Mou­rad Moussaoui : « Je suis très at­ta­ché à Pois­sy »

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - SPORTS -

Il est l’un de ces rares joueurs à n’avoir connu qu’un seul et unique club du­rant sa car­rière. Mou­rad Moussaoui, 29 ans, porte les cou­leurs de Pois­sy de­puis son plus jeune âge. En­tre­tien avec ce­lui qui joue au poste de dé­fen­seur.

Pois­sy vient d’en­chaî­ner deux vic­toires consé­cu­tives contre Fleu­ry et Ar­ras. Peu­ton dire que votre sai­son est en­fin lan­cée ?

« J’es­père sur­tout que ce n’est qu’un dé­but et que ces deux suc­cès nous ont fait ou­vrir les yeux sur pas mal de choses. Ce­la va aus­si per­mettre à cer­taines per­sonnes de fer­mer leur bouche. On était cri­ti­qués pour nos ré­sul­tats ou comme quoi l’ef­fec­tif était un peu juste. Il n’y a au­cune équipe qui nous fait peur. On a prou­vé der­niè­re­ment qu’on pou­vait être cos­tauds dé­fen­si­ve­ment. On ne va pas jouer la mon­tée mais on peut ar­ri­ver à ac­cro­cher le haut de ta­bleau.

À titre per­son­nel, vous avez re­trou­vé une place de ti­tu­laire au sein de la dé­fense pis­cia­caise…

J’ai dé­mar­ré l’an­née sur le banc car j’étais en­core un peu court phy­si­que­ment. J’ai eu un choc au ge­nou pen­dant un en­traî­ne­ment du­rant la préparation, ça m’a obli­gé à faire deux se­maines de re­pos for­cé et à tra­vailler un peu de mon cô­té pour rat­tra­per mon re­tard. J’ai re­trou­vé une place de ti­tu­laire à par­tir du troi­sième match. De­puis, j’es­saye de mettre en ap­pli­ca­tion ce que veut le coach et res­pec­ter ces consignes. Il semble avoir trou­vé le bon sys­tème de jeu. Avec Fo­fa­na, on est as­sez com­plé­men­taires. Ça fait quelques belles an­nées qu’on évo­lue en­semble der­rière. Il y a des au­to­ma­tismes entre nous.

Avec l’ar­ri­vée du nou­veau pré­sident, beau­coup de joueurs ont quit­té le club du­rant l’in­ter­sai­son mais pas vous. Pour­quoi ?

Cer­tains ont peut-être eu peur que la mayon­naise ne prenne pas ou avaient en­vie de voir autre chose après la sai­son très com­pli­quée de l’an der­nier. Il y en a qui m’ont pro­po­sé de par­tir avec eux comme Ma­lik Rouag qui est al­lé à Mantes. Mais je ne me voyais pas par­tir de Pois­sy. L’ar­ri­vée d’un nou­vel en­traî­neur, j’ai vu ça comme un nou­veau chal­lenge.

Vous por­tez de­puis votre en­fance le maillot pis­cia­cais. Com­ment ex­pli­quez-vous cette fi­dé­li­té ?

J’ai gran­di dans le quar­tier Saint-exu­pé­ry. Il y a un simple mur qui sé­pa­rait le stade de là où j’ha­bi­tais. J’étais tout le temps sur le ter­rain à jouer. Je me sou­viens que je ve­nais voir les matches le sa­me­di avec ma pièce de 10 francs dans la poche pour pou­voir m’ache­ter un sand­wich et une ca­nette. La CFA, je voyais ça comme le graal. J’avais des étoiles plein les yeux. Et j’ai tou­jours rê­vé de voir Pois­sy évo­luer à un plus haut ni­veau. Je suis vrai­ment très at­ta­ché à ce club.

Vous fi­ni­rez donc votre car­rière ici ?

Pour­quoi pas… J’ai­me­rais bien. Main­te­nant, on ne sait pas de quoi l’ave­nir est fait. J’ai tou­jours réus­si en tout cas à m’adap­ter à chaque fois qu’il y a eu un nou­vel en­traî­neur à Pois­sy. Et c’est peut-être la chose la plus dif­fi­cile. Beau­coup de joueurs changent de club pour re­joindre un coach. Moi, j’ai tou­jours eu be­soin de prou­ver quel joueur j’étais pour avoir ma place. » Dran­cy ce sa­me­di En rai­son du 7e tour de la coupe de France, il n’y avait pas de match de cham­pion­nat ce week-end pour les Pis­cia­cais (12es du clas­se­ment). Mais ils vont main­te­nant en­chaî­ner une sé­rie de cinq ren­contres en un mois. Avec, pour com­men­cer, un der­by fran­ci­lien ce sa­me­di (18h) au stade Léo-la­grange contre Dran­cy. L’équipe du 93 pointe ac­tuel­le­ment à la 2e place de la poule avec un bi­lan de 5 vic­toires et 5 nuls.

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