Les fonc­tion­naires tra­vaillent 150 heures par an de moins que les sa­la­riés du sec­teur pri­vé

Si on met à part les en­sei­gnants, la du­rée an­nuelle la plus faible est celle des agents des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales (1574 heures)

Le Nouvel Economiste - - La Une - FRAN­ÇOIS ECALLE

Les der­nières don­nées dis­po­nibles sur la du­rée an­nuelle du tra­vail à temps com­plet, qui sont éta­blies sur la base des ré­ponses des sa­la­riés à des en­quêtes de l’In­see, montrent qu’elle est de 1 727 heures dans le sec­teur pri­vé et de 1 575 dans le sec­teur pu­blic en 2016, alors que la du­rée lé­gale est de 1 607 heures. Cet écart d’en­vi­ron 150 heures entre les agents pu­blics et pri­vés est à peu près le même de­puis 10 ans...

Les der­nières don­nées dis­po­nibles sur la du­rée an­nuelle du tra­vail à temps com­plet, qui sont éta­blies sur la base des ré­ponses des sa­la­riés à des en­quêtes de l’In­see, montrent qu’elle est de 1 727 heures dans le sec­teur pri­vé et de 1 575 dans le sec­teur pu­blic en 2016, alors que la du­rée lé­gale est de 1 607 heures. Cet écart d’en­vi­ron 150 heures entre les agents pu­blics et pri­vés (100 heures hors en­sei­gnants) est à peu près le même de­puis 10 ans.

Si la du­rée heb­do­ma­daire ha­bi­tuelle est sem­blable dans les deux sec­teurs (38,9 heures dans le pu­blic et 39,3 heures dans le pri­vé), les congés et jours de RTT sont bien plus im­por­tants dans le pu­blic : 43 jours ou­vrés par an contre 27 dans le sec­teur pri­vé (il y a 5 jours ou­vrés dans une se­maine nor­male). Ce­la tient sur­tout à la fonc­tion ppu­blique q d’État (51 jours) et plus par­ti­cu­liè­re­ment aux en­sei­gnants (70 jours).

Hors en­sei­gnants,g les fonc­tion­naires de l’État ont 39 jours de congé et RTT mais une du­rée heb­do­ma­daire ha­bi­tuelle de 41,2 heures, ce qui conduit à une du­rée an­nuelle de 1 740 heures, lé­gè­re­ment su­pé­rieure à celle des sa­la­riés du sec­teur pri­vé. Les en­sei­gnants dé­clarent tra­vailler 37,7 heures par se­maine et bé­né­fi­cier de 70 jours de congé, soit une du­rée an­nuelle de 1 350 heures.

Si on met à part les en­sei­gnants, la du­rée an­nuelle la plus faible est celle des agents des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales (1 574 heures, soit moins que la du­rée lé­gale) à la fois du fait de la du­rée heb­do­ma­daire (38,2 heures) et du nombre de jours de congé et de RTT (37).

Les agentsg des hô­pi­tauxp se si­tuent entre ceux de l’État, hors en­sei­gnants, et ceux des col­lec­ti­vi­tés lo­cales, avec une du­rée an­nuelle de 1 614 heures, cor­res­pon­dant à une du­rée heb­do­ma­daire de 38,3 heures et à 33 jours de congé et de RTT.

Im­pact dif­fé­ren­cié sur les ré­mu­né­ra­tions

Les sta­tis­tiques re­la­tives aux ré­mu­né­ra­tions ne per­mettent pas de consi­dé­rer que la du­rée du tra­vail plus faible des fonc­tion­naires est com­pen­sée par des sa­laires éga­le­ment plus faibles. Si les sa­laires des cadres sont moins éle­vés en moyenne dans le pu­blic, ceux des ou­vriers et em­ployés y sont en moyenne meilleurs.

En­fin, si cer­tains fonc­tion­naires (po­li­ciers, aides-soi­gnants…) ont une du­rée an­nuelle du tra­vail in­fé­rieure à la du­rée lé­gale pour com­pen­ser des as­treintes par­ti­cu­lières, no­tam­ment le tra­vail de nuit, ils font sou­vent aus­si par­tie des “ca­té­go­ries ac­tives” de la fonc­tion pu­blique dont l’âge mi­ni­mal de dé­part à la re­traite est in­fé­rieur de 5 à 10 ans à l’âge mi­ni­mal de droit com­mun. Leur du­rée du tra­vail me­su­rée sur l’en­semble de la car­rière pro­fes­sion­nelle est donc aus­si plus faible.

Hors en­sei­gnants,g, les fonc­tion­naires de l’État ont 39 jours de congé et RTT mais une du­rée heb­do­ma­daire ha­bi­tuelle de 41,2 heures, ce qui conduit à une du­rée an­nuelle de 1 740 heures, lé­gè­re­ment su­pé­rieure à celle des sa­la­riés du sec­teur pri­vé

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