Contre les es­cro­que­ries, les bons ré­flexes

Le Journal du Pays Yonnais - - Actualités - Mu­riel Hillai­ret

Les es­crocs sé­vissent tou­jours plus en Ven­dée. La gen­dar­me­rie rap­pelle les bons ré­flexes pour évi­ter de tom­ber dans le pan­neau.

« Et en­core, ce n’est que la par­tie émer­gée… » Le com­man­dant Ber­trand Cau­dron sait que les es­cro­qués ne tapent pas tou­jours à la porte de la gen­dar­me­rie. Hon­teux de s’être fait ber­ner, sou­vent. Reste que sur le bu­reau des gen­darmes ven­déens, 1 400 plaintes ont été dé­po­sées pour des faits d’es­cro­que­rie, du 1er jan­vier à fin août. « Plus de 500 pour la seule com­pa­gnie de La Ro­che­sur-Yon », pré­cise le com­man­dant. Des chiffres tou­jours en hausse.

Que se cache der­rière le mot es­cro­que­rie ? « Ob­te­nir quelque chose, par ruse, de ma­nière in­due ». Et tous les moyens sont bons. « Ça reste ba­sé sur la naï­ve­té des gens, qui, dans le contexte ac­tuel, peut être trans­po­sée à la dé­tresse et la peur ». L’es­croc peut prendre dif­fé­rents vi­sages. « De l’ache­teur sur le Bon coin qui de­mande de l’ar­gent, une pièce d’iden­ti­té ou en­core un cer­ti­fi­cat d’im­ma­tri­cu­la­tion d’un vé­hi­cule, à l’au­to­mo­bi­liste qui se rend compte qu’il a per­du sa carte bleue avant de faire le plein… »

Quand l’en­quête mène à l’étran­ger…

Ces der­nières an­nées, In­ter­net est de­ve­nu le ter­rain de jeu pré­fé­ré des mal­frats. Sous la forme « de mail d’un ami en dan­ger ou de la fausse banque qui ré­clame une mise à jour », re­prend le com­man­dant Cau­dron. Si cer­tains dé­tails ont pu in­ter­pel­ler par le pas­sé - les fautes d’or­tho­graphe, les lo­gos de mau­vaise qua­li­té - « au­jourd’hui, tout est beau­coup plus cré­dible ». Et les vic­times tombent dans le pan­neau. « Le mes­sage est simple : tous les or­ga­nismes qui en ont be­soin ont dé­jà nos co­or­don­nés. Quand on re­çoit ce genre de mail, il ne faut sur­tout pas rap­pe­ler le nu­mé­ro de té­lé­phone in­di­qué, mais ce­lui no­té sur les do­cu­ments of­fi­ciels ».

Et quand un nu­mé­ro fait son­ner - de fa­çon très courte - un por­table, pas ques­tion de se je­ter sur le jour­nal d’ap­pels. En­core moins de rap­pe­ler. « Très sou­vent, on tombe sur des nu­mé­ros sur­taxés ».

Pour tra­quer ces es­crocs, la gen­dar­me­rie dis­pose d’un ser­vice dé­dié à Pon­toise. Sur le plan lo­cal, le par­quet peut au­to­ri­ser des ré­qui­si­tions au­près des opé­ra­teurs. « Dans ces af­faires, on se re­trouve très sou­vent à l’étran­ger », in­diquent les gen­darmes. « Et notre ac­tion de­vient alors très li­mi­tée ».

In­ter­net ou la té­lé­pho­nie mo­bile sont le ter­rain de jeu pré­fé­ré des es­crocs.

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