DO­MAINE OS­TER­TAG - BIO AN­DRÉ ET AR­THUR OS­TER­TAG (EPFIG)

La Revue du Vin de France - - DÉGUSTATION -

Est-il be­soin de pré­sen­ter An­dré Os­ter­tag ? Lo­co­mo­tive al­sa­cienne pro­pul­sée à vive al­lure sur la voie de l’ex­cel­lence, il fut l’un des pre­miers, au tour­nant des an­nées 80, à prendre toute la me­sure des ter­roirs du Muenchberg. Dif­fi­cile au dé­but de na­ger à contre-cou­rant. So­li­taire, An­dré pui­sa son ins­pi­ra­tion dans la force des écrits de Stei­ner pour en­gen­drer une li­gnée de cu­vées ins­pi­rées. « Le vin est la forme la plus abou­tie de mon lan­gage » , concède le vi­gne­ron-poète.

Ex­pé­ri­men­tant toutes les voies d’ex­pres­sion de la vigne et de la cave, sul­fi­tant peu, ne fil­trant pas, il put fran­chir toutes les li­mites, ex­plo­rer tous les ex­cès et trou­ver sa propre échelle d’équi­libre. Ses Muenchberg sont au-des­sus du lot, éti­rés par de fines aci­di­tés qui trouvent tou­jours l’équi­libre im­pa­rable. Des vins de grande pé­né­tra­tion, vi­brants et lu­mi­neux.

Le est une le­çon d’équi­libre, de ten­sion et de gran­deur d’âme. La garde est in­fer­nale, en té­moigne cet épous­tou­flant ries­ling 1995 com­plexe et brillant et cette miel­lée, exo­tique, in­tense. Cô­té pi­not gris, le

voit loin de­vant ; s’il suit le 1996 qui truffe ma­gni­fi­que­ment, c’est ga­gné. Son fils Ar­thur l’a re­joint, prêt lui aus­si à s’em­pa­rer des clés de la cave, à ma­nier le risque et à ré­in­tro­duire le che­val que ma­niait son grand-père. Il de­vra d’abord se conten­ter de mou­tons et pa­tien­ter sur sa jeunesse !

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