LE TOU­LOU­SAIN HUB­WARE LEVE 1,4 MIL­LION POUR AMELIORER SA SO­LU­TION DE SER­VICE CLIENTELE IN­TEL­LI­GENT

La Tribune Toulouse (Edition Quotidienne) - - TOULOUSE - BRYAN FAHAM

La star­tup tou­lou­saine Hub­ware vient de conclure une le­vée de fonds de 1,4 mil­lion d'eu­ros. Ce mon­tant va lui per­mettre d'amé­lio­rer sa so­lu­tion d'as­sis­tant pro­fes­sion­nel in­tel­li­gent qui au­to­ma­tisent les ré­ponses des ser­vices clients d'en­tre­prises. La so­cié­té es­père par la suite at­teindre le cap d'une tren­taine de clients.

Alors que les grandes en­tre­prises font sou­vent ap­pel à des so­cié­tés ba­sées à l'étran­ger pour gé­rer leurs ser­vices clien­tèle, la star­tup tou­lou­saine Hub­ware dé­ve­loppe de­puis plus de deux ans un as­sis­tant pro­fes­sion­nel in­tel­li­gent pour ai­der les conseillers clien­tèles dans leurs ré­ponses.

"Très sou­vent, le ser­vice client re­çoit les mêmes ques­tions. Hub­ware a développé un ou­til qui aide le conseiller à iden­ti­fier plus ra­pi­de­ment le pro­blème du client et à trou­ver plus ra­pi­de­ment les in­for­ma­tions qui vont lui per­mettre de ré­pondre. Il peut aus­si ré­pondre au­to­ma­ti­que­ment dans cer­tains cas, no­tam­ment sur les mails. L'en­tre­prise choi­sit les ré­ponses qu'elle veut au­to­ma­ti­ser" ex­plique Alexis La­porte, co-fon­da­teur d'Hub­ware.

Une pre­mière ver­sion a été mise en ser­vice en août 2016 et s'amé­liore de­puis grâce au "mac­hine lear­ning", l'ap­pren­tis­sage au­to­ma­tique. "Le lo­gi­ciel ob­serve ce que ré­pond le conseiller pour ap­prendre lui-même les ré­ponses à pré­dire", pré­cise le di­ri­geant.

30% DE GAIN DE TEMPS POUR LES CONSEILLERS

Cette in­no­va­tion est prin­ci­pa­le­ment adap­tée pour les en­tre­prises pré­sentes sur le web. Ain­si, par­mi les clients d'Hub­ware, il y a sur­tout des sites de e-com­merce comme Beau­téP­ri­vée, Bri­co­pri­vé, Pri­va­teS­portS­hop, ou en­core le Slip Fran­çais, mais aus­si la banque Ni­ckel. Pour cette der­nière, 40% des mails ré­pon­dant aux ques­tions de clients sont gé­né­rés au­to­ma­ti­que­ment d'après la star­tup tou­lou­saine.

Par consé­quent, Alexis La­porte es­time que cette so­lu­tion fait ga­gner en moyenne 30% de temps aux conseillers qui uti­lisent le lo­gi­ciel Hub­ware. Avec ce sys­tème, le di­ri­geant sou­ligne éga­le­ment que les conseillers peuvent être for­més plus ra­pi­de­ment.

"Ils ar­rivent à prendre en main le fonc­tion­ne­ment du ser­vice client en quelques jours seule­ment, au lieu de quelques se­maines, puis­qu'ils sont ai­dés par l'as­sis­tant pro­fes­sion­nel".

UNE PRE­MIÈRE IDÉE QUI N'A PAS CONVAIN­CU

Mais ce pro­duit est bien dif­fé­rent de ce­lui sur le­quel avait plan­ché les quatre as­so­ciés à la créa­tion d'Hub­ware en avril 2016. Ils avaient l'idée de pla­cer un code sur les pro­duits don­nant un ac­cès nu­mé­rique di­rect à l'as­sis­tance clien­tèle. Mais ce pro­jet n'a pas convain­cu le pre­mier client dé­mar­ché, Bri­co­pri­vé, qui vou­lait sur­tout amé­lio­rer son ser­vice client.

"Ce qui in­té­res­sé vrai­ment l'en­tre­prise c'était la pos­si­bi­li­té de ré­pondre au­to­ma­ti­que­ment aux ques­tions. Ils nous ont de­man­dé de faire un pro­to­type de ro­bot pou­vant ré­pondre aux ques­tions concer­nant le sui­vi de com­mande et le re­tour de com­mande. C'est ce qui nous a mis sur la voie", se sou­vient le co-fon­da­teur .

L'idée de dé­part reste ce­pen­dant "dans les car­tons", sou­rit Alexis La­porte.

L'EN­TRE­PRISE EST PAS­SÉE PAR L'INCUBATEUR PA­RI­SIEN LA STA­TION F

Néan­moins, afin de pour­suivre le dé­ve­lop­pe­ment de sa so­lu­tion au­to­nome, la star­tup a an­non­cé au dé­but du mois d'oc­tobre une le­vée de fonds d'un mon­tant de 1,4 mil­lion d'eu­ros, no­tam­ment au­près du fonds d'in­ves­tis­se­ment Side Ca­pi­tal. Hub­ware, qui ne com­mu­nique pas son chiffre d'af­faires, compte ain­si dou­bler son nombre de clients pour en at­teindre une tren­taine avec cet in­ves­tis­se­ment.

Avant cette pre­mière le­vée de fonds, la star­tup de douze sa­la­riés (sur­tout des in­gé­nieurs et des scien­ti­fiques de la da­ta) a bé­né­fi­cier de 30 000 eu­ros de BPI France. Elle a aus­si eu l'ac­com­pa­gne­ment de At Home à Tou­louse, Oi­kos et Le vil­lage by CA où elle est ins­tal­lée dans la Ville rose. Du cô­té de la ca­pi­tale, elle est pas­sée no­tam­ment par la Sta­tion F, avant de re­joindre ce mois-ci l'an­tenne pa­ri­sienne du vil­lage by CA éga­le­ment.

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