Chan­tal Tho­mass des­sine la bou­teille de vin co­quine

Chan­tal Tho­mass vient de créer une sé­rie de bou­teilles à double rang de perle pour le ver­rier Ve­ral­lia. Une nou­velle vie pour un conte­nant long­temps trans­parent ?

La Revue du Vin de France - - ACTUALITÉS - Char­lotte Stone

Chan­tal Tho­mass a dé­lais­sé quelque temps les des­sous chic pour… une bou­teille de vin. Mais pas n’im­porte la­quelle : Ma­lice, de la gamme Se­lec­tive Line, si­gna­ture haut de gamme du ver­rier Ve­ral­lia. Osé !

La créa­trice de mode a en ef­fet taillé son crayon pour, pré­cise-t-elle, « des­si­ner une jo­lie bou­teille que l’on n’au­ra pas en­vie de je­ter » . Le pro­jet a dé­mar­ré (len­te­ment) en 2014. Et, après quelques voyages dans l’usine Ve­ral­lia d’Al­bi pour vé­ri­fier les gra­vures des moules et peau­fi­ner la fa­bri­ca­tion, Ma­lice est dé­sor­mais prête à sé­duire les vi­ti­cul­teurs.

Baie des Perles

Pre­mier à avoir suc­com­bé, le Lan­gue­do­cien Gé­rard Ber­trand, aus­si sen­sible au conte­nu qu’au conte­nant. N’a-t-il pas lan­cé Côte des Roses dans des bou­teilles dont le “cul” est en forme de rose épa­nouie ? Gé­rard Ber­trand a choi­si un pre­mier mo­dèle si­gné par la brune sty­liste. Il l’a rem­pli d’un lan­gue­doc blanc vi­ni­fié à par­tir de gre­nache, ver­men­ti­no et clai­rette qu’il a bap­ti­sé Baie des Perles. « La Baie des Perles s’étend de l’étang de Thau à Leu­cate, une ré­gion re­con­nue pour ses huîtres et son vi­gnoble » , dé­taille le vi­ti­cul­teur. Un col­lier à double rang de perles s’est in­vi­té sur les épaules char­nues de la bou­teille Ma­lice (voir ci­contre). Ce vin “bi­jou­té” était en vente chez Mo­no­prix au mo­ment des fêtes de Noël. Gé­rard Ber­trand a pré­emp­té un autre mo­dèle de bou­teille or­né cette fois-ci d’un sage col Clau­dine et de bou­tons le long de son dos.

Gros bon­net

Pe r l e s , col Clau­dine, bou­tons de nacre, noeuds pa­pillon, mo­tif ca­pi­ton­né… On re­con­naît le coup de crayon de Chan­tal Tho­mass d’un simple coup d’oeil. « Mon style est fait de fé­mi­ni­té, de sé­duc­tion et de li­ber­té » , dé­taille la créa­trice qui a sou­vent prê­té son ta­lent co­quin pour des édi­tions li­mi­tées de grandes marques : ca­nettes de Co­ca-Co­la Light, su­crettes Can­de­rel, pou­pées Bar­bie, etc.

La bou­teille Ma­lice et ses mul­tiples mo­tifs « ont vo­ca­tion à du­rer » , as­sure Ca­the­rine Des­cour­tieux. La di­rec­trice com­mer­ciale et mar­ke­ting de Se­lec­tive Line songe dé­jà à en­ri­chir sa gamme de bou­teilles avec celles tout juste des­si­nées par un autre de­si­gner.

Et d’autres noms de créa­teurs sont dé­jà pres­sen­tis pour ai­der la bou­teille à de­ve­nir plus qu’un conte­nant lamb­da : un ob­jet de de­si­gn, vec­teur de com­mu­ni­ca­tion. L’idée d’un gros bon­net de la lin­ge­rie était en tout cas riche pour dé­mar­rer une telle aven­ture.

Chan­tal Tho­mass : une ini­tia­tive cu­lot­tée.

Gé­rard Ber­trand a cra­qué pour la bou­teille Ma­lice.

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