Les armes nu­cléaires aé­ro­por­tées fran­çaises

La France dis­pose de­puis le dé­but des an­nées 1960 d’un large éven­tail de bombes et de mis­siles ato­miques.

Le Fana de l'Aviation - - Sommaire N° 573/août 2017 - Par Her­vé Beau­mont

En pa­ral­lèle à la créa­tion des struc­tures éta­tiques pour le dé­ve­lop­pe­ment des ar­me­ments nu­cléaires, no­tam­ment la créa­tion du Com­mis­sa­riat à l’éner­gie ato­mique par dé­cret du 18 oc­tobre 1945, les cré­dits d’équipements ins­crits aux bud­gets s’in­té­grèrent dans le cadre d’une loi de pro­gram­ma­tion quin­quen­nale, la pre­mière cou­vrant la pé­riode 1960-1964. Entre autres équipements, ces lois s’ap­pli­quèrent à l’ar­me­ment nu­cléaire au sens large : vec­teurs, armes, sys­tèmes d’arme, équipements af­fé­rents et per­son­nels. De­puis, le dé­ve­lop­pe­ment de chaque nou­velle arme nu­cléaire a été bud­gé­té dans le cadre des lois de pro­gram­ma­tion suc­ces­sives.

Les armes nu­cléaires à gra­vi­ta­tion

L’ANM IV 11 (arme nu­cléaire “Mi­rage” IV type 11). Le dé­ve­lop­pe­ment de l’AN 11 pour la mis­sion haute al­ti­tude du “Mi­rage” IVA fut confié à par­tir de sep­tembre 1960 au Com­mis­sa­riat à l’éner­gie ato­mique pour la par­tie nu­cléaire et à la Gé­né­rale aé­ro­nau­tique Mar­cel Das­sault (GAMD) pour l’en­ve­loppe et ses équipements. La charge nu­cléaire MR 11, consti­tuée d’un coeur au plu­to­nium 239, était fixée sur une des deux par­ties de l’“im­plo­soir” en forme d’oeuf qui com­por­tait une masse im­por­tante d’ex­plo­sifs. Au mo­ment du tir, les deux masses d’ex­plo­sifs sé­pa­rées par un bou­clier cou­lis­sant se se­raient rap­pro­chées, ar­mant la bombe. Qua­li­fiée d’arme de pré­co­ci­té, avec une charge rus­tique et un sys­tème de sé­cu­ri­té ru­di­men­taire, on consta­ta que les ex­plo­sifs se fis­su­raient, par les va­ria­tions de tem­pé­ra­ture pro­duites par le plu­to­nium, créant un pro­blème ma­jeur de sû­re­té nu­cléaire. Com­po­sées de huit tron­çons, d’une dé­rive in­té­grée et de deux dé­rives mon­tées après ac­cro­chage de l’arme, les AN 11 étaient condi­tion­nées en per­ma­nence avec des cha­riots de piste de ven­ti­la­tion.

L’AN 11, d’une puis­sance no­mi­nale de 40 ki­lo­tonnes, fut en uni­tés au Dé­pôt ate­lier de mu­ni­tions spé­ciales (DAMS) du CEAM (Centre d’ex­pé­riences aé­riennes mi­li­taires) et à ceux de Mont-de-Mar­san, Ca­zaux, Orange et Istres. Le 6 juillet 1963, le pre­mier corps de charge fut li­vré à Mont-de-Mar­san, sui­vi en dé­cembre du pre­mier sous- en­semble py­ro­tech­nique. Le 28 juillet 1964, la pre­mière AN 11 fut ac­cro­chée sous un “Mi­rage” IVA et, à par­tir de juillet 1965, les 41 AN 11 fa­bri­quées furent pro­gres­si­ve­ment re­ti­rées du ser­vice et rem­pla­cées par l’AN 21.

L’ANM IV 21 (arme nu­cléaire “Mi­rage” IV type 21). Les études pour la conver­sion de l’AN 11 en AN 21 com­men­cèrent en jan­vier 1963 pour s’ache­ver en no­vembre 1965. De taille, de forme et de ca­rac­té­ris­tiques iden­tiques à celles de l’AN 11, l’AN 21 uti­li­sait l’op­tion d’“im­plo­soir” avec de l’ura­nium 235. L’“im­plo­soir” sphé­rique était pour­vu de 48 dé­to­na­teurs d’ex­plo­sifs dis­po­sés pour don­ner la masse cri­tique au coeur d’ura­nium et dé­clen­cher la réac­tion en chaîne, aug­men­tée par une source neu­tro­nique. L’AN 21 était lar­gable à haute

al­ti­tude ou en LABS (Low Al­ti­tude Bom­bing Sys­tem), soit à basse al­ti­tude à grande vi­tesse, le lar­gage ayant lieu au cours d’une res­source sui­vant un angle avec un dé­lai cal­cu­lé à l’avance pour l’ex­plo­sion. La du­rée de mon­tage (as­sem­blage et contrôle) d’une AN 21 ou AN 22 du­rait en­vi­ron 3 heures, soit 1/3 de moins que pour l’AN 11, avec des ma­té­riels mieux sé­cu­ri­sés. Le pre­mier as­sem­blage d’une AN 21 fut ef­fec­tué à Val­duc en juin 1965, la pre­mière arme étant mon­tée sous un “Mi­rage” IV en août 1965 à Creil où, de no­vembre 1964 à no­vembre 1965, des cam­pagnes d’es­sais furent me­nées sur l’en­semble des opé­ra­tions concer­nant l’arme. La pro­duc­tion des 78 AN 21 s’éta­la du dé­but 1965 à avril 1967, la pre­mière étant li­vrée le 1er sep­tembre 1965 au DAMS de Creil. Les AN 21 avaient une puis­sance de 70 ki­lo­tonnes et furent uti­li­sées jus­qu’en 1968.

L’ANM IV 22 (arme nu­cléaire “Mi­rage” IV type 22). Le pro­fil de lar­gage à basse al­ti­tude fut dé­fi ni en jan­vier 1965, puis l’étude d’adap­ta­tion fut réa­li­sée de mai 1965 à mi-1967. En mars 1966, la dé­ci­sion de conver­tir toutes les armes de type 21 en type 22 fut prise, le DAMS de Creil as­su­rant les ex­pé­ri­men­ta­tions. La trans­for­ma­tion de 60 AN 21 en AN 22 s’éta­la de sep­tembre 1966 à mai 1969. L’AN 22, iden­tique à l’AN 21, pou­vait être lar­guée en LADD (Low Al­ti­tude Drop De­li­ve­ry) (1) avec un pa­ra­chute de ré­cu­pé­ra­tion et un pa­ra­chute ra­len­tis­seur. Le lar­gage de l’AN 22 était pos­sible en plu­sieurs modes : ac­tif haute al­ti­tude : ex­plo­sion nu­cléaire nor­male ; ac­tif basse al­ti­tude : ex­plo- sion nu­cléaire nor­male, en pa­lier ou en res­source, en aveugle ou à vue, bombe frei­née par un pa­ra­chute ; au­to des­truc­tion : des­truc­tion par ex­plo­sion py­ro­tech­nique de quelques dé­to­na­teurs avec dis­per­sion de l’ura­nium pour évi­ter toute chance de réac­tion en chaîne ; inerte : ré­cu­pé­ra­tion de la bombe par pa­ra­chute.

L’ANT (arme nu­cléaire tac­tique) type 52. Le CEA/ DAM (Di­rec­tion des ap­pli­ca­tions mi­li­taires) dé­ve­lop­pa une CTC (charge nu­cléaire tac­tique com­mune) des­ti­née au mis­sile “Plu­ton” et à l’AN 52, pré­sen­tée en 1965. La GAMD se vit confier en 1968 la concep­tion et la fa­bri­ca­tion des AN 52, de leurs conte­neurs d’es­sais et d’en­traî­ne­ment. La forme et le vo­lume com­pacts de la charge per­mirent l’ins­tal­la­tion du bloc d’équipements nu­cléaires sur la face avant de l’AN 52 à proxi­mi­té des équipements de la GAMD, fa­ci­li­tant leurs connexions élec­triques. La fa­bri­ca­tion des AN 52 se dé­rou­la de 1971 à mi-1974. L’AN 52, non pres­su­ri­sée, était consti­tuée de cinq tron­çons, avec à sa par­tie su­pé­rieure deux ro­tules de cen­trage et deux an­neaux d’ac­cro­chage stan­dard Otan es­pa­cés de 1 800 mm pour la liai­son mé­ca­nique de l’arme avec son py­lône d’em­port. Une porte don­nait ac­cès à la charge pour la mise en place du coeur, s’ef­fec­tuant par un sys­tème de ver­rouillage à baïon­nette. Les trois em­pen­nages étaient mon­tés une fois l’arme ac­cro­chée sous l’avion et, pour les “Su­per Éten­dard”, les deux em­pen­nages in­fé­rieurs étaient en alu­mi­nium

friable fra­gi­li­sés. Les spé­cia­listes es­timent que 24 AN 52 furent pro­duites pour les “Mi­rage” IIIE et 36 pour les “Jaguar” A.

Les mis­siles nu­cléaires aé­ro­por­tés

Le mis­sile ASMP (air- sol moyenne por­tée). En juillet 1977, la fiche pro­gramme re­qué­rait un mis­sile tac­tique au­to­nome, ca­pable d’em­por­ter une charge ther­mo­nu­cléaire à éner­gie no­mi­nale mo­du­lable, puis la fiche pro­gramme éta­blie en 1980 pres­cri­vait un mis­sile pou­vant être em­por­té par les “Mi­rage” IVP, les “Mi­rage” 2000N et les “Su­per Éten­dard”. Le mis­sile de­vait être ca­pable de suivre des tra­jec­toires di­ver­si­fiées se­lon le choix de tir : une tra­jec­toire à très basse al­ti­tude/très grande vi­tesse (por­tée de 80 km) avec un sui­vi de ter­rain pa­ra­mé­tré, in­té­grant la pos­si­bi­li­té de points tour­nants, de mo­di­fi­ca­tions d’al­ti­tude et de mo­di­fi­ca­tions de vi­tesse, une tra­jec­toire à haute al­ti­tude (por­tée de 400 à 450 km) à par­tir d’un point de tir à basse al­ti­tude, avec une croi­sière vers l’ob­jec­tif à haute vi­tesse, puis un pi­qué à la ver­ti­cale vers l’ob­jec­tif et une tra­jec­toire spé­ci­fique adap­tée au tir sur mer. L’arme de­vait avoir une vi­tesse su­per­so­nique éle­vée et son en­com­bre­ment de­vait être com­pa­tible avec son vec­teur, condi­tion­nant sa taille et son mode de pro­pul­sion, la so­lu­tion re­te­nue étant le sta­to­réac­teur. L’ASMP fut dé­ve­lop­pé conjoin­te­ment par la DME (Di­rec­tion des mis­siles et de l’es­pace) et par le CEA/ DAM pour la tête ther­mo­nu­cléaire, l’Aé­ro­spa­tiale as­su­rant la maî­trise d’oeuvre et le dé­ve­lop­pe­ment du mis­sile. L’ASMP était un mis­sile hy­per­vé­loce, très ma­noeu­vrant, à gui­dage par cen­trale à iner­tie et à na­vi­ga­tion pré­pro­gram­mée, in­té­grant un sys­tème de na­vi­ga­tion au­to­nome lui per­met­tant de se di­ri­ger vers l’ob­jec­tif, ayant mé­mo­ri­sé les co­or­don­nées à par­tir de son point de lar­gage cal­cu­lé par les cen­trales iner­tielles de l’avion, trans­mises à la cen­trale iner­tielle du mis­sile lors du lar­gage. La par­tie avant de l’ASMP com­pre­nait les équipements de gui­dage, de na­vi­ga­tion et de contrôle, les élé­ments du boî­tier de contrôle gou­ver­ne­men­tal et l’ogive ther­mo­nu­cléaire mi­nia­tu­ri­sée, et la par­tie

vec­teur, d’avant en ar­rière abri­tait la case à équipements, l’en­semble pro­pul­sif com­pre­nant un ré­ser­voir, le bloc de pro­per­gol so­lide pour la pro­pul­sion de l’ac­cé­lé­ra­teur, les équipements du sta­to­réac­teur, les en­trées d’air et les manches à air la­té­rales, les ca­ré­nages la­té­raux as­su­rant 50 % de la por­tance du mis­sile, les gou­vernes et la dé­rive sta­bi­li­sa­trice. L’ASMP né­ces­si­ta le dé­ve­lop­pe­ment des py­lônes lance- mis­siles LM 770 (“Mi­rage” IVP et “Mi­rage” 2000N) et LM 771 (“Su­per Éten­dard”), éjec­tant le mis­sile vers le bas par l’im­pul­sion de deux le­viers d’éjec­tion (5 m/s), le met­tant à dis­tance de sé­cu­ri­té de l’avion.

mis­sile ASMP-A (air- sol moyenne por­tée amé­lio­ré). Le pro­gramme ASMP-A fut lan­cé fin 1997 pour s’adap­ter à l’évo­lu­tion des dé­fenses ad­verses et pour bé­né­fi­cier d’avan­cées tech­no­lo­giques.

Son dé­ve­lop­pe­ment fut at­tri­bué à la Di­rec­tion du pro­gramme “Ho­rus” de la Di­rec­tion gé­né­rale de l’ar­me­ment, au CEA/ DAM et à Aé­ro­spa­tiale Ma­tra mis­siles, la phase de réa­li­sa­tion étant lan­cée en août 2000. Le mis­sile est com­po­sé de l’en­semble avant com­pre­nant la tête ther­mo­nu­cléaire TNA (tête nu­cléaire aé­ro­por­tée) à charge ro­buste de sû­re­té amé­lio­rée, les équipements de na­vi­ga­tion et la par­tie

vec­teur avec l’en­semble pro­pul­sion com­pre­nant l’ac­cé­lé­ra­teur à poudre et le sta­to­réac­teur. L’ASMP-A présente des amé­lio­ra­tions no­tables : pro­tec­tion IEM (im­pul­sion élec­tro­ma­gné­tique) amé­lio­rée, agen­ce­ment des équipements au­to­ri­sant une quan­ti­té aug­men­tée de car­bu­rant, do­maine de tir élar­gi et tra­jec­toires pro­gram­mables, di­ver­si­té des modes de pé­né­tra­tion, por­tée, pré­ci­sion et puis­sance mo­du­lable ac­crues, meilleure sou­plesse d’em­ploi, sû­re­té nu­cléaire op­ti­mi­sée et amé­lio­ra­tions aé­ro­dy­na­miques. Ces pro­grès re­posent sur l’em­ploi de ma­té­riaux et d’équipements plus per­for­mants, avec une nou­velle cen­trale à iner­tie. Les ex­perts es­timent que MBDA (Ma­tra Bri­tish Ae­ros­pace En­gi­nee­ring Dy­na­mics Ale­nia) a pro­duit 80 mis­siles au terme des li­vrai­sons fi n 2011 et le pré­sident Hol­lande a ré­vé­lé en 2015 que la France dis­pose de 54 mis­siles AMSP-A. Trois bases ont la ca­pa­ci­té de sto­ckage et de mise en oeuvre de l’ASMP-A : Istres, Saint-Di­zier et Avord, ain­si que le porte-avions Charles de Gaulle. L’ASMP-A se­ra rem­pla­cé à l’ho­ri­zon 2030-2040 par un mis­sile aé­ro­por­té en cours de dé­ve­lop­pe­ment dans le cadre des pro­grammes “Pro­mé­thée” et “Ca­mo­sis”.

L’ordre d’uti­li­sa­tion du feu nu­cléaire

De­puis 1964, seul le pré­sident de la Ré­pu­blique peut don­ner l’ordre d’uti­li­sa­tion du feu nu­cléaire, à l’is­sue d’une pro­cé­dure de trans­mis­sions com­plexe, ul­tra-se­crète et ul­tra-pro­té­gée. La pro­cé­dure en vi­gueur de­puis que la France dis­pose d’une force nu­cléaire est in­chan­gée : si cet ordre était don­né, les codes de dé­ver­rouillage des armes nu­cléaires se­raient trans­mis aux équi­pages qui les ac­ti­ve­raient grâce aux équipements de com­mande et de contrôle spé­ci­fiques mon­tés dans leur avion.

DR/COL­LEC­TION HER­VÉ BEAU­MONT

Une ma­quette de bombe AN 11 se­mi-en­cas­trée dans le “Mi­rage” IVA n° 22.

CFAS

Mise en place d’une bombe AN 21 sous un “Mi­rage” IVA par des mé­ca­ni­ciens nu­cléaires.

DR/COL­LEC­TION HER­VÉ BEAU­MONT

Le “Mi­rage” IV A n° 19 em­por­tant une ma­quette de bombe AN 22, confi­gu­ré avec des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 500 l et des lance-leurres Ma­tra “Phi­mat”.

DR/COL­LEC­TION HER­VÉ BEAU­MONT

Le “Mi­rage” IIIE n° 619 de l’Es­ca­dron de chasse 2/4 La Fayette en confi­gu­ra­tion nu­cléaire avec une ma­quette d’AN 52 en point ven­tral, des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 500 l et des lan­ce­leurres “Phi­mat”.

Au rou­lage à Hyères, le “Su­per Éten­dard” n° 55 em­por­tant une ma­quette d’AN 52 sous l’aile droite et un ré­ser­voir pen­du­laire de 1 100 l sous l’aile gauche.

DR/COL­LEC­TION HER­VÉ BEAU­MONT

M. FLUET

Le “Jaguar” A48 de l’Es­ca­dron de chasse 3/7 Lan­gue­doc avant un vol d’en­traî­ne­ment, confi­gu­ré avec une ma­quette d’AN 52 en point ven­tral et des ré­ser­voirs pen­du­laires de 1 200 l.

CFAS

Le “Mi­rage” IVP n° 52 en confi­gu­ra­tion nu­cléaire avec une ma­quette de mis­sile ASMP en point ven­tral et des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 500 l.

CFAS

Le “Mi­rage” 2000N n° 304 de l’Es­ca­dron de chasse 3/4 Li­mou­sin en confi­gu­ra­tion nu­cléaire avec une ma­quette de mis­sile ASMP et des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 000 l.

Le “Su­per Éten­dard” n° 26 em­por­tant une ma­quette de mis­sile ASMP et un lance-leurres “Phi­mat” sous l’aile droite, et un ré­ser­voir pen­du­laire de 1 100 l sous l’aile gauche.

CFAS

Le “Ra­fale” BF3 n° 334 de l’Es­ca­dron de chasse 1/91 Gas­cogne en confi­gu­ra­tion nu­cléaire avec une ma­quette de mis­sile ASMP-A en point ven­tral et des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 000 l.

CFAS

Le “Mi­rage” 2000Nk3 n° 362 de l’Es­ca­dron de chasse 3/4 Li­mou­sin em­por­tant une ma­quette de mis­sile ASMP-A en point ven­tral et des ré­ser­voirs pen­du­laires de 2 000 l.

HER­VÉ BEAU­MONT

Une ma­quette de mis­sile ASMP-A sous un “Ra­fale” BF3.

DAS­SAULT AVIA­TION

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.