Car­rières-sous-pois­sy : Un lo­cal de 550 m2 pour at­ti­rer les mé­de­cins

Le Courrier des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye) - - L’ACTU DU DÉPARTEMENT - T.R.

Afin de lut­ter contre la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale, la ville de Car­rières-sous-pois­sy lance un ap­pel aux mé­de­cins et pro­fes­sion­nels de san­té in­té­res­sés par un lo­cal tout neuf en­tiè­re­ment amé­na­geable au coeur du quar­tier Saint-louis.

« Nous lan­çons un ap­pel aux pro­fes­sion­nels de la san­té. » Ch­ris­tophe Del­rieu, maire de Car­rières-sous-pois­sy, es­père que la pro­po­si­tion de la Ville se­ra suf­fi­sam­ment al­lé­chante pour at­ti­rer un nombre suf­fi­sant de mé­de­cins et autres pro­fes­sion­nels d’ici dé­but 2019.

La com­mune, comme la plu­part de ses voi­sines, est confron­tée à la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale. « Nous avons huit gé­né­ra­listes à Car­rières-sous-pois­sy pour une po­pu­la­tion de 16 000 ha­bi­tants. Ce­la re­pré­sente un ra­tio de 1 pour 2 000 pa­tients alors que la moyenne na­tio­nale est de 1 pour 860 pa­tients. » Même en par­ve­nant à dou­bler le nombre de gé­né­ra­listes, la com­mune ne ren­tre­ra pas dans la norme.

Sa­laire dis­pro­por­tion­né

« La baisse du nu­me­rus clau­sus pen­dant un temps a ag­gra­vé la si­tua­tion. Et la pro­fes­sion a beau­coup chan­gé de­puis quelques an­nées. Plu­sieurs études montrent qu’il faut au­jourd’hui trois mé­de­cins pour faire le même vo­lume ho­raire qu’un seul mé­de­cin il y a quinze ans. Nous avons du mal à an­ti­ci­per cette ten­dance du temps par­tiel, de plus en plus fré­quente. »

Le maire dit avoir été en con­tact avec nombre de jeunes pro­fes­sion­nels de la san­té. « Beau­coup d’entre eux cherchent une si­tua­tion de sa­la­rié et non plus de li­bé­ral. Des mé­de­cins nous ont dit qu’ils étaient prêts à de­ve­nir sa­la­riés de la Ville pour 7 000 € net par mois ! » Un sa­laire ju­gé dis­pro­por­tion­né dans le monde des col­lec­ti­vi­tés lo­cales.

« Nous avons éga­le­ment par­lé à des mé­de­cins qui se di­saient prêts à tra­vailler un jour par se­maine au sein d’un pool de pro­fes­sion­nels. La ques­tion de la vie pri­vée est aus­si pré­pon­dé­rante. Lorsque le conjoint ha­bite Pa­ris, par exemple, le mé­de­cin peut as­su­rer des rem­pla­ce­ments mais n’est pas prêt à ve­nir s’ins­tal­ler à Car­rières-sous-pois­sy. »

Bien­tôt une phar­ma­cie juste à cô­té

En pro­po­sant un lo­cal vide, en­tiè­re­ment amé­na­geable à vo­lon­té et spa­cieux (550 m2), la com­mune es­père par­ve­nir à convaincre aus­si bien des pro­fes­sion­nels ex­pé­ri­men­tés que des jeunes.

La Ville s’est ap­puyée sur l’aide de Sé­bas­tien Marois, ki­né ins­tal­lé à Car­rières-sous-pois­sy pour re­layer le pro­jet au­près des pro­fes­sion­nels de san­té de la ville (lire en­ca­dré).

Cet es­pace de san­té pour­rait re­grou­per une bonne di­zaine de pro­fes­sion­nels dif­fé­rents, gé­né­ra­listes et spé­cia­listes. « Il ré­pon­dra à leurs be­soins no­tam­ment en termes d’es­paces com­muns pour échan­ger entre pra­ti­ciens, d’es­paces connec­tés, etc. » L’em­pla­ce­ment au coeur de vie du quar­tier, avec la nou­velle place Mau­ri­ceé­vrard où la Ville sou­haite or­ga­ni­ser des ani­ma­tions, se veut un ar­gu­ment de poids.

« Juste à cô­té de l’es­pace de san­té, il va y avoir une nou­velle phar­ma­cie, une bou­lan­ge­rie. Nous avons deux autres coques com­mer­ciales pour les­quelles nous sommes en dis­cus­sion sur plu­sieurs pro­jets. Ces com­merces ou­vri­ront dé­but 2019. Idéa­le­ment, nous ai­me­rions que l’es­pace de san­té puisse dé­mar­rer en même temps. »

Le maire Ch­ris­tophe Del­rieu pré­sente le lo­cal de 550 m2 à amé­na­ger en rez-de-chaus­sée de cet im­meuble neuf, au coeur du quar­tier Saint-louis.

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