« J’ai été obli­gée d’aban­don­ner mon em­ploi pour m’oc­cu­per de Louis »

Le Journal du Pays Yonnais - - La Roche-sur-yon -

Tout était prêt pour la ren­trée. Louis, at­teint d’un Trouble du spectre de l’au­tisme (TSA), de­vait être accompagné par une aide de vie sco­laire in­di­vi­dua­li­sée (AVSI). Sauf que la ren­contre n’a ja­mais eu lieu. D’où le coup de gueule de sa mère. Quelle est la si­tua­tion de Louis ?

Louis au­ra six ans dé­but décembre. La Mai­son dé­par­te­men­tale des per­sonnes han­di­ca­pées (MDPH) avait pris la dé­ci­sion de lui at­tri­buer une AVSI, à rai­son de vingt heures par se­maine pour cette ren­trée. Et de­puis, mal­gré nos dé­marches et celles de l’en­sei­gnante, nous ne voyons rien ve­nir, et nous n’avons pas de réponse po­si­tive de l’ad­mi­nis­tra­tion de l’Edu­ca­tion na­tio­nale.

Quelles sont les consé­quences pour Louis ?

Très graves. Louis a des ca­pa­ci­tés, mais il ne rentre pas seul dans les ap­pren­tis­sages. Si je lui de­mande de lui ré­ci­ter une poé­sie, il ne le fait pas, mais si je lui lis la même poé­sie, il va me dire que j’ai ou­blié deux vers, et me les ci­ter. Pour un en­fant comme lui, une pré­sence est in­dis­pen­sable, et ce d’au­tant plus que la re­la­tion avec les autres en­fants peut par­fois être source de dif­fi­cul­tés.

Quel im­pact sur votre vie per­son­nelle ?

J’ai été obli­gée d’aban­don­ner mon em­ploi pour pou­voir m’oc­cu­per de Louis. Sans ac­com­pa­gnant, il n’est pas pos­sible de le lais­ser à l’école pen­dant l’in­ter­classe. Mes contraintes ho­raires sont telles qu’il est presque im­pos­sible de re­trou­ver du tra­vail. Mais je me bat­trai jus­qu’au bout, avec l’aide de la FCPE. Je ne lâ­che­rai rien.

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