Comp­teur Wa­hoo Elemnt Bolt

Avec ses comp­teurs, Wa­hoo fait tout pour sim­pli­fier la vie des cy­clistes… peut-être même trop. Tou­jours est-il que l’Elemnt Bolt a de sé­rieux atouts à op­po­ser à la concur­rence.

Le Cycle - - Sommaire - Par F. Iehl

Chez Wa­hoo, on veut fa­ci­li­ter la vie de l’uti­li­sa­teur avec une pro­gram­ma­tion du comp­teur la plus fa­cile pos­sible ! Com­men­cez par vous mu­nir de votre smart­phone (iOs ou An­droid) et char­gez l’ap­pli­ca­tion Elemnt. Al­lu­mez l’Elemnt Bolt ; un QR code ap­pa­raît, vous de­vez le scan­ner. Vous pou­vez pa­ra­mé­trer fa­ci­le­ment et de ma­nière in­tui­tive les dif­fé­rents écrans, car le Wa­hoo se connecte via Blue­tooth puis par wi-fi une fois les don­nées du ré­seau ren­trées. Si vous n’avez pas de smart­phone ou de Win­dows phone, vous en res­te­rez mal­heu­reu­se­ment là ! Im­pos­sible de faire quoi que ce soit. Bran­chez l’Elemnt Bolt sur un or­di­na­teur, il ne fonc­tionne pas comme un disque dur, il est im­pos­sible de char­ger les don­nées ou de le pa­ra­mé­trer. Le re­char­ger sur un port USB qui ne pro­duit que 5 W est aus­si mis­sion im­pos­sible !

UN COMP­TEUR AÉ­RO

L’Elemnt Bolt est donc pré­vu pour être uti­li­sé avec un smart­phone ; ce der­nier vous per­met de pa­ra­mé­trer fa­ci­le­ment dif­fé­rents écrans avec les in­for­ma­tions choi­sies. On pro­fite éga­le­ment du smart­phone pour connec­ter au Wa­hoo les cap­teurs de vi­tesse, car­diaque, de ca­dence, de puis­sance, et ce, pour plu­sieurs vé­los. Très pra­tique. Le té­lé­phone sert éga­le­ment à faire les mises à jour de cartes (gra­tuites !) et de firm­ware, le pe­tit pro­gramme qui gère l’en­semble. Avant une sor­tie, il faut al­lu­mer son té­lé­phone pour le syn­chro­ni­ser au comp­teur ; si on a co­ché la bonne op­tion, on ver­ra alors les no­ti­fi­ca­tions in­di­quant l’ar­ri­vée d’un mail, d’un SMS ou d’un ap­pel en­trant. Ici il s’agit seule­ment d’une alerte, on ne peut pas faire plus. Tant mieux, on est là pour rou­ler ! La par­ti­cu­la­ri­té du Bolt, c’est que son de­si­gn a été pen­sé pour être aé­ro­dy­na­mique : plus étroit à l’avant qu’à l’ar­rière, il dis­pose d’un sup­port qui amé­liore sa pé­né­tra­tion dans l’air : il per­met d’éco­no­mi­ser 1 watt. Comme dans l’an­cienne ver­sion, on re­trouve la pos­si­bi­li­té d’agran­dir l’af­fi­chage des fonc­tions clés, pla­cées en haut de l’écran, ce qui est tou­jours pra­tique quand on roule à bloc. Sur les flancs, des bou­tons per­mettent l’al­lu­mage, l’agran­dis­se­ment et la ré­duc­tion des écrans. Sur le des­sus fi­gurent trois zones cli­quables (Wa­hoo parle de tac­tiles) qui mo­di­fient l’af­fi­chage. Ce der­nier s’ac­tua­lise ra­pi­de­ment. On peut suivre pré­ci­sé­ment un iti­né­raire là en­core pro­gram­mé via le smart­phone, y in­té­grer des seg­ments Stra­va, pra­tique pour faire les KOM… On re­marque ce­pen­dant quelques pe­tites sco­ries. On peut pas­ser as­sez fa­ci­le­ment d’un vé­lo à l’autre, le Wa­hoo re­con­naît les cap­teurs im­mé­dia­te­ment. Mais il se montre ca­pri­cieux avec notre cap­teur de puis­sance, en di­vi­sant ou en mul­ti­pliant par deux la ca­dence. Idem pour la puis­sance, où une jambe se la coule douce pen­dant que l’autre fait un tra­vail de for­çat. Bi­zarre... À l’ins­tar d’un GPS té­moin, le Wa­hoo a per­du le si­gnal sa­tel­lite en mon­tagne. En ce qui concerne l’ex­ploi­ta­tion des don­nées, tout passe par le smart­phone via l’ap­pli­ca­tion. On a les don­nées clés comme sur le comp­teur et des courbes qui per­mettent de vi­sua­li­ser le gros du tra­vail. Mais on ne peut pas dire qu’on rentre vrai­ment dans les dé­tails, il faut ex­por­ter la sor­tie et l’ou­vrir avec un autre lo­gi­ciel type Gol­den Chee­tah pour la dé­cryp­ter dans son in­té­gra­li­té.

LA CARTE DE L’EU­ROPE

L’em­preinte de fixa­tion du comp­teur est iden­tique à celle des Gar­min mais pla­cée à 90 de­grés, ce qui ex­clut les sup­ports pla­cés juste à l’avant de la po­tence. On peut par contre orien­ter dif­fé­rem­ment les sup­ports Gar­min. Mais si le comp­teur se place, il ne tient qu’en étant bri­co­lé, une don­née à prendre en compte si on veut re­cy­cler son ma­té­riel. L’Elemnt Bolt est li­vré avec un sup­port aé­ro­dy­na­mique pla­cé en avant du gui­don et un autre pour le cintre ou la po­tence qui se fi xe avec des col­liers de ser­rage en plas­tique, une fi xa­tion sûre mais moins pra­tique. Pour conclure, le Wa­hoo Elemnt Bolt est adap­té aux cy­clistes qui vont sou­vent sur les ré­seaux so­ciaux. Il pré­sente l’avan­tage d’avoir en mé­moire toutes les cartes d’Eu­rope, sans sup­plé­ment. Il se connecte sans câble à un té­lé­phone ou à une ta­blette com­pa­tible, ce qui peut vous fa­ci­li­ter la tâche en dé­pla­ce­ment. Mais l’ex­ploi­ta­tion des don­nées est plus com­pli­quée avec des lo­gi­ciels tiers. Tout dé­pend du ni­veau d’uti­li­sa­tion dé­si­ré.

L’Elemnt Bolt se place en avant du cintre sur un sup­port très pro­fi­lé qui par­ti­cipe à son aé­ro­dy­na­mique.

Avec la courbe de dé­ni­ve­lé en fond, on peut vi­sua­li­ser la vi­tesse, la ca­dence, la puis­sance, etc. Il faut ma­ni­pu­ler un pe­tit cur­seur pour avoir une vi­sion pré­cise de l’ef­fort. Pas fa­cile…

C’est à tra­vers l’ap­pli­ca­tion qu’on ap­paire l’Elemnt Bolt et les cap­teurs. Il les garde en mé­moire et les re­con­naît im­mé­dia­te­ment.

L’ap­pli­ca­tion per­met de vi­sua­li­ser la car­to­gra­phie de la sor­tie, mais vous ne pour­rez pas zoo­mer.

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