Chan­ge­ment de cap

Après le 2008 puis le 3008, Peu­geot s’at­taque à la re­mise à ni­veau du 5008 en s’ap­puyant sur une phi­lo­so­phie iden­tique qui consiste à aban­don­ner le style mo­nos­pace pour de­ve­nir SUV. Vé­hi­cule fa­mi­lial par ex­cel­lence le 5008 est do­té de sé­rie de 7 places à

Le Monde du Plein Air - - AUTO -

Le seg­ment des SUV est en constante pro­gres­sion et vise à at­teindre pro­chai­ne­ment 30 % du mar­ché au­to­mo­bile fran­çais. C’est donc conscients de ce fait que les in­gé­nieurs ont trans­for­mé pro­fon­dé­ment le 5008, en s’ap­puyant sur l’ex­pé­rience du 3008 qui rem­porte ac­tuel­le­ment un franc suc­cès. D’ailleurs, on re­trouve un pe­tit air de fa­mille en ob­ser­vant la face avant du 5008, alors que l’ar­rière est dé­sor­mais moins pro­fi­lé, avec une dé­coupe un peu plus cu­bique qui pro­cure bien sûr une meilleure ha­bi­ta­bi­li­té. A ce pro­pos, le nou­veau 5008 gagne 11 cm par rap­port au pré­cé­dent mo­dèle avec une lon­gueur hors tout de 4,64 m et af­fiche un em­pat­te­ment de 2,84 m qui pro­gresse de plus de 16 cm. Inu­tile de pré­ci­ser que ces di­men­sions pro­fitent à l’es­pace dé­vo­lu aux pas­sa­gers dont no­tam­ment aux oc­cu­pants des deux sièges de troi­sième ran­gée qui dis­posent d’un ni­veau de confort ac­cep­table pour peu qu’il ne s’agisse pas de per­sonnes trop grandes. Ces deux sièges s’es­ca­motent par­fai­te­ment dans le plan­cher et peuvent même s’ex­traire afin d’aug­men­ter le vo­lume du coffre. A cet égard, la ca­pa­ci­té de char­ge­ment s’af­fiche à 166 litres en 7 places, 702 litres en 5 places et peut at­teindre 1 940 litres en ra­bat­tant les sièges de deuxième et troi­sième ran­gée. Éga­le­ment, à par­tir de la fi­ni­tion Al­lure, le siège pas­sa­ger avant peut être ra­bat­tu afin de pouvoir char­ger des ob­jets en­com­brants me­su­rant jus­qu’à 3,20 m de long. En outre, pour fa­ci­li­ter le char­ge­ment un hayon élec­trique à com­mande main libre est pro­po­sé sur la ver­sion haut de gamme GT. Quant à l’ha­bi­tacle, il re­prend l’es­sen­tiel du de­si­gn de

la planche de bord du 3008, dont no­tam­ment l’es­prit i-cock­pit, un poste de conduite com­po­sé d’une ins­tru­men­ta­tion 100% nu­mé­rique. Au ni­veau des équi­pe­ments et des aides à la conduite, le nou­veau 5008 n’est pas en reste et se montre gé­né­reux avec no­tam­ment l’alerte ac­tive de fran­chis­se­ment in­vo­lon­taire de ligne, le sys­tème de sur­veillance d’angle mort, l’alerte d’at­ten­tion du conduc­teur, la com­mu­ta­tion au­to­ma­tique des

feux de route, la re­con­nais­sance des pan­neaux de vi­tesse avec pré­co­ni­sa­tion, le régulateur/ li­mi­teur de vi­tesse ain­si que l’aide gra­phique et so­nore au sta­tion­ne­ment avant et ar­rière. Co­té mo­to­ri­sa­tion, le 5008 dis­pose de la même offre que sur le C4 Grand Pi­cas­so avec en plus un 2,0 l HDi de 180 ch qui per­met une ap­proche de conduite plus dy­na­mique. En es­sence, le SUV Peu­geot peut comp­ter sur un 3 cy­lindres de

130 ch et un quatre cy­lindres de 160 ch. En die­sel, on dis­pose de deux 1,6 l de 100 et 120 ch ain­si que d’un 2,0 l qui se dé­cline en 150 et 180 ch. C’est avec le 150 ch que nous pre­nons la route, afin d’être dans la même ca­té­go­rie que le Ci­troën Grand C4 Pi­cas­so que nous com­pa­rons à ce Peu­geot 5008 . Comme tous les 2,0 l HDi, ce mo­teur se montre souple et pro­cure un cer­tain agré­ment de conduite avec des re­lances ai­sées. Force est de consta­ter que le rap­port poids/ puis­sance de cette mo­to­ri­sa­tion convient par­fai­te­ment au 5008. Tou­te­fois, les in­gé­nieurs de chez Peu­geot au­raient pu cher­cher à amé­lio­rer le ni­veau so­nore à bas ré­gime. Dès les pre­miers ki­lo­mètres le com­por­te­ment rou­tier du 5008 se montre pré­cis et confor­table bien que l’amor­tis­se­ment soit un peu ferme, une sen­sa­tion qui est ac­cen­tuée par une monte de pneu­ma­tique de 19 Ð. Mais, c’est aus­si ce ré­glage de sus­pen­sion qui pro­cure une te­nue de route ex­cep­tion­nelle avec des mou­ve­ments de caisse par­fai­te­ment maî­tri­sés, dé­nués de tout rou­lis. A ce pro­pos, la di­rec­tion se montre pré­cise et le train avant, ri­vé au sol, per­met d’abor­der les courbes très se­rei­ne­ment. Notre es­sai en trac­tion est réa­li­sé avec la même ca­ra­vane Fendt. Mais rien n’ef­fraie ce gros SUV, qui, do­té d’un ex­cellent châs­sis, af­fiche d’em­blée un com­por­te­ment rou­tier ir­ré­pro­chable en trac­tion. En courbe, le vé­hi­cule en­traîne par­fai­te­ment la ca­ra­vane qui en sor­tie se re­met en ligne sans en­traî­ner le moindre mou­ve­ment pa­ra­site. Seul re­gret, une puis­sance mo­teur un peu faible pour ob­te­nir de franches re­lances. Mais, il faut re­la­ti­vi­ser cette ob­ser­va­tion compte te­nu de la lar­geur de 2,50 m de la ca­ra­vane qui agit comme un vé­ri­table aé­ro­frein. De toute fa­çon, le PTRA de 4030 kg oblige au res­pect des li­mi­ta­tions de vi­tesse, no­tam­ment à 90 km/h sur au­to­route, ce qui im­plique qu’il est qua­si­ment im­pos­sible d’en­vi­sa­ger de dou­bler, alors que la ca­pa­ci­té du 5008 per­met­trait de rou­ler ai­sé­ment et en toute sé­cu­ri­té à 110 km/h en trac­tion.

Plus dy­na­mique, le 5008 sa­tis­fait en trac­tion, grâce à un bon train rou­lant

1- Planche épu­rée, vi­si­bi­li­té haute, Peu­geot a cas­sé les codes en ma­tière d’er­go­no­mie.

2- En confi­gu­ra­tion 5 places, le coffre pré­sente une belle sur­face de char­ge­ment pour les ba­gages.

3- Les pas­sa­gers de se­cond rang au­ront toutes leurs aises. Il faut dire que le nou­veau 5008 est net­te­ment plus long que le pré­cé­dent mo­dèle.

4- Le mo­teur deux litres HDI offre puis­sance et sou­plesse. Bien en phase avec le châs­sis dy­na­mique du 5008 ! L’at­te­lage West­fa­lia (RDSO) de notre 5008 a une charge sta­tique de 80 kg seule­ment, mais pour une re­morque de 1 700 kg maxi.

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