« low cost », ce n’est qu’un dé­but…

La Tribune Hebdomadaire - - L’ÉVÉNEMENT - C.L.

4

Banques la ré­vo­lu­tion est en ligne

S’il est un do­maine où les clients n’ont a prio­ri guère en­vie de « low cost », c’est ce­lui de la banque. Et pour­tant ! Entre 2 et 3 mil­lions de Fran­çais sont au­jourd’hui clients d’une banque 100 % en ligne, comme For­tu­néo, Bour­so­ra­ma Banque, Bfor­Bank, Mo­na­banq ou en­core ING Di­rect. Ce­la ne re­pré­sente pas moins de 2,5% du mar­ché de la banque de dé­tail en France.

Nul doute que cette pro­por­tion va en­core grim­per, se­lon un sondage réa­li­sé l’an der­nier par De­loitte et Har­ris In­te­rac­tive. Au cha­pitre de la sa­tis­fac­tion clien­tèle, les banques en ligne – ou di­rectes – ar­rivent en pre­mière po­si­tion, avec une note moyenne de 14,1 sur 20, su­pé­rieure de 2,4 points à celle des éta­blis­se­ments tra­di­tion­nels. Qu’il s’agisse de fia­bi­li­té, de trans­pa­rence, d’in­té­rêt por­té au client et même d’écoute – alors que, par dé­fi­ni­tion, elles ne dis­posent pas d’agences –, les banques en ligne sont bien mieux no­tées que leurs concur­rentes tra­di­tion­nelles. « La pro­messe client des banques di­rectes est connue, simple et li­sible » , ex­plique De­loitte.

La pro­messe, c’est d’abord celle de ta­rifs très in­fé­rieurs, grâce à l’ab­sence des coûts en­gen­drés par un ré­seau d’agences « en dur. » Ce qui per­met no­tam­ment de pro­po­ser des cartes ban­caires gra­tuites, et de ré­duire à zé­ro les frais de garde des comptes-titres. Ain­si, un pe­tit consom­ma­teur de ser­vices ban­caires dé­bour­se­ra 25,40 eu­ros par an seule­ment dans une banque en ligne, contre 63,54 eu­ros au sein d’une banque clas­sique, d’après le pal­ma­rès des ta­rifs ban­caires pu­blié en 2012 par l’as­so­cia­tion de consom­ma­teurs CLCV (Consom­ma­tion, lo­ge­ment et cadre de vie) et le ma­ga­zine Mieux vivre votre ar­gent. Idem pour un couple uti­li­sant plu­sieurs ser­vices (98 eu­ros au lieu de… 216,66 eu­ros) et pour les gros consom­ma­teurs de ser­vices ban­caires, tels que les bour­si­co­teurs, (349 eu­ros contre 542 eu­ros).

Certes, l’offre des banques en ligne de­meure li­mi­tée à des ser­vices cou­rants. Pour l’ins­tant. Bour­so­ra­ma Banque pro­pose dé­jà des cré­dits im­mo­bi­liers. Bat­tant en brèche l’ar­gu­ment des banques tra­di­tion­nelles, se­lon le­quel le client a be­soin de voir son conseiller en chair et en os pour les « grands évé­ne­ments de sa vie. » En réa­li­té, le client, de­ve­nu très fa­mi­lier, voire « ac­cro », d’In­ter­net, est de plus en plus au­to­nome. Et ce­la ne fe­ra que s’ac­cen­tuer avec l’ar­ri­vée à l’âge adulte de la fa­meuse gé­né­ra­tion Y.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.