Thé­ra­pie so­ciale : des ate­liers ou­verts à tous

Chan­tal Gou­baud-Gou­geon ac­com­pagne les per­sonnes en dif­fi­cul­té ou en conflit. Avec l’aide d’une ar­tiste plas­ti­cienne, elle pro­pose des ate­liers.

Le Pays Malouin - - Châteauneuf Autour De -

Le dé­but de sai­son s’an­non­çait com­pli­qué pour les U 15 filles de Mi­niac-Mor­van Basket Club, évo­luant en D1 (plus haut ni­veau dé­par­te­men­tal). L’équipe s’est sou­vent re­trou­vée à 6 joueuses, com­pli­qué, face à des équipes à gros ef­fec­tifs. Mais le jeu des filles, leur en­tente et leur ra­pi­di­té ont contri­bué à faire une pre­mière jo­lie phase : elles ter­minent deuxièmes de leur poule, après avoir contre la dure pres­sion exer­cée par l’équipe de Lif­fré.

« lâ­ché prise » « Ce qui est le plus en­cou­ra­geant, c’est l’ac­cueil ré­ser­vé par les équipes ad­verses, qui nous com­pli­mentent et nous en­cou­ragent »,

sou­ligne Hé­lène, la coach et en­traî­neur de l’équipe. De quoi com­men­cer la se­conde phase de cham­pion­nat

« avec op­ti­misme. »

Parce que « les re­la­tions entre les gens, au tra­vail, dans la fa­mille, sont par­fois dif­fi­ciles et com­pli­quées », Chan­tal Gou­baud-Gou­geon a fait le choix de de­ve­nir in­ter­ve­nante/ con­seil en thé­ra­pie so­ciale.

Le regard clair, la che­ve­lure abon­dante, d’une voix po­sée, la Mi­nia­çoise confesse avoir, elle aus­si, « souf­fert de re­la­tions su­per­fi­cielles ».

Au­jourd’hui, elle se pro­pose « d’in­ter­ve­nir pour abor­der le conflit au­tre­ment, et pour être plus clair, édu­quer pour dé­pas­ser les vio­lences afin que le conflit de­vienne construc­tif et utile. »

Pré­ve­nir plu­tôt que gué­rir

Si l’idée « c’est de pré­ve­nir plu­tôt que gué­rir » le champ d’in­ter­ven­tion de la thé­ra­pie so­ciale s’adresse aus­si bien aux en­tre­prises qu’aux par­ti­cu­liers, et se pra­tique en groupe ou en in­di­vi­duel.

Après trois ans de for­ma­tion, deux ans de cer­ti­fi­ca­tion à Pa­ris, cette ani­ma­trice des « Ate­liers du bon­heur », conduit des séances « pour tous les gens qui sont mo­ti­vés et qui se rendent compte que quelque chose ne va pas dans leur vie. » Elle cite en exemple « une ma­man avec ses en­fants qui a ten­dance à s’éner­ver, des gens qui ont des dif­fi­cul­tés à faire face aux nou­veaux modes de vie, aux nou­velles gou­ver­nances dans les en­tre­prises ou un mau­vais cli­mat re­la­tion­nel…. »

L’art, un moyen d’ex­pres­sion

À l’as­so­cia­tion ma­louine Ho­ri­zon So­li­daire, « qui porte les va­leurs de l’éco­no­mie so­ciale et so­li­daire et du dé­ve­lop­pe­ment du­rable », Chan­tal Gou­baud-Gou­geon va ren­con­trer l’ar­tiste peintre Fré­dé­rique Cot­te­reau.

Dès lors, les deux femmes vont al­lier leur sa­voir-faire. Fré­dé­rique Cot­te­reau, ani­ma­trice cultu­relle en arts plas­tiques, vien­dra en ap­pui dans des ate­liers qu’elle dis­pense, sous forme d’un mo­dule de quatre séances de trois heures, et qui s’adresse « à des por­teurs de pro­jets, mi­cro-en­tre­pre­neurs, de­man­deurs d’em­ploi vers la re­con­ver­sion. » L’ob­jec­tif de l’in­ter­ven­tion porte es­sen­tiel­le­ment sur la concré­ti­sa­tion « du ta­bleau des rêves de la per­sonne, par une oeuvre ar­tis­tique sous dif­fé­rentes tech­niques :pein­tures, des­sins, col­lages… », dé­taille Fré­dé­rique Cot­te­reau.

Une dé­marche que Chan­tal Gou­baud-Gou­geon juge in­dis­pen­sable pour mieux al­ler vers les autres, pour désa­mor­cer un conflit, faire en sorte que ce­lui­ci, plu­tôt que d’être une source de blo­cage et d’in­com­pré­hen­sion, « de­vienne une pas­se­relle pour que la re­la­tion s’apaise, soit construc­tive et au­then­tique pour un mieuxêtre per­son­nel ou gé­né­ral dans la vie en groupe. » Cha­cun de nous avons des dé­fis à re­le­ver, pe­tits ou grands, pour construire sa vie. L’as­so­cia­tion « Che­min Fai­sant » peut-être une aide ou un point d’ap­pui pour y par­ve­nir.

Chan­tal Gou­baud-Gou­geon, tél. : 06 29 58 25 53. E-mail : che­min­fai­santcg@ gmail.com

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