Les ser­pents n’ont plus de se­cret pour eux

Les chefs d’équipes ani­ma­liers du Ser­vice dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne ont été sen­si­bi­li­sés à la cap­ture des nou­veaux ani­maux de com­pa­gnie, en par­ti­cu­lier les ser­pents ve­ni­meux.

Le Pays Briard - - LA UNE -

Avec l’ap­pa­ri­tion de nou­veaux ani­maux de com­pa­gnie, dé­si­gnés par l’acro­nyme NAC, tels que les rats, les fu­rets, les per­ruches ou les scor­pions, les sa­peurs-pom­piers di­ver­si­fient leurs in­ter­ven­tions. Mais le ser­pent est l’es­pèce qui donne le plus de fil à re­tordre aux secours. Dans un com­mu­ni­qué pu­blié au dé­but du mois, le ser­vice dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de secours (SDIS)

ex­plique que « les ser­pents qui s’échappent de leur ter­ra­rium ou ceux que l’on peut re­trou­ver dans les fo­rêts seine-et­mar­naises comme les vi­pères par exemple, oc­ca­sionnent chaque an­née près d’une cen­taine d’in­ter­ven­tions chez les sa­peurs-pom­piers ». En 2016, le nombre d’in­ter­ven­tions lié aux ser­pents était d’en­vi­ron qua­tre­vingt-dix.

En ef­fet, les par­ti­cu­liers dé­tiennent da­van­tage de ser­pents ve­ni­meux que par le pas­sé. Un cer­ti­fi­cat de ca­pa­ci­té pour hé­ber­ger de tels ani­maux est obli­ga­toire, mais « quelques per­sonnes s’en af­fran­chissent. D’au­tant que le mar­ché de la contre­bande d’ani­maux est très flo­ris­sant. » C’est pour­quoi, dans la ré­vi­sion an­nuelle de leurs ac­quis, les chefs d’équipes

ani­ma­liers du SDIS sont « sen­si­bi­li­sés aux ca­rac­té­ris­tiques de ces ser­pents ve­ni­meux et

for­més à leur cap­ture. » La for­ma­tion avait lieu à Saint-Thi­bault-des-Vignes chez Ve­nom­world, une so­cié­té par­te­naire ex­clu­sif de La­toxan, spé­cia­li­sée dans la ré­cu­pé­ra­tion de ve­nins

à des fins phar­ma­ceu­tiques. Les équipes du SDIS ont ain­si pu ma­nier un mam­ba noir et

un cro­tale. Elles ont « ap­pris à les ré­cu­pé­rer et les condi­tion­ner dans des conte­neurs spé­ci­fiques » car « le moindre dé­faut de vi­gi­lance peut être im­mé­dia­te­ment sanc­tion­né par une mor­sure ».

« Chaque an­née en France, en moyenne, deux per­sonnes sont mor­dues par des ser­pents ve­ni­meux exo­tiques et entre 300 et 400 par des vi­pères fran­çaises », sou­tient le SDIS de Seine-et-Marne. T.B.

©Franck Des­prez/SDIS77

L’ad­ju­dant-chef Cé­line De­leuze, res­pon­sable dé­par­te­men­tal des chefs d’équipes ani­ma­liers du SDIS 77. Le mam­ba noir est consi­dé­ré comme l’un des ser­pents les plus dan­ge­reux.

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