Elle donne de l’éclat aux blancs

La Revue du Vin de France - - PRATIQUE - Le fruit s’y épa­nouit

Leh­mann Glass ap­par­tient à la Ver­re­rie de la Marne, une so­cié­té qui tra­vaille avec des mai­sons cham­pe­noises voi­sines et Phi­lippe Ja­messe, chef som­me­lier du res­tau­rant étoi­lé Les Crayères, à Reims. C’est aus­si la marque de verres et ca­rafes dis­tri­buées en France chez Ni­co­las.

Mal­gré sa prise en main un peu dé­li­cate, la gamme OE­no­must offre un de­si­gn convain­cant. Le meilleur som­me­lier du monde 2010, Gé­rard Bas­set, s’est beau­coup in­ves­ti dans le dé­ve­lop­pe­ment de ces mo­dèles. Le fa­bri­cant a su mettre sa créa­ti­vi­té au ser­vice de la tech­ni­ci­té.

Par­mi les vins rouges ca­ra­fés, seul le bour­gogne a dé­ve­lop­pé une belle ex­pres­sion fruitée. En bouche, le vin d’Al­bert Bi­chot a ga­gné en ron­deur et son tou­cher de­vient très agréable après quelques mi­nutes pas­sées en ca­rafe. C’est loin d’être le cas pour le sau­mur-cham­pi­gny. Au nez, la ré­duc­tion a du mal à se dis­si­per et en bouche, les ta­nins sont en­core as­sé­chants. Le saint-mont ap­pa­raît un brin cha­leu­reux.

Quant aux blancs, ils ex­priment éclat et bel équi­libre en bouche. Le Mal­herbe s’est ou­vert dans un re­gistre de fe­nouil et d’in­fu­sion, ses notes fer­men­taires ont ra­pi­de­ment dis­pa­ru. Le mus­cat a lui aus­si trou­vé sa voie dans un re­gistre très flo­ral, avec une struc­ture as­su­mée mais tou­jours dans un équi­libre dé­li­cat.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.