Tou­jours amou­reux, il la har­ce­lait et la me­na­çait

Le Pays Malouin - - Saint-malo Pays De -

Les his­toires d’amour fi­nissent par­fois mal. Une affaire ju­gée jeu­di 24 août au tri­bu­nal de Saint-Ma­lo en a donné l’illustration. Un jeune homme de 27 ans était ac­cu­sé de vio­lences et har­cè­le­ment sur son ex-com­pagne, ain­si que de me­naces de mort sur le nou­veau com­pa­gnon de celle-ci.

Après quatre ans et de­mi de vie com­mune, le couple rompt en oc­tobre 2016. Un pre­mier in­ci­dent sur­vient à ce mo­ment-là. Lors d’une dis­pute, il la prend à la gorge et lui donne un coup de pied à la cuisse. « Je n’ai pas vou­lu la frap­per. Mais j’ai cra­qué, je me suis éner­vé », dé­clare-til. Il met ces coups sur le compte de son im­pul­si­vi­té et ex­plique que son exas­pé­ra­tion vien­drait « des crises des ja­lou­sies » de son ex-com­pagne.

Sauf que c’est sur­tout lui qui semble jaloux… Le jeune homme ne par­vient à faire le deuil de cette re­la­tion. De mars à juin, il n’a ces­sé de har­ce­ler son ex-com­pagne.

850 SMS en dix jours

Des cen­taines de SMS [jus­qu’à 850 en dix jours], par­fois me­na­çants, par­fois lar­moyants. Des pas­sages au do­mi­cile de la jeune femme, le vi­sage pla­qué contre une vitre pour ten­ter de voir si elle est à l’in­té­rieur, des bou­quets de fleurs po­sés de­vant chez elle…

Pour la jeune femme, la si­tua­tion est très per­tur­bante. Elle a peur de son ex-conjoint et a l’im­pres­sion qu’il la suit, l’épie, constam­ment. Ce har­cè­le­ment a pour consé­quence une al­té­ra­tion de sa san­té. Elle su­bi­ra une ITT de huit jours.

Plu­sieurs mains cou­rantes dé­po­sées contre lui, un pla­ce­ment sous contrôle ju­di­ciaire ne suf­fisent pas à rai­son­ner l’ex-conjoint. Dans la nuit du 26 au 27 juin der­nier, alors qu’il épie une nou­velle fois le do­mi­cile de son ex, il l’aper­çoit avec un autre homme et me­nace ce der­nier de le tuer. Il est alors pla­cé en dé­ten­tion pro­vi­soire.

« A un mo­ment il va bien fal­loir tour­ner la page Mon­sieur », lui si­gnale le juge. Le jeune homme re­con­naît la plu­part des faits mais ma­ni­fes­te­ment n’a tou­jours pas fait son deuil. Il bé­gaye à plu­sieurs re­prises, s’ex­prime avec des san­glots dans la voix… Il ré­clame aus­si des soins, « des choses pour m’oc­cu­per l’es­prit ».

Le tri­bu­nal l’a condam­né à 12 mois de pri­son, dont 4 avec sur­sis et mise à l’épreuve, avec obli­ga­tion de se soi­gner. Il lui est en outre in­ter­dit d’en­trer en contact avec la vic­time, à qui il de­vra ver­ser 1 875 eu­ros de dom­mages et in­té­rêts.

N.E.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.