Émo­tion après la fer­me­ture de classe… après la ren­trée

Le Courrier des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye) - - LA VILLE EN PARLE - Phi­lippe Rou­deillat

La fer­me­ture d’une classe à l’école élé­men­taire Prin­cesse, le len­de­main de la ren­trée sco­laire, a sus­ci­té de nom­breuses ré­ac­tions chez les pa­rents et la Ville.

La ren­trée des classes au­ra été quelque peu mou­ve­men­tée à l’école élé­men­taire Prin­cesse au Vé­si­net. En ef­fet, après un re­comp­tage des ef­fec­tifs ac­cueillis dans l’éta­blis­se­ment, l’édu­ca­tion na­tio­nale a pris la dé­ci­sion de fer­mée une classe. Une fer­me­ture qui est in­ter­ve­nue non pas le lun­di, mais le len­de­main, dé­clen­chant la co­lère des pa­rents et de la mu­ni­ci­pa­li­té.

« On sa­vait de­puis la fin juin que la si­tua­tion était un peu cri­tique »

« L’en­fant fait sa ren­trée nor­ma­le­ment et le len­de­main on lui dit tu ne se­ras plus avec cette en­sei­gnante. C’est très désa­gréable pour l’en­fant, les pa­rents, les en­sei­gnants, sou­ligne Cé­cile Zar­ka, la re­pré­sen­tante de la FCPE au sein de l’école. Je pense qu’on au­rait pu an­ti­ci­per les choses un peu plus pour évi­ter que ce­la se passe comme ça. On sa­vait très bien de­puis la fin juin que la si­tua­tion était un peu cri­tique. » Les pa­rents et la mu­ni­ci­pa­li­té ont re­mué ciel et terre, mais ne sont pas par­ve­nus à faire chan­ger les choses. L’école élé­men­taire perd donc une classe avec, pour consé­quence la créa­tion de doubles ni­veaux et une classe de CM2 avec une tren­taine d’élèves.

« Ce qui est to­ta­le­ment in­to­lé­rable, c’est la ma­nière de faire »

Du cô­té de la mu­ni­ci­pa­li­té, le maire Ber­nard Grou­ch­ko ne dé­co­lère pas. « Nous n’avons pas notre mot à dire sur les fer­me­tures et ou­ver­tures de classes. On peut com­prendre qu’il y ait des règles, mais il ne faut pas ou­blier que l’on parle d’édu­ca­tion et qu’il se­rait bon de prendre en consi­dé­ra­tion le bien-être de l’en­fant. Ce qui ne va pas et qui est to­ta­le­ment in­to­lé­rable, c’est la ma­nière de faire. On ne ferme pas une classe le len­de­main de la ren­trée. Là c’est un gâ­chis to­tal par rap­port à tout le tra­vail d’or­ga­ni­sa­tion de l’école qui a été fait pen­dant les va­cances, les tra­vaux… »

Ce que ne com­prennent pas les Vé­si­gon­dins, c’est que cette fer­me­ture in­ter­vient alors même qu’un tout nou­vel im­meuble de lo­ge­ments de­vrait être li­vré dé­but 2018 à proxi­mi­té de l’école.

« In­dul­gence du di­rec­teur aca­dé­mique »

In­ter­ro­gée sur toutes ces ques­tions, l’ins­pec­trice de l’édu­ca­tion na­tio­nale pour la cir­cons­crip­tion du Vé­si­net rap­pelle le dé­rou­lé des faits. « En fé­vrier, nous étions sur des chiffres plus éle­vés avec une moyenne de 27,5 élèves par classe en cas de fer­me­ture. Cette der­nière n’était donc pas en­vi­sa­gée. Mais, en juin, les ef­fec­tifs ont com­men­cé à bais­ser avec une moyenne de 26 élèves. Il a, alors, été dé­ci­dé d’at­tendre la ren­trée pour re­comp­ter les ef­fec­tifs plu­tôt que de fer­mer la classe à ce mo­ment. Il s’agis­sait donc plus d’une in­dul­gence de la part du di­rec­teur aca­dé­mique. En­suite, en sep­tembre, il s’est avé­ré qu’il y avait dix élèves de moins. Nous étions sur une moyenne de 25,3 élèves par classe en cas de fer­me­ture. La dé­ci­sion a donc été prise. La pos­si­bi­li­té avait été en­vi­sa­gée et avait été prise en compte dans le tra­vail de pré­pa­ra­tion de la struc­ture, qui per­met tou­jours d’avoir des CP et CE1 avec des ef­fec­tifs as­sez bas, entre 20 et 23 élèves. Les pa­rents et la Ville au­raient sou­hai­té que cette fer­me­ture in­ter­vienne plu­tôt au mois de juin, nous l’avons bien en­ten­du. »

Concer­nant la pos­si­bi­li­té que le nombre d’élèves vienne à aug­men­ter dans le sec­teur géo­gra­phique avec la li­vrai­son de nou­veaux lo­ge­ments dans le quar­tier Prin­cesse, la re­pré­sen­tante de l’édu­ca­tion na­tio­nale in­dique que « le di­rec­teur aca­dé­mique ne dis­pose d’au­cun chiffre pré­cis pour le mo­ment ». Elle pré­cise aus­si qu’en de­hors du ni­veau de CM2, « la struc­ture est tout à fait ca­pable d’ac­cueillir de nou­veaux élèves dans les dif­fé­rentes classes. » Si les ef­fec­tifs sur l’école ve­naient à re­mon­ter et que la moyenne dé­pas­sait les 28 élèves, alors une nou­velle classe pour­rait être ou­verte à la ren­trée 2018.

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