Res­tez per­for­mant !

Sep­tembre an­nonce la re­prise de la vie ac­tive après des se­maines consa­crées à la dé­tente. Mais com­ment rendre com­pa­tibles une vie pro­fes­sion­nelle char­gée et de belles per­for­mances lors de vos sor­ties à vé­lo ? Voi­ci nos conseils.

Le Cycle - - Entraînement - Avec An­toine Vayer

Avant 18 ans, les jeunes peuvent conci­lier sport et études, grâce aux sec­tions spé­cia­li­sées. Ces der­nières pré­voient trente heures de cours par se­maine aux­quelles se ra­joutent vingt heures heb­do­ma­daires de vé­lo, avec un em­ploi du temps amé­na­gé, des au­to­ri­sa­tions d’ab­sence et un rat­tra­page des cours, si ce­la est né­ces­saire. Mais, après cette li­mite d’âge, en en­tre­prise, dans un bu­reau, au­cune conven­tion col­lec­tive ne donne la per­mis­sion d’al­ler rou­ler en par­tant plus tôt le soir, en pre­nant des RTT à l’en­vi. Par ailleurs, le té­lé­tra­vail n’est pas en­core vrai­ment re­con­nu et en­cou­ra­gé, même si vous men­tion­nez que vous êtes un « cy­cliste pas­sion­né » sur votre CV. Ra­jou­tons que l’épa­nouis­se­ment per­son­nel par le sport ne fera pas par­tie de la pro­chaine mou­ture du Code du tra­vail. Pour l’heure, com­ment évi­ter ce spleen de ren­trée et le sur­plus de fatigue que ce­la oc­ca­sionne ? Com­ment, sans pou­voir beau­coup tour­ner les jambes à cause de la ren­trée, être com­blé phy­si­que­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment ? Voyons quelques prin­cipes et astuces qui vont dans ce sens.

LA QUA­LI­TÉ PLU­TÔT QUE LA QUAN­TI­TÉ

Les an­xieux peuvent être ras­su­rés ! Si vous avez bien rou­lé toute la sai­son, et en­core plus si vous avez pas­sé un bel été en ac­cu­mu­lant des ki­lo­mètres à l’en­traî­ne­ment ou lors d’épreuves dures, ces in­ves­tis­se­ments vous don­ne­ront des ga­ran­ties de pou­voir en­tre­te­nir les qua­li­tés que vous avez ac­quises pour toute la fin de la sai­son. Vous per­drez peu de ren­de­ment et au­rez de beaux ré­sul­tats lors des der­nières épreuves de l’année, car cer­tains ad­ver­saires sont dé­mo­bi­li­sés et ont jus­te­ment du mal à bien gé­rer les contraintes de la ren­trée. Il est ad­mis que trois sor­ties par se­maine per­mettent d’amé­lio­rer son po­ten­tiel, et que deux aident à le conser­ver. Comme les obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles dé­sta­bi­lisent for­cé­ment le rythme et sont chro­no­phages, ci­blez des in­ten­si­tés sur des sor­ties plus courtes, plu­tôt que de faire de longues dis­tances à l’en­traî­ne­ment.

En op­tant pour des séances où vous cher­che­rez à four­nir des ef­forts in­tenses et pri­vi­lé­gie­rez le « qua­li­ta­tif », vous main­tien­drez vos ac­quis pour te­nir les roues le week-end ou lors d’une épreuve de fin de sai­son.

UNE OR­GA­NI­SA­TION RI­GOU­REUSE

Ce­la de­man­de­ra for­cé­ment une pla­ni­fi­ca­tion dra­co­nienne de votre em­ploi du temps et ré­glée au mil­li­mètre. Les trans­ports, em­me­ner les en­fants à l’école : tout de­vra être an­ti­ci­pé la veille ou quelques jours avant. Il ne s’agit pas d’al­ler vite, mais d’op­ti­mi­ser l’amé­na­ge­ment de vos ho­raires pour ne pas perdre de temps. Vous de­vez avant tout or­ga­ni­ser votre double em­ploi du temps et vous y te­nir ! Tout d’abord, pro­gram­mez les sor­ties et soyez ri­gou­reux, afin de ne ja­mais en man­quer une seule. Ga­gnez du temps lors des courses : vous pou­vez très bien les com­man­der sur In­ter­net et les ré­cu­pé­rer au drive. Pen­sez à pré­pa­rer vos vê­te­ments la veille tout comme votre ra­vi­to, qui se­ra ain­si consom­mable dès la sor­tie du tra­vail. Vous pou­vez éga­le­ment glis­ser votre équi­pe­ment dans le coffre de la voi­ture, si vous avez des dé­pla­ce­ments pré­vus. Bref, pro­fi­tez de la moindre oc­ca­sion pour grap­piller du temps : si vous avez un trou d’une heure le mi­di, pro­fi­tez-en pour sor­tir à vé­lo et pré­voyez un dé­jeu­ner adap­té. Cer­tains pra­ti­quants ont eux aus­si trou­vé la pa­rade en se ren­dant et en ren­trant de leur tra­vail à vé­lo, avec un pe­tit sac à dos. On trouve (presque) tou­jours un en­droit sé­cu­ri­sé pour ran­ger son deux-roues au tra­vail et son cos­tume. Et, le sa­viez-vous, on peut même « dé­fis­ca­li­ser » ses coups de pé­dale ! En ef­fet, des me­sures ont été mises en place par l’État pour que les em­ployeurs puissent in­ci­ter les sa­la­riés à prendre leur vé­lo. Ce­la se tra­duit, entre autres, par une in­dem­ni­té ki­lo­mé­trique vé­lo (IKV) de 0,25 €/km ver­sée lorsque vous ef­fec­tuez le tra­jet de votre do­mi­cile à votre lieu de tra­vail à vé­lo. Pour l’em­ployeur, cette par­ti­ci­pa­tion à l’IKV est exo­né­rée en par­tie de co­ti­sa­tions so­ciales. Ren­sei­gnez-vous et pro­fi­tez-en le cas échéant.

DES PRIO­RI­TÉS BIEN DÉ­FI­NIES

Tou­jours est-il que quelle que soit l’or­ga­ni­sa­tion mise en place pour pou­voir pé­da­ler, même en pé­riode de rush, vous pour­rez chaque fois dé­char­ger votre stress de ren­trée et prendre du re­cul sur vos dos­siers à gé­rer, grâce à la pra­tique de votre sport. Vous y ga­gne­rez en dé­ve­lop­pant un meilleur état d’es­prit et en ac­qué­rant un bien-être phy­sique. Ce­la vous ai­de­ra à être plus ef­fi­cace au tra­vail, ce qui n’est pas né­gli­geable ! En re­vanche, vous l’au­rez com­pris, vous au­rez du mal à sor­tir du cycle « bou­lot-vé­lo-do­do ». Vous au­rez moins l’oc­ca­sion de sur­fer sur In­ter­net pour des fu­ti­li­tés et de perdre des pré­cieuses mi­nutes si vous avez ré­glé votre em­ploi du temps. Ne pré­voyez pas de sor­tir ni de flâ­ner, même si ce­la reste des ac­ti­vi­tés plai­santes. Il s’agit d’éta­blir vos prio­ri­tés et de faire preuve d’un men­tal d’acier. Vous de­vez sa­voir ce que vous vou­lez. Vous au­rez des op­por­tu­ni­tés cet hi­ver pour vous re­lâ­cher, là ce n’est pas le mo­ment. Vous ris­quez, en mi­nu­tant mal votre double pro­jet en­traî­ne­ment et tra­vail de ren­trée, de ne pas ré­cu­pé­rer as­sez, sur­tout si vous avez une vie de fa­mille. Il ne faut pas la né­gli­ger et l’in­clure dans cette or­ga­ni­sa­tion. Mine de rien, le tra­vail, quel qu’il soit, re­pré­sente un coût bio­éner­gé­tique im­por­tant si vous le faites conscien­cieu­se­ment. Si vous n’avez pas une hy­giène de vie suf­fi­sante en ce qui concerne le som­meil, l’hy­dra­ta­tion et l’ali­men­ta­tion, vous pour­rez avoir quelques vio­lents coups de fatigue. En re­vanche, en vous cou­chant tôt pour vous le­ver tôt, en fai­sant des mi­cro­siestes, vous pour­rez exer­cer votre double ac­ti­vi­té dans les meilleures condi­tions. Autre avan­tage non né­gli­geable de ce rythme de vie à sou­li­gner : vous ne pren­drez pas de poids, ce qui est un moindre mal !

Deux sor­ties par se­maine vous per­met­tront de gar­der vos ac­quis et de res­ter en forme.

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