Trois can­di­dats re­te­nus

La course à la pré­si­dence des Ré­pu­bli­cains se joue­ra entre trois can­di­dats : Laurent Wau­quiez, grand fa­vo­ri, Florence Por­tel­li et Maël de Ca­lan, la Haute au­to­ri­té ayant fi­na­le­ment re­je­té, hier, la can­di­da­ture de Da­niel Fas­quelle, faute de par­rai­nages suff

Le Petit Journal - Catalan - - LE POINT FORT -

Ils se­ront trois à bri­guer la pré­si­dence des Ré­pu­bli­cains. La ju­riste Anne Le­vade, pré­si­dente de la Haute au­to­ri­té char­gée du bon dé­rou­le­ment des élec­tions in­ternes à LR, a in­di­qué que Da­niel Fas­quelle, le dé­pu­té du Pas-de-Calais, ne dis­po­sait pas « du nombre de par­rai­nages d’adhé­rents » re­quis. Il fal­lait pré­sen­ter les si­gna­tures d’au moins 2.347 adhé­rents (1 % du nombre to­tal d’adhé­rents) et treize par­le­men­taires LR (5 % des députés na­tio­naux, eu­ro­péens et sé­na­teurs). L’élec­tion se dé­rou­le­ra par vote élec­tro­nique, le 10 dé­cembre, avec un se­cond tour, le cas échéant, le 17.

Si la cam­pagne ne dé­marre of­fi­ciel­le­ment que main­te­nant, les com­pé­ti­teurs sont dé­jà très ac­tifs sur le ter­rain.

Le can­di­dat fa­vo­ri, âgé de 42 ans, est sous le feu des cri­tiques de la gauche, du Front na­tio­nal, et jusque dans son propre par­ti où cer­tains l’ac­cusent de « dé­rives droi­tières ». Laurent Wau­quiez s’est fixé comme ob­jec­tif de dé­mon­trer sa ca­pa­ci­té à « ras­sem­bler », au­tour d’une « droite vrai­ment de droite », comme il l’a re­dit, mer­cre­di soir, en mee­ting à Man­de­lieu (Al­pesMa­ri­times).

Il ré­pète qu’il ne fera « ja- mais » d’al­liance avec le FN et re­grette que le mot « iden­ti­taire » soit « de­ve­nu la pire in­sulte ».

Son équipe de cam­pagne compte no­tam­ment un proche de Valérie Pé­cresse, Geof­froy Didier, qui, l’an­née der­nière, avait sou­te­nu Alain Jup­pé à la pri­maire de la droite pour la pré­si­den­tielle, et a été dé­si­gné di­rec­teur de cam­pagne.

« Deux lignes po­li­tiques »

Même si la par­tie semble jouée d’avance (se­lon un son­dage Odoxa- Le Fi­ga­ro-fran­cein­fo du 13 oc­tobre, 78% des sym­pa­thi­sants LR votent Wau­quiez), Florence Por­tel­li (14 % dans le même son­dage) en­tend bien dé­fendre ses cou­leurs. Pas ques­tion, pour la maire de Ta­ver­ny (Val d’Oise) et ex­porte-pa­role de Fran­çois Fillon, de pré­sen­ter « une can­di­da­ture de té­moi­gnage».

Forte de ses « près de 6.000 par­rai­nages » d’adhé­rents, cette femme de 39 ans ex­plique qu’elle veut faire de LR « un par­ti mo­derne », «rendre le pou­voir aux mi­li­tants », « lut­ter contre les frac­tures ter­ri­to­riales et so­ciales ». Se­lon un res­pon­sable LR, Florence Por­tel­li pour­rait « faire un score », en dé­cembre, car « elle in­carne une ligne d’op­po­si­tion in­terne à Wau­quiez ».

Pour le Fi­nis­té­rien Maël de Ca­lan, jup­péiste de 37 ans, s’il y a trois can­di­dats, il n’y a en réa­li­té que « deux lignes po­li­tiques » : d’une part, celle de Wau­quiez, « cli­vante et contes­ta­taire, qui nous fera perdre », à la­quelle se rat­tache, se­lon lui, Por­tel­li, et, d’autre part, la sienne, celle d’«une droite ou­verte».

Un point com­mun tout de même avec Por­tel­li : tous deux de­mandent un dé­bat té­lé­vi­sé entre les can­di­dats, une idée jus­qu’ici re­je­tée par Wau­quiez.

Florence Por­tel­li pour­rait bien être la sur­prise de cette élec­tion. En hausse constante dans les son­dages, elle fut la pre­mière à de­man­der un dé­bat té­lé­vi­sé… pour l’ins­tant Laurent Wau­quiez s’y re­fuse.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.