Le son­dage en ligne ré­mu­né­ré per­met aux en­tre­prises de pou­voir in­ter­ro­ger des consom­ma­teurs sur­tout lors­qu’elles ne dis­posent pas de fi­chiers clients

Le Nouvel Économiste - - DOSSIERS -

De­puis de nom­breuses an­nées, le son­dage en ligne ré­mu­né­ré per­met aux en­tre­prises de pou­voir in­ter­ro­ger des consom­ma­teurs, sur­tout lors­qu’elles ne dis­posent pas de fi­chiers clients. Ces pla­te­formes fleu­rissent sur le Web et per­mettent ain­si aux en­tre­prises de bé­né­fi­cier de tests d’opi­nion. Chez Ea­sy Pa­nel, pla­te­forme de son­dages en ligne, les di­ri­geants ont un rap­port dé­com­plexé avec le fait de ré­mu­né­rer les pa­né­listes, des per­sonnes ins­crites vo­lon­tai­re­ment pour par­ti­ci­per aux études de mar­ché pro­po­sées. “Ces der­niers doivent par­ti­ci­per à plu­sieurs études pour re­ce­voir une contre­par­tie qui dé­marre gé­né­ra­le­ment à 5 eu­ros [et aug­mente se­lon le nombre de points cu­mu­lés]. Celle-ci est évi­dem­ment juste et lé­gi­time car le pa­né­liste nous ac­corde du temps”, ex­plique Ar­naud Mast, di­rec­teur com­mer­cial & mar­ke­ting chez Ea­sy Pa­nel. Et ce der­nier de pour­suivre : “le pa­né­liste ne doit ce­pen­dant pas es­pé­rer s’en­ri­chir par le biais des études consom­ma­teurs, mais plu­tôt y voir une fa­çon de s’ex­pri­mer, d’être écou­té tout en étant ré­com­pen­sé pour le temps ac­cor­dé. C’est la rai­son pour la­quelle ce mo­dèle de ré­com­pense ne biaise pas l’étude”.

Pour An­na­belle Pa­rent, co­di­ri­geante de l’ins­ti­tut d’étude In­ki­da­ta, la tech­nique peut être sé­dui­sante. “Dans cer­tains cas, ce­la peut être in­té­res­sant d’uti­li­ser ces pla­te­formes tout en gar­dant en tête qu’il y a une cer­taine forme de biais, car les gens qui ré­pondent ont en com­mun le fait d’être à l’aise sur In­ter­net. Se­lon la cible étu­diée, ces son­dages sont bien adap­tés mais dans d’autres cas, la re­pré­sen­ta­ti­vi­té de l’échan­tillon peut être dis­cu­table.” Et d’ajou­ter : “en syn­thèse, ce­la fait par­tie de la pa­lette des ou­tils dis­po­nibles grâce au dé­ve­lop­pe­ment des so­lu­tions nu­mé­riques”. Il re­vient au char­gé d’études de faire les choix per­ti­nents pour ac­tion­ner le bon ou­til en te­nant compte des dif­fé­rentes contraintes du pro­jet d’enquête. Tout en veillant à ga­ran­tir une qua­li­té d’échan­tillon suf­fi­sante pour ap­por­ter des élé­ments de ré­ponse à la pro­blé­ma­tique po­sée en amont par la marque ou l’en­tre­prise cliente.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.