Elle n’aime que le bour­gogne

La Revue du Vin de France - - PRATIQUE - Le de­si­gn au dé­tri­ment des vins

Maxi­mi­lian J. Riedel re­pré­sente la 11e gé­né­ra­tion à la tête de l’en­tre­prise au­tri­chienne Riedel, pro­duc­trice de verres en cris­tal de­puis 250 ans. Même si les formes les plus folles ont été osées par cette mai­son au­da­cieuse, il est tou­jours agréable de ser­vir le vin avec l’une de leurs ca­rafes. La fa­mille Riedel ex­prime sa créa­ti­vi­té dans une large gamme de mo­dèles.

Con­trai­re­ment aux sé­ries de verres mai­son conçues pour tous les types de vins (ca­ber­net, pi­not noir, cham­pagne…), où chaque vin trou­ve­ra son conte­nant idéal, les ca­rafes sont da­van­tage axées sur l’es­thé­tisme et au­cune pré­co­ni­sa­tion n’est don­née pour le type de vins à ca­ra­fer. Avec la Cor­net­to Single, la cou­leur des vins ser­vis pa­raît plus dense et pro­fonde. Une im­pres­sion cer­tai­ne­ment due à la forme de la ca­rafe.

Mais le de­si­gn ne fait pas tout. Après trente mi­nutes dans la Cor­net­to, les deux vins blancs n’ont pas per­du leur as­pect fer­men­taire et leur fi­nale res­pec­tive de­meure mar­quée par une cer­taine amer­tume. Le mus­cat prend des notes vé­gé­tales qui dé­tonent avec la per­son­na­li­té du vin.

Le seul vin rouge qui ré­agisse bien dans cette ca­rafe est le hautes-côtes-de-nuits. Il se ré­vèle suave et onc­tueux et ap­pa­raît sous son meilleur jour. Les deux autres vins pa­raissent dés­équi­li­brés, nous pei­nons à les re­con­naître lors de la dé­gus­ta­tion. Le sau­mur-cham­pi­gny d’An­toine San­zay est très fer­mé au nez et la bouche est ri­gide. Dé­ce­vant !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.