Les ren­dez-vous des bonnes af­faires

À l’heure où les pre­mières feuilles mortes ap­pa­raissent, fleu­rissent les bourses aux vé­los, ces ren­dez-vous de l’au­tomne at­ten­dus par des mil­liers de pas­sion­nés. En quête de la perle rare, de la bonne af­faire ou d’une pièce vin­tage unique, ve­nez hu­mer le

Le Cycle - - Pratique -

Le cycle se « re­cycle », tel est le leit­mo­tiv des bourses aux vé­los, où ven­deurs et ache­teurs se re­trouvent pour faire de bonnes af­faires : vendre un vé­lo qui ne sert plus pour les pre­miers ou dé­ni­cher un mo­dèle en vue de la nou­velle sai­son pour les se­conds. Mais ce sont avant tout des mo­ments pro­pices aux échanges, aux dis­cus­sions et aux ren­contres pour les pas­sion­nés de vé­lo, heu­reux de se re­trou­ver au sein de ces évé­ne­ments n’ayant par­fois lieu qu’une seule fois dans l’année. On pour­rait s’ima­gi­ner qu’à l’heure du nu­mé­rique, où l’on peut com­man­der une pièce rare dé­ni­chée à l’autre bout du monde en quelques clics sur son or­di­na­teur, les bourses aux vé­los fleurent bon le par­fum des sou­ve­nirs d’an­tan, un tan­ti­net désuet, et qu’elles ne sont plus vrai­ment dans l’air du temps… mais ce constat est er­ro­né ! En ef­fet, il suf­fit d’ob­ser­ver le nombre de vi­si­teurs chaque année, le vo­lume de vé­los, de pièces ou d’ac­ces­soires pro­po­sés à la vente et la di­ver­si­té des ex­po­sants pour s’en rendre compte. Et quand on constate que la bourse de Baillet va fê­ter sa 20e édi­tion, Pui­seaux son 32e an­ni­ver­saire, ou que celle de Cha­lon-surSaône va souf­fler ses 36 bou­gies, on ne peut que louer leur lon­gé­vi­té. Comme l’ex­plique Ch­ris­tophe Ga­vel, l’or­ga­ni­sa­teur de la bourse de Baillet-en-France, dans son in­ter­view, si le vi­si­teur est dé­sor­mais plus au fait des prix et des des­crip­tifs des pro­duits, l’en­vie de voir,

de tou­cher et d’échan­ger reste la plus forte. Il en va de même pour la bourse de Ca­de­net, qui en est à sa 30e édi­tion. Ce ren­dez-vous s’an­nonce comme la plus grande bourse aux vé­los de France. Il est vrai qu’avec près de 1 200 vé­los pro­po­sés à la vente ran­gés dans un hall de 800 m2, 25 ex­po­sants pro­fes­sion­nels et une qua­ran­taine de stands ré­ser­vés aux par­ti­cu­liers, elle est la ré­fé­rence ab­so­lue dans le sud de la France. « Du­rant le week-end, on at­tend en­vi­ron 8 000 per­sonnes, dont 5 000 le sa­me­di qui viennent dé­ni­cher les pièces haut de gamme. Le di­manche, on at­tire plu­tôt les fa­milles en quête de vé­los pour les en­fants ou de mo­dèles pas trop chers pour leurs loi­sirs », ex­plique Sylvain De­cha­vanne, le res­pon­sable de la bourse. Pour l’or­ga­ni­sa­tion, ce­la re­pré­sente aus­si un vrai dé­fi lo­gis­tique, car la ré­cep­tion des vé­los se fait le ma­tin même du pre­mier jour de la bourse ! « Mais heu­reu­se­ment, on a une cen­taine de bé­né­voles qui sont pré­sents tout le week-end pour que ce­la se passe au mieux », ajoute Sylvain De­cha­vanne. L’at­trait d’une bourse aux vé­los, aus­si im­por­tante soit-elle comme à Ca­de­net, ré­side éga­le­ment dans le fait que les bé­né­voles soient pré­sents pour ai­guiller les vi­si­teurs un peu per­dus dans leurs re­cherches…

CONSEILLER LES ACHE­TEURS LORS DE LA VENTE

À la bourse aux vé­los de Cha­lon-sur-Saône, qui pro­pose 900 vé­los à la vente et 800 pièces dé­ta­chées et a lieu dé­but dé­cembre, la ges­tion de tout le ma­té­riel est prise en charge ex­clu­si­ve­ment par les bé­né­voles du club. Lors­qu’un vi­si­teur a des in­ter­ro­ga­tions, les or­ga­ni­sa­teurs sont ain­si en me­sure de le conseiller. « Quand on re­çoit un vé­lo, on ins­pecte son état mé­ca­nique et on pro­cède aux ré­glages de base », sou­ligne Jean-Pierre Phi­li­bert, l’or­ga­ni­sa­teur de la bourse de Cha­lon-surSaône. « Nous sommes là pour ren­sei­gner les fu­turs ache­teurs afin qu’ils fassent le bon choix », ren­ché­rit-il. Sylvain De­cha­vanne va dans le même sens : « C’est plus fa­cile pour nous, car tous les bé­né­voles pré­sents sont aus­si des cy­clistes. Ils peuvent être de bons conseils. » Dans tous les ren­dez-vous de l’au­tomne men­tion­nés dans la liste ci-après, vous trou­ve­rez un en­droit pour vous res­tau­rer ou vous désal­té­rer après avoir fait le tour des stands. Ce­la par­ti­cipe de la convi­via­li­té et de la bonne am­biance qui émanent de ces jour­nées. Ces bourses offrent éga­le­ment l’oc­ca­sion de rompre avec la mo­no­to­nie de la mé­téo de fin d’au­tomne ou du dé­but d’hi­ver, qui n’est pas tou­jours pro­pice aux sor­ties sur route. On en sort même ra­gaillar­di, si l’on a trou­vé la ma­chine de rêve qui va per­mettre d’abor­der la sai­son 2018 et ses pro­chains ob­jec­tifs sous les meilleurs aus­pices.

À Baillet-en-France, chaque vi­si­teur peut trou­ver vé­lo à son pied.

La bourse de Pui­seaux pro­pose une large offre de vé­los, entre bro­cante tra­di­tion­nelle et pro­duits der­nier cri.

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