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La Revue du Vin de France - - PLANÈTE VIN -

out a chan­gé en Bre­tagne, hors les vagues qui changent tou­jours » , écrit Cha­teau­briand dans Vie de Ran­cé. Une phrase qui se vé­ri­fie sans cesse. Trois étoiles Mi­che­lin en 2006, La Mai­son de Bri­court d’Oli­vier Roel­lin­ger a fer­mé ses portes en 2008. Il n’y a plus de tables nap­pées dans la vé­ran­da qui donne sur le jar­din et plus de ca­nards qui bar­botent dans la mare. C’est au res­tau­rant Le Co­quillage, sur la route du Mont Saint-Mi­chel, que se per­pé­tue dé­sor­mais l’aven­ture. Hu­go Roel­lin­ger, le fils du chef, vient d’y en­trer comme se­cond. Et la carte des vins est tou­jours aus­si belle.

« Nous avons dé­mar­ré avec Bru­no Schuel­ler, Pa­trick Meyer, Do­mi­nique De­rain, Claude Cour­tois et Pierre Over­noy. Nous ne les avons ja­mais lâ­chés » , ex­plique le cui­si­nier bre­ton lors­qu’on l’in­ter­roge sur sa cave pleine de vins vi­vants pro­duits par des ar­ti­sans dé­li­cats comme des pê­cheurs de perles et cou­ra­geux comme des fu­nam­bules. Ce­la s’est vu à l’étran­ger, no­tam­ment en Espagne, à El Bul­li à Roses, à El Cel­ler de Can Ro­ca chez les frères Ro­ca à Gé­rone, à la Vil­la Más à Sant Fe­liu de Guíxols. Mais c’est plu­tôt rare dans les res­tau­rants gas­tro­no­miques fran­çais. Quand ils ont des vins qui sortent de l’or­di­naire, les som­me­liers des grandes mai­sons ont même ten­dance à les dé­con­seiller aux clients. Un jour, l’échan­son d’un trois étoiles pa­ri­sien a ain­si ten­té de me dis­sua­der de boire un meur­sault 1er cru Les Per­rières 2006 de JeanMarc Rou­lot qu’il ju­geait oxy­da­tif…

C’est une mésa­ven­ture qui ne risque pas de se pro­duire chez Oli­vier Roel­lin­ger.

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