Res­tau­rant, la­ve­rie et coif­feur so­li­daires ouvrent aux Mu­si­ciens

L’as­so­cia­tion Les Mu­reaux De­bout vient d’ou­vrir un nou­veau lieu de vie aux Mu­si­ciens. On y trouve un res­tau­rant, une la­ve­rie et un coif­feur so­li­daires à bas prix pour dé­pan­ner les ha­bi­tants.

Le Courrier de Mantes - - Les Mureaux -

« C’est ori­gi­nal, on est peut-être les pre­miers en

France à faire ça », ose Sa­ber, jeune tren­te­naire, ha­bi­tant du quar­tier des Mu­si­ciens de­puis tou­jours.

Avec plu­sieurs amis de l’as­so­cia­tion Les Mu­reaux De­bout (LMD), ils ont ré­cem­ment inau­gu­ré leur nou­veau lo­cal de 212 m2 au 9, rue Blé­riot. A l’in­té­rieur, on trouve un res­tau­rant, une la­ve­rie, un coif­feur… Le tout fonc­tionne avec des bé­né­voles et sans sub­ven­tion. Les prix pra­ti­qués sont mo­diques et aident au fonc­tion­ne­ment du lo­cal et de l’as­so­cia­tion. « On a vou­lu créer un lieu de vie et de so­li­da­ri­té. Le quar­tier ne bou­geait plus trop et ici on pour­suit l’ob­jec­tif de l’as­so­cia­tion : l’aide aux lo­ca­taires. On peut ve­nir man­ger pour pas trop cher, la­ver son linge si la ma­chine tombe en panne ou sim­ple­ment dis­cu­ter, échan­ger », ex­pliquent Sa­ber et Fé­lix, pré­sident de l’as­so­cia­tion. Ef­fec­ti­ve­ment, pour 6,50 € on peut la­ver son linge et le sé­cher sans avoir à avan­cer la les­sive four­nie par LMD. Pour 5 €, on dé­guste sur place ou à em­por­ter un ap­pé­tis­sant plat de thie­bou yapp (riz à la viande, spé­cia­li­té sé­né­ga­laise). Et cô­té coif­fure, il fau­dra dé­bour­ser seule­ment 8 € pour une coupe.

Mé­lange des gé­né­ra­tions

Dans le lo­cal, la bonne ambiance règne du res­tau­rant au sa­lon de coif­fure.

Plu­sieurs gé­né­ra­tions se mé­langent

et les ha­bi­tants cu­rieux conti­nuent de ve­nir voir le concept éton­nant de l’as­so­cia­tion. « Fran­che­ment les gars,

fé­li­ci­ta­tions », lâche un voi­sin, ve­nu pour la pre­mière fois en voyant la ran­gée de lave-linge flam­bant neufs loués par LMD.

« Lieu de vie et de so­li­da­ri­té » « Faire nos preuves »

« On existe de­puis deux ans et on a consti­tué notre propre bud­get avec les co­ti­sa­tions et ce que rap­portent les ac­ti­vi­tés du lo­cal. On com­mence sans sub­ven­tions mais en fai­sant nos preuves, on ob­tien­dra peut-être la confiance de col­lec­ti­vi­tés qui ac­cep­te­ront de nous ai­der », es­père Sa­ber.

Sa­ber et Fé­lix (en haut à droite), ont re­çu dans le lo­cal de l’as­so­cia­tion plu­sieurs cen­taines de per­sonnes en moins d’un mois.

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