« Conti­nuer à avoir des pro­jets même pen­dant la ma­la­die »

Le Courrier des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye) - - LE DOSSIER - Ni­co­las Gior­gi

« Je suis tou­jours en re­cons­truc­tion. » Plus de cinq ans après son can­cer du sein, Del­phine Spar­la se ré­ap­pro­prie son corps, sa vie et bien plus en­core.

Au­jourd’hui coach en image

« On m’a diag­nos­ti­qué un can­cer du sein le 15 dé­cembre 2011. C’est en pre­nant ma douche que j’ai sen­ti une gros­seur. J’ai alors tout de suite pris ren­dez-vous avec mon gy­né­co­logue, qui m’a en­suite en­voyé faire des exa­mens », ra­conte cette tren­te­naire. Un ré­flexe qui lui a évi­té une abla­tion du sein.

Après de nom­breuses séances de chi­mio­thé­ra­pie et de ra­dio­thé­ra­pie, Del­phine a su faire face à cette épreuve avec cou­rage, grâce au sou­tien de ses proches.

Au­jourd’hui ré­ta­blie, elle veut s’im­pli­quer pour les autres afin de faire bé­né­fi­cier aux femmes at­teintes d’un can­cer du sein de son ex­pé­rience.

Pas­sion­née de­puis toute pe­tite par la danse, la né­ces­si­té de faire du sport s’est im­po­sée à elle suite à ce cham­bou­le­ment. C’est ain­si qu’elle pra­tique le hip-hop au sein de l’as­so­cia­tion D-light. La­quelle pro­po­sait d’ailleurs hier soir un stage de dé­cou­verte, au gym­nase des Bes­sières de Mau­re­pas, à l’oc­ca­sion d’oc­tobre rose. « C’est prou­vé, l’ac­ti­vi­té phy­sique aug­mente les chances de gué­ri­son et di­mi­nue le risque de ré­ci­dive », ex­pose Del­phine.

Avec le re­cul, le plus dif­fi­cile pour elle au­ra fi­na­le­ment été de « gé­rer l’après ma­la­die », quand les trai­te­ments sont ter­mi­nés et que vous êtes « lâ­chés en pleine na­ture ».

« Le re­tour de bâ­ton est violent. On peut fa­ci­le­ment ex­plo­ser », confie cette mère de fa­mille.

« Même pen­dant la ma­la­die, il faut conti­nuer à avoir des pro­jets. C’est ex­trê­me­ment im­por­tant », conseillet-elle.

Cette an­cienne de chez BMW Élan­court, où elle oc­cu­pait « un poste sé­rieux », a pris un vi­rage à 360° dans sa car­rière pro­fes­sion­nelle. Elle a mon­té son au­toen­tre­prise « Del­phine coach beau­té ». « Je pro­pose des cours de ma­quillage et des conseils en image », ex­plique Del­phine, qui a ob­te­nu sa cer­ti­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle de conseillère en image en 2014 et son CAP es­thé­tique en 2015. Une fa­çon pour elle d’al­ler de l’avant et de s’écou­ter da­van­tage. Sa de­vise dé­sor­mais : « Il ne faut pas rê­ver sa vie mais vivre ses rêves ».

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