MONTS ET MER­VEILLES À SAN­CERRE

Non loin de la Loire, naissent par­mi les plus beaux sau­vi­gnons blancs du monde. Le vi­gnoble dé­voile toute sa ri­chesse au fil de villages qui ra­vi­ront les hé­do­nistes.

La Revue du Vin de France - - EN­VIES - Texte et pho­tos de Tho­mas Bra­vo-Ma­za

Au­pa­ra­dis­des­grand­svinsde France, San­cerre oc­cupe une place de choix. L’ap­pel­la­tion (2 770 hec­tares ; 300 vi­gne­rons) est l’une des plus connues au monde – ex­por­tée dans plus de 100 pays. C’est l’une des plus ac­ces­sibles, car sa géo­lo­gie est com­pré­hen­sible par les néo­phytes. L’ab­bé Pou­pard, cu­ré de San­cerre, dé­cri­vait les sols du San­cer­rois dans son His­toire de la ville de San­cerre (1777) : « Il n’y a peut-être pas de ter­roir plus cou­pé et plus dif­fé­ren­cié que ce­lui des mon­tagnes du San­cer­rois. Les ra­vins, qui y sont mul­ti­pliés, offrent par­tout des veines de terres dif­fé­rentes » .

À deux heures de Pa­ris ou de Tours, la des­ti­na­tion est idéale pour par­tir entre amis ou en fa­mille. Vue du ciel, la géo­mé­trie du vi­gnoble tient de l’oeuvre d’art avec le style arach­néen de ses sau­vi­gnons blancs et ses pi­nots noirs. Nous vous in­vi­tons à l’ad­mi­rer en ULM avec l’ins­truc­teur Alain Feuillette (06 79 78 38 74) de­puis la base de Beau­lieu (110 € les 40 mn).

La vi­site de la Mai­son des San­cerre, au coeur de la vieille ville dans une su­perbe bâ­tisse du XIVe siècle, est in­con­tour­nable. Sur plus de 350 m2, un plan en 4D ani­mé pré­sente l’his­toire du ter­roir sur 150 mil­lions d’an­nées. Puis par­tez pour les plus beaux ar­pents du vi­gnoble au fil du cir­cuit 1, pé­destre et ac­ces­sible à tous. Le cir­cuit 2 mêle la dé­cou­verte du vi­gnoble à celle du pa­tri­moine, de San­cerre à Bourges. L’oc­ca­sion de “grap­pe­ter” (grap­piller en ber­ri­chon) de beaux fla­cons ex­pri­mant tout l’es­prit mi­né­ral de ces sols ju­ras­siques de caillottes, de marnes kim­mé­rid­giennes ou d’ar­giles à si­lex.

« Le san­cerre est à l’homme ce que l’homme est à celle qui s’en sert ». Ce mot de Pierre Dac n’est pas sans rap­pe­ler un autre hu­mo­riste, Ray­mond De­vos, fou de san­cerre rouge. Ces pi­nots noirs sont en plein re­nou­veau de­puis dix mil­lé­simes. À eux seuls, ils mé­ritent le voyage.

PAR­MI LES RU­BIS DE LA LOIRE La Cu­vée Pres­tige 1997 du do­maine Lu­cien Cro­chet est un digne re­pré­sen­tant du ter­roir.

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