usine, aux plus ra­pides et lé­gères, T13,T37 et T51 (2,3 l, 8 cy­lindres en ligne à com­pres­seur de 160 ch ta­qui­nant les 200 km/h) avec les­quelles il a sillon­né les grands cir­cuits. « Mais si je de­vais me sé­pa­rer de ma col­lec­tion, j’en gar­de­rais deux : ma pre­mière et…mon ca­mion de pom­piers ! »

Pa­trick Fried­li, dans son do­maine de Bap­tault, à Beaune, pré­sente ses Bugatti, comme la Bres­cia (à gauche) et la 44, agré­men­tée d’une gla­cière pour ac­cueillir les bou­teilles de sa pro­duc­tion !

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