La sai­son des bat­tages s’achève

Mi­niac se po­si­tionne comme un point cen­tral du sec­teur pour ré­cep­tion­ner les ré­coltes.

Le Pays Malouin - - Châteauneuf Autour De -

Si le mois de juin et la pre­mière quin­zaine de juillet furent très en­so­leillés, la mé­téo fut plu­tôt mi­ti­gée pour la sai­son des bat­tages, al­ter­nant éclair­cies, ciels cou­verts et pluies.

Tri­bu­taires des por­tails mé­téo, les agri­cul­teurs de la com­mune ont dû jon­gler, même s’ils dis­posent main­te­nant de pré­vi­sions mé­téo­ro­lo­giques de plus en plus fiables, pour trou­ver les cré­neaux idéaux pour mois­son­ner, que ce soit de jours comme de nuit.

Le ma­té­riel agri­cole au­jourd’hui très per­for­mant leur per­met tou­te­fois d’al­ler de plus en plus vite.

Entre ur­ba­ni­sa­tion et agri­cul­ture, un équi­libre à trou­ver

Après la com­mune de Plei­neFou­gères et ses 31,98 km², Mi­niac-Mor­van se po­si­tionne comme la deuxième com­mune la plus éten­due avec 31,03 km² dans le pays de Dol-de-Bre­tagne. Elle est donc tout na­tu­rel­le­ment, de­puis long­temps, une com­mune à vo­ca­tion agri­cole, avec un dé­fi : trou­ver le bon équi­libre avec l’ur­ba­ni­sa­tion qui gri­gnote pe­tit à pe­tit les terres.

D’au­tant que la com­mune connaît cette der­nière dé­cen­nie une forte pous­sée dé­mo­gra­phique et l’im­plan­ta­tion de zones ar­ti­sa­nales et in­dus­trielles.

3 500 t de cé­réales au point de col­lecte

Une des rai­sons pour la­quelle la Coop de Brons a ins­tal­lé un gros point de col­lecte à la Croix de Ville­bret. Les quatre cases de ré­cep­tion de 1 000 t cha­cune, ac­cueillent en moyenne 3 500 t de cé­réales tous pro­duits confon­dus, ré­coltes des agri­cul­teurs cé­réa­liers mi­nia­çois et des com­munes ri­ve­raines du­rant l’été. Comme Flo­rian Au­bry, qui ar­rive de Ba­guer Mor­van avec une re­morque à dé­char­ger après le pas­sage obli­ga­toire au pont­bas­cule pour la pe­sée, contrô­lée par Lu­cas Cor­seul, 19 ans, sai­son­nier à la Coop.

Cette li­vrai­son de 17 tonnes « est cer­tai­ne­ment par­mi les der­niers ar­ri­vages » constate Lu­cas Cor­seul, qui fer­me­ra la permanence fin août. « Mais il se­ra tou­jours pos­sible sur ap­pel té­lé­pho­nique de l’ou­vrir sur de­mande pour ef­fec­tuer une li­vrai­son. »

Un point cen­tral ap­pré­cié

Un échan­tillon de la li­vrai­son du blé a été pré­le­vé, pla­cé en sac et éti­que­té par Lu­cas. « Il par­ti­ra la Fres­nais pour l’ana­lyse des pro­téines. »

Toutes les cé­réales dé­po­sées à ce point de col­lecte re­partent par ca­mions sur des uni­tés de trai­te­ment, condi­tion­ne­ment et trans­for­ma­tion. Cette ins­tal­la­tion se po­si­tionne comme un point cen­tral très ap­pré­cié pour sa proxi­mi­té avec les terres ex­ploi­tées, di­mi­nuant ain­si les coûts de trans­port.

Bé­né­fi­ciant ain­si des ins­tal­la­tions, comme le pont-bas­cule, plu­sieurs agri­cul­teurs ont si­gné, en contre­par­tie de com­plé­ment de prix, un contrat et une charte res­pec­tant des obli­ga­tions pour la pro­duc­tion du blé ou de l’orge.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.