Un psy­cho­logue pour le per­son­nel de la mai­rie

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - LA VILLE - S.R.

Les élus ont va­li­dé une conven­tion avec le Centre in­ter­dé­par­te­men­tal de ges­tion per­met­tant l’in­ter­ven­tion d’un psy­cho­logue au­près du per­son­nel.

« Cette dé­li­bé­ra­tion a pour ob­jet de pou­voir mettre à la dis­po­si­tion de notre per­son­nel le psy­cho­logue du Centre in­ter­dé­par­te­men­tal de ges­tion au­quel les col­lec­ti­vi­tés comme la nôtre adhèrent,a ex­pli­qué Jean-fran­çois Ca­rour, maire-ad­joint char­gé du per­son­nel. Les dif­fé­rentes in­ter­ven­tions sont men­tion­nées dans la dé­li­bé­ra­tion. » Il s’agit d’en­tre­tiens in­di­vi­duels et col­lec­tifs avec les agents, de la pré­ven­tion des risques psy­cho­so­ciaux et or­ga­ni­sa­tion­nels, ain­si que de mé­dia­tions si ce­la est né­ces­saire. « Ces dif­fé­rentes mis­sions se font en coordination avec le mé­de­cin de pré­ven­tion que nous avons au sein de la Ville. » L’in­ter­ven­tion d’un psy­cho­logue est ta­ri­fée. « Un en­tre­tien in­di­vi­duel peut du­rer jus­qu’à une heure et de­mie. Il y a aus­si des en­tre­tiens col­lec­tifs. La mise à dis­po­si­tion d’un psy­cho­logue est su­bor­don­née à la si­gna­ture d’une conven­tion conclue pour une du­rée de trois ans. Nous vous pro­po­sons de vo­ter sur ce su­jet ce soir. »

Ta­rifs ré­vi­sables

Jean-fran­çois Ca­rour a pré­ci­sé que les ta­rifs sont « ré­vi­sables an­nuel­le­ment ». « Chaque chef de ser­vice doit être vi­gi­lant sur l’état psy­cho­lo­gique des membres de son équipe, que ce soit quelque chose de pas­sa­ger ou de du­rable. » L’élu a fait ré­fé­rence à un fait-divers ré­cent. « Lors­qu’un ca­davre a été dé­cou­vert dans un ca­nal de la ville, des membres de la mai­rie ont été cho­qués, ce qui est bien nor­mal. Il n’est pas illo­gique que les res­pon­sables de ces per­sonnes dé­cident qu’ils puissent ren­con­trer un psy­cho­logue afin d’éva­cuer ce qu’ils ont pu voir. Il faut per­mettre aux uns et aux autres de s’ex­pri­mer lors­qu’ils ont un poids qui leur pèse sur un plan pro­fes­sion­nel ou per­son­nel… » Les ré­sul­tats de ses en­tre­tiens sont confi­den­tiels. Le so­cia­liste An­dré Mi­chel a in­di­qué que ce sont les ser­vices de mé­de­cine pré­ven­tive qui vont dé­ci­der de faire ap­pel à un psy­cho­logue « et non les chefs de ser­vices de la mai­rie ».

Né­ces­si­tés in­di­vi­duelles ou col­lec­tives

La conseillère mu­ni­ci­pale d’op­po­si­tion So­phie Wille­min a de­man­dé qui a sou­hai­té si­gner cette conven­tion. « Est-ce les élus ou le per­son­nel ? » Jeanf­ran­çois Ca­rour a ré­pon­du qu’il s’agit d’une obli­ga­tion de la loi. « Que va ap­por­ter ce psy­cho­logue au per­son­nel ? Les agents vont-ils être moins stres­sés. Y au­ra-t-il moins d’ar­rêts ma­la­dies ? Quel va être l’in­té­rêt pour la Ville ? » Jean-fran­çois Ca­rour a ex­pli­qué à nou­veau l’obli­ga­tion pour la com­mune de se confor­mer à la loi « dans le cadre de né­ces­si­tés in­di­vi­duelles ou col­lec­tives ». « Au­jourd’hui nous n’avons pas de pro­blèmes avec le per­son­nel », a-t-il as­su­ré.

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