Bri­gitte Ba­règes in­ter­pelle l’etat

Viol d'une oc­to­gé­naire

Le Petit Journal - du Tarn-et-Garonne - - LA UNE -

Mon­tau­ban. Après avoir dé­non­cé avec force l'hor­reur de cet acte odieux, la pre­mière ma­gis­trate an­crait son in­ter­ven­tion sur la sé­cu­ri­té et lan­çait un ap­pel so­len­nel.

La conférence de presse, sur le thème de la sé­cu­ri­té, or­ga­ni­sée jeu­di ma­tin à la mai­rie de Mon­tau­ban re­vê­tait une cer­taine gra­vi­té. Ma­dame le maire dé­bu­tait son in­ter­ven­tion en s'ex­pri­mant sur l'at­taque ter­ro­riste de Mar­seille et le pro­cès Me­rah. P uis, avec émo­tion, Bri­gitte Ba­règes re­la­tait le viol d'une per­sonne âgée com­mis ven­dre­di der­nier dans le quar­tier La­lande. Ce crime est ce­lui d'un res­sor­tis­sant Al­gé­rien pris sur le fait. L'homme en si­tua­tion ir­ré­gu­lière et connu des ser­vices de po­lice est ac­tuel­le­ment in­car­cé­ré. Il au­ra d’ailleurs fal­lu, re­grette le 1er ma­gis­trat de la ville, que ce crime odieux se pro­duise pour que ce cri­mi­nel soit mis sous les ver­rous alors qu’il était dé­jà sous le coup d’une pro­cé­dure pour violence ag­gra­vée à Pa­ris et d’une expulsion du ter­ri­toire. Une si­tua­tion que dénonce Bri­gitte Ba­règes.

«L’etat nous doit la trans­pa­rence»

Après avoir dé­non­cé avec force le contexte et l'hor­reur de cet acte odieux, Bri­gitte Ba­règes an­crait son in­ter­ven­tion sur la sé­cu­ri­té et lan­çait un ap­pel so­len­nel. "L'etat nous doit une trans­pa­rence to­tale. " Dans le cadre du risque ter­ro­riste, l'élue L.R. de­mande que les maires puissent avoir ac­cès à la liste des fi­chés S et qu'ils soient re­mis "au coeur du dis­po­si­tif" dans un contexte où ils doivent re­dou­bler d'ef­forts pour la sé­cu­ri­sa­tion, no­tam­ment, des ma­ni­fes­ta­tions pu­bliques.

De­man­deurs d’asiles: Mon­tau­ban prend «plus que sa part»

Do­cu­ment à l'ap­pui, elle rap­pe­lait son cour­rier adres­sé à l'of­fice Fran­çais de l'im­mi­gra­tion et de l'in­té­gra­tion du 27 avril der­nier. La de­mande d'an­nu­la­tion de ré­im­plan­ta­tion d'une pla­te­forme d'ac­cueil des de­man­deurs d'asile dont la fer­me­ture avait été dé­ci­dée par les ser­vices de l'etat en 2011. L'ar­gu­men­ta­tion por­tait sur la charge ex­ces­sive dé­jà sup­por­tée par la com­mune et le dé­par­te­ment. A no­ter que la pro­por­tion ré­gio­nale est d'une place d'hé­ber­ge­ment pour 1799 ha­bi­tants, alors que Mon­tau­ban doit sup­por­ter la charge d'une place pour 508 ha­bi­tants.

Dé­non­çant le nombre de mineurs iso­lés étran­gers...

... trop éle­vé à Mon­tau­ban; elle dres­sait un constat sans conces­sions des struc­tures au bord de "l'ex­plo­sion" et du manque de moyens fi­nan­ciers en­dé­mique. Bri­gitte Ba­règes in­for­mait l'as­sis­tance de son cour­rier du 27 sep­tembre adres­sé au pré­sident du Con­seil dé­par­te­men­tal Ch­ris­tian As­truc. S'aler­tant du nombre d'ar­ri­vants tou­jours en aug­men­ta­tion, elle pro­po­sait : "...de pou­voir échan­ger se­rei­ne­ment sur ce dos­sier..." Et de conclure : "Il fau­dra bien in­ter­pel­ler l'etat à ce pro­pos, afin que les moyens suivent pour em­pê­cher que "vos" mineurs iso­lés étran­gers de­ve­nus "nos " jeunes adultes iso­lés ne soient la proie de tous les dan­gers qui vont du mal lo­ge­ment à la ten­ta­tion dé­lin­quante."

Pen­dant la conférence de presse de jeu­di ma­tin : Pa­trick Car­bal­lo, Bri­gitte Ba­règes, Ch­ris­tian Pé­rez et Da­nielle Amou­roux.

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