LE CAL­VAIRE D’UNE FEMME BRI­SÉE

Trois ans fermes pour vio­lence conju­gale

Le Petit Journal - du Tarn-et-Garonne - - LA UNE -

Un homme de 30 ans a été condam­né à 3 ans de pri­sons ferme en comparution im­mé­diate au tri­bu­nal de Mon­tau­ban mar­di après-mi­di pour des vio­lences sur sa concu­bine en­traî­nant des bles­sures graves.

Le pré­ve­nu, sor­ti de pri­son ré­cem­ment en condi­tion­nelle, s’était ins­tal­lé sur Va­lence d’agen avec sa concu­bine et leur bé­bé âgé d’un an. Il avait même ob­te­nu de re­ce­voir ses 2 autres en­fants de 3 et 5 ans un week end sur deux. Et puis en ce dé­but d’an­née, le frère de sa concu­bine était aus­si lo­gé avec eux tem­po­rai­re­ment. Un ser­vice que lui ren­dait sa soeur mais que le pré­ve­nu ne pou­vait sup­por­ter.

Dans la nuit du 11 fé­vrier der­nier, les gen­darmes ré­pondent à un ap­pel de dé­tresse du frère de la vic­time. Le pré­ve­nu, en fort état d’ivresse, dé­cide, une fois de plus de pas­sé sa co­lère sur sa concu­bine, dé­chaî­nant une vio­lence in­ouïe. Alors qu’elle te­nait son bé­bé dans ses bras, celle-ci est pas­sée à ta­bac, frap­pée au dos avec un

manche à ba­lais et je­tée aux 4 coins de la mai­son. “J’ai cru qu’il al­lait nous

tuer” té­moi­gnait le frère à la barre les yeux en larmes.

Fouet, vases et meubles, le pré­ve­nu au­ra tout uti­li­sé pour faire le plus de mal pos­sible à sa concu­bine. On ap­pren­dra de plus du­rant la séance que ce dé­chaî­ne­ment de vio­lence était de­ve­nu une ha­bi­tude, “au moins une fois par semaine de­puis plus d’un an”

ex­pli­quait le pré­sident.

“Vous avez com­plè­te­ment dé­truit cette per­sonne, vous

l’avez sou­mise de force en exer­çant une em­prise ter­rible”. En ef­fet celle-ci, par 3 fois au cours de l’an­née der­nière, avait ten­té de por­ter plainte puis était re­ve­nue sur ses dé­cla­ra­tions de peur des re­pré­sailles.

L’at­ti­tude ar­ro­gante du pré­ve­nu n’a pas man­qué d’in­ter­pel­ler le tri­bu­nal, un point qui pè­se­ra lourd dans la sen­tence, et ce mal­gré le plai­doyer de la dé­fense qui ten­tait d’ex­pli­quer qu’une peine de pri­son ferme ris­quait de bri­ser le nou­veau pro­jet de créa­tion d’en­tre­prise du pré­ve­nu. Ce­lui s’était lan­cé ré­cem­ment dans l’éle­vage de rep­tiles.

Froid et sans re­mord

Loin de s’in­quié­ter du trau­ma­tisme cau­sé sur la mère de son bé­bé, le pré­ve­nu a conti­nué à s’en­fon­cer en ex­pli­quant: “bien sur que c’est grave, je le re­con­nais, mais si je prend per­pète je vais foutre en l’air mon pro­jet pro­fes­sion­nel”. Un com­por­te­ment que l’avo­cate des vic­times ne man­quait pas de ju­ger

d’écoeu­rant, “vous avez trai­té la mère de votre en­fant comme une chose”

s’écriait-elle de­vant l’au­dience, “et tout ce qui vous im­porte c’est votre pro­jet?” “Une per­son­na­li­té ca­mé­léon et une per­ver­si­té nar­cis­sique”, des traits de ca­rac­tères du pré­ve­nu que le pré­sident ne lais­se­ra pas pas­ser en le condam­nant à 3 ans ferme, qui vien­dront s’ajou­ter à une ré­vo­ca­tion d’un sur­sis de 5 ans pour une af­faire an­té­rieure de stu­pé­fiants.

Ce dé­chaî­ne­ment de vio­lence était de­ve­nu une ha­bi­tude

Le pré­ve­nu, sor­ti de pri­son ré­cem­ment en condi­tion­nelle, s’était ins­tal­lé sur Va­lence d’agen avec sa concu­bine et leur bé­bé âgé d’un an.

L’at­ti­tude ar­ro­gante du pré­ve­nu n’a pas man­qué d’in­ter­pel­ler le tri­bu­nal, un point qui pè­se­ra lourd dans la sen­tence

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.