Le match du Vé­si­net ar­rê­té pour cause de dé­bor­de­ments

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - SPORTS - B. Re­go­li Fa­bien Dé­zé

Je crois d’ailleurs que c’est la pre­mière fois que l’on gagne deux matches de suite en coupe d’eu­rope dans l’his­toire du club. »

Du sus­pense contre les Es­pa­gnols

Ce­la fai­sait en tout cas deux an­nées de suite que les Saint­ger­ma­nois bu­taient sur ce pre­mier tour qui consiste en un mi­ni-tour­noi à trois clubs où seul le pre­mier conti­nue l’aven­ture. Les joueurs de Charles Ver­rier ont d’abord réus­si à prendre le meilleur sur les Ecos­sais de Kel­burne (1-0 but de Hu­go Ge­nes­tet) avant de conclure leur beau week-end par un suc­cès aux for­ceps contre les lo­caux d’ega­ra (5-4).

Un match com­plè­te­ment fou avec du sus­pense jus­qu’à la fin de la par­tie, les Yve­li­nois ins­cri­vant le but vain­queur à seule­ment une mi­nute du terme. « C’était vrai­ment un beau match de ho­ckey, en­ga­gé, avec pas mal de re­bon­dis­se­ments. Ce qui a fait la dif­fé­rence, ce­la a été notre so­li­da­ri­té col­lec­tive, sur­tout dans le der­nier quart temps », confie Fran­çois Goyet. Les hui­tièmes de fi­nale se dé­rou­le­ront aux Paysbas en avril 2018.

Ce­la de­vait être un match de volley comme les autres. Une ren­contre de Na­tio­nale 3 entre Le Vé­si­net-saint-ger­main et Cha­ville-sèvres, deux équipes vi­sant le haut du ta­bleau. Un match ten­du entre deux for­ma­tions qui se sont long­temps ren­dues coup pour coup, au point de se retrouver à éga­li­té deux sets par­tout et 15-15 dans le tie­break. Avant que l’ar­bitre ne dé­cide d’in­ter­rompre la par­tie, « la sé­cu­ri­té des joueurs n’étant plus as­su­rée ». La cause ? Une bou­teille d’eau lan­cée par le pu­blic en di­rec­tion du coach de Cha­ville. Une ver­sion contes­tée par les sup­por­ters du Vé­si­net qui se plaignent, eux, d’avoir re­çu cette même bou­teille de la part de l’en­traî­neur de Cha­ville.

Un rap­port en­voyé à la fé­dé­ra­tion

« C’était un match dif­fi­cile à ar­bi­trer, ex­plique l’ar­bitre Georges Lois­nel. À la fin, c’est tout sim­ple­ment de­ve­nu im­pos­sible à gé­rer. Il y avait dé­jà eu une bou­teille lan­cée sur le ter­rain au qua­trième set (ndlr : une bou­teille tom­bée des tri­bunes a rou­lé sur le ter­rain, mouillant le sol et pro­vo­quant un pre­mier ar­rêt du match). J’ar­bitre de­puis 1986 et c’est la pre­mière fois que je suis obli­gé d’ar­rê­ter une par­tie. Je vais de­voir en­voyer un rap­port sur les in­ci­dents à la fé­dé­ra­tion. »

Dans les deux camps, on se ren­voie la balle. « Il y avait vi­si­ble­ment un pro­blème entre le coach de Cha­ville et les sup­por­ters, note Yves Mo­li­na­rio, pré­sident du Vé­si­net-saint-ger­main. Le pu­blic n’est peut-être pas tout blanc, mais l’en­traî­neur ad­verse non plus. » « Le corps ar­bi­tral n’a pas su gé­rer les ten­sions, pour­suit l’en­traî­neur-joueur Ja­nis Vas­si­lev. Les joueurs de Cha­ville étaient constam­ment dans la pro­vo­ca­tion. J’ai même re­çu des me­naces de mort. »

Pour Oli­vier Fe­ron, le ca­pi­taine de Cha­ville, ces in­ci­dents sont tout sim­ple­ment « in­ad­mis­sibles et in­ac­cep­tables alors qu’il y a des en­fants dans le pu­blic. C’est du ja­mais vu en Ile-de-france. » Le coach de Cha­ville ré­fute, lui, avoir pro­vo­qué le pu­blic du Vé­si­net. « J’ai lan­cé une bou­teille dans les gra­dins ? Je ne suis pas au cou­rant. L’ar­bitre n’a pas su gé­rer les ten­sions. Il au­rait dû prendre les choses en main en me­na­çant d’ar­rê­ter le match après la pre­mière bou­teille je­tée sur le ter­rain. »

S’il est dif­fi­cile d’éva­luer la res­pon­sa­bi­li­té exacte des dif­fé­rents ac­teurs (joueurs, di­ri­geants et sup­por­ters), l’image lais­sée di­manche der­nier est loin de faire une bonne pu­bli­ci­té au volley. Et dire que c’était seule­ment un match de Na­tio­nale 3…

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