Vous nous écri­vez

Le Cycle - - Sommaire -

Ac­ci­dents en sé­rie

Les récents évé­ne­ments (dé­cès de Mi­chele Scar­po­ni, agres­sion de Yoann Of­fre­do, entre autres) m’ont fait ré­flé­chir et cher­cher à trou­ver une so­lu­tion aux pro­blèmes que nous ren­con­trons sur la route. De plus en plus, nous sommes la cible des au­to­mo­bi­listes ! Une cam­pagne de pu­bli­ci­té de­vrait sen­si­bi­li­ser la po­pu­la­tion. M. Ja­la­bert est une per­son­na­li­té connue du grand pu­blic (spor­tif ou non), j’es­père qu’il nous vien­dra en aide. La lettre ou­verte ci-des­sous s’adresse aus­si à vous, ain­si qu’aux pré­si­dents des dif­fé­rentes fé­dé­ra­tions. « M. Ja­la­bert, bon­jour. Le dé­cès tra­gique de Mi­chele Scar­po­ni m’in­cite à vous contac­ter au­jourd’hui. En ef­fet, j’ai com­men­cé le cyclisme il y a quinze ans, puis comme vous, las, je me suis tour­né vers le triath­lon. Dans ces deux sports où l’on pra­tique le vé­lo, j’ai pu me rendre compte de l’évo­lu­tion des com­por­te­ments des au­to­mo­bi­listes sur la route. Au­tre­fois, nous pou­vions par­tir à l’en­traî­ne­ment sans casque, au­jourd’hui, ce­la de­vient in­con­ce­vable. Chaque année, les cy­clistes tués sur la route se mul­ti­plient, et je pense que les chiffres de la Sé­cu­ri­té rou­tière peuvent en té­moi­gner. Nous sommes même de­ve­nus des cibles ! La ré­cente agres­sion de Yoann Of­fre­do m’a don­né des fris­sons. Je me suis ima­gi­né, quelques se­condes, dire au re­voir à ma fille de 18 mois avant d’al­ler rou­ler et ne plus ja­mais la re­voir. Avons-nous une so­lu­tion à ce pro­blème ? Au­jourd’hui, la FFC compte 119 280 li­cen­ciés, la FFCT 125 564, la FFT­ri 50 265, aux­quels s’ajoutent les cy­clistes de l’Ufo­lep. L’idée se­rait de de­man­der à chaque li­cen­cié de ver­ser, en plus du prix de leur li­cence 2018, un don de 1 €, voire 2 € afin de fi­nan­cer un spot pu­bli­ci­taire té­lé­vi­sé. D’après mes cal­culs, nous pour­rions payer le coût pu­bli­ci­taire sur une chaîne comme France 2 pen­dant trois à quatre se­maines, tous les soirs, sur la plage de 18 h 20. Et c’est pour­quoi je fais ap­pelle à vous M. Ja­la­bert : ce spot pu­bli­ci­taire doit être par­rai­né par des lea­ders d’opi­nion comme vous, re­con­nus de tous les Fran­çais, spor­tifs ou non. Qu’en pen­sez-vous ? Dans l’at­tente de vous lire, veuillez re­ce­voir mes sin­cères sa­lu­ta­tions. » @ Yan­nick Am­pou­lie Ces der­nières se­maines ont en ef­fet été par­ti­cu­liè­re­ment dou­lou­reuses pour les cy­clistes. Une prise de conscience s’im­pose, tous les usa­gers de la route doivent être res­pec­tés. Tous sans ex­cep­tion. Mais le Code de la route s’ap­plique éga­le­ment à tous, et les plus ex­po­sés ne doivent pas non plus prendre des li­ber­tés avec les règles qu’il édicte, même s’ils sont plus fra­giles.

Casse mal­ve­nue

L’in­sert ta­rau­dé de la ma­ni­velle droite sur un pé­da­lier SRAM Red GXP com­pact est dé­col­lé : la pé­dale bouge. Le vé­lo Ca­nyon est de juin 2013 et a par­cou­ru 19 397 km. Je pré­cise que j’ai 75 ans, que je pèse 69 kg et que je suis adhé­rent de la FFCT (je ne « ma­traque » pas les pé­dales). Je n’ai ja­mais chu­té avec le­dit vé­lo. J’ai pen­sé que vous pour­riez m’ai­der, me conseiller.

@ An­dré Paillus­son Au vu de la date d’ac­qui­si­tion de votre vé­lo, la garantie com­mer­ciale n’est plus va­lable. Il fau­drait pou­voir prou­ver un vice ca­ché pour ob­te­nir un rem­pla­ce­ment. Vous pou­vez tou­te­fois vous rap­pro­cher de Ca­nyon ou de Sram (via un re­ven­deur) pour faire part de votre pro­blème, et peut-être bé­né­fi­cier d’un geste com­mer­cial.

Par­ta­geons la route…

Dans le nu­mé­ro 485 de juillet 2017, les lec­teurs ont vo­té à 84 % pour une aug­men­ta­tion des in­ci­vi­li­tés. Ce chiffre me sur­prend, et j’ose­rais même dire que je ne suis pas d’ac­cord avec l’avis gé­né­ral. En ré­gion pa­ri­sienne, les au­to­mo­bi­listes ne sont pas ré­pu­tés pour leur pa­tience et leur civilité. Et pour­tant, pas une seule fois ils m’ont klaxon­né, cou­pé la prio­ri­té, frô­lé de près, etc. Au contraire, ils sont pa­tients et font at­ten­tion (même en heure de pointe), à par­tir du mo­ment où je res­pecte le par­tage de la voie. Je suis d’ac­cord sur le fait que beau­coup de per­sonnes « n’aiment pas » les cy­clistes. J’ai dé­jà vu des proches pes­ter sans rai­son contre un cy­cliste dès qu’ils en croisent un. Mais il y a aus­si de nom­breux cy­clistes qui ne res­pectent ab­so­lu­ment pas le prin­cipe du par­tage de la route. Je suis cy­cliste, j’ai donc ten­dance à les dé­fendre. En re­vanche, quand je vois un groupe rou­ler en double file et qui ne se ra­bat pas (for­çant à dé­pas­ser par la ligne blanche), ou bien un cy­cliste qui dé­passe des voi­tures par la gauche ou tout sim­ple­ment manque de si­gna­ler son chan­ge­ment de di­rec­tion, je trouve que c’est in­ad­mis­sible. At­ten­tion donc à ne pas faus­ser la po­lé­mique. Les in­ci­vi­li­tés, il y en a, mais les cy­clistes aus­si doivent se res­pon­sa­bi­li­ser, nous ne de­vons pas l’ou­blier. Si nous vou­lons que les au­to­mo­bi­listes nous res­pectent, com­men­çons dé­jà par amé­lio­rer notre image sur la route. Les cam­pagnes de sen­si­bi­li­sa­tion que l’on voit à la té­lé­vi­sion du­rant le Tour de France prennent cette po­si­tion, et je trouve que c’est très bien.

@ Vincent Bar­to­sik

Ru­ban de cintre

Dans le nu­mé­ro de juillet, vous re­ve­nez sur le Gi­ro. On y voit une pho­to d’une équipe qui place du ru­ban de gui­don sur les pé­dales de leurs vé­los. Sa­vez-vous pour quelle rai­son ? En at­ten­dant, mer­ci pour votre ma­ga­zine qui est tou­jours aus­si com­plet et pas­sion­nant à lire.

@ Cé­dric Vuille­mey Ils le font pour as­su­rer un meilleur pla­quage de la cale dans la pé­dale, en évi­tant de la sorte le jeu ver­ti­cal qu’on peut res­sen­tir à l’usage.

Cen­taur vers Po­ten­za

Fi­dèle de­puis de nom­breuses an­nées à Cam­pa­gno­lo, j’ai­me­rais chan­ger mon an­cien groupe Cen­taur 10 et prendre un Po­ten­za 11 vi­tesses. Je chan­ge­rai donc les le­viers, les dé­railleurs avant et ar­rière (pas de dé­railleur à col­lier ?), mais puis-je conser­ver mon pé­da­lier FSA Car­bon Pro en mon­tant des pla­teaux de 50 et 38 dents en 11 vi­tesses ?

@ Phi­lippe Ga­bon Cam­pa­gno­lo pro­pose des col­liers de dif­fé­rents dia­mètres qui per­mettent de fixer les dé­railleurs avant de la marque. Pour ce qui est de la com­pa­ti­bi­li­té de votre pé­da­lier une fois équi­pé des pla­teaux 11 vi­tesses, ce­la pas­se­ra sans dif­fi­cul­té.

His­toire de Q-fac­tor…

Fi­dèle abon­né du Cycle et pra­ti­quant de vé­lo de route, je cherche des in­for­ma­tions sur le fac­teur Q (ou Q-fac­tor), en par­ti­cu­lier sur son in­fluence sur les pa­tho­lo­gies du cy­cliste et les dou­leurs qui peuvent être res­sen­ties en pé­da­lant. Se­rait-il pos­sible que le Cycle écrive un ar­ticle trai­tant de ce thème ? @ Alain Kraus Le Q-fac­tor, c’est l’éloi­gne­ment des pieds, pas leur en­ga­ge­ment sur la pé­dale… On cherche à pé­da­ler confor­ta­ble­ment avant tout, alors on ajuste les cales vers l’in­té­rieur ou l’ex­té­rieur de la se­melle pour pla­cer le pied dans l’ali­gne­ment de la jambe et du bas­sin. Les pro­blèmes ap­pa­raissent quand on a des équi­pe­ments dif­fé­rents (chaus­sures, selle et pé­da­lier), qu’on passe de l’un à l’autre sans ar­rêt et sans faire d’ajus­te­ment. Le pied cherche alors sa place, et des dou­leurs peuvent ap­pa­raître au ni­veau des ar­ti­cu­la­tions et des ten­dons. Le Q-fac­tor vous in­dique les cor­rec­tions à faire pour re­trou­ver vos ap­puis ha­bi­tuels sur le nou­veau ma­té­riel. Il peut aus­si être uti­li­sé pour amé­lio­rer la trans­mis­sion de la puis­sance. En ob­te­nant avec des pé­dales avec des axes plus longs ou plus courts un par­fait cen­trage de la cale sous la se­melle, on éli­mi­ne­ra les couples de rou­lis. La cale res­te­ra ce­pen­dant pla­cée au même en­droit dans l’es­pace.

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