La mi­ni chèvre a été tuée d’une balle en plein coeur

Le Petit Journal - du Tarn-et-Garonne - - DÉPARTEMENT -

Il était un pe­tit vil­lage prés du pla­teau de Beille où vi­vaient deux chèvres, un âne et une ju­ment. Pen­dant les va­cances, ce lieu cam­pa­gnard était de­ve­nu le ren­dez-vous des pe­tits bouts de chou. Ac­com­pa­gnés des ma­mans ou des ma­mies, les pe­tits ve­naient ca­res­ser les ani­maux en li­ber­té dans un en­clos. Les deux chèvres Za­zou et Bam­bou, les plus cu­rieuses et les plus gour­mandes de la bande, étaient tou­jours aux pre­mières loges dans ces mo­ments de grands fes­tins. Leurs fa­milles Gin­ger, la ju­ment af­fec­tueuse, at­ten­dait son tour et l’âne, im­pa­tient, cher­chait tou­jours les mains pleines de pain, des vi­si­teurs. Abat­tue à bout por­tant le 1er no­vembre, Za­zou a été tuée d’une balle en plein coeur et le sa­me­di qui a sui­vi, Bam­bou a été cou­pé en mor­ceaux par un chien. Alain Mai­tret, le pro­prié­taire de la ferme, est in­con­so­lable : « En fin de jour­née, j’ai en­ten­du des chiens aboyer à la mort, en pé­riode de chasse ce sont des bruits fa­mi­liers. À ce mo­ment-là, je ne pou­vais pas me dou­ter que l’on ve­nait d’abattre Za­zou ». Pé­pi­to avait aus­si aler­té à sa ma­nière d’un dan­ger : « Heu­reu­se­ment pour moi, je n’ai pas eu l’idée d’al­ler voir ! J’au­rai pu aus­si me faire ti­rer comme un la­pin ». C’est éton­né de ne pas voir Za­zou cou­rir avec les autres ani­maux à sa ren­contre, qu’il s’in­quiète. « Elle était bien ronde et elle me fai­sait rire chaque fois qu’elle trot­ti­nait ». Il re­trouve fi­na­le­ment Za­zou. Le corps tra­ver­sé par une balle. « Elle a été tuée à bout por­tant. Je me de­mande com­ment on peut com­mettre un tel acte ignoble sur un ani­mal qui de­vait juste at­tendre des ca­resses ? J’étais dé­vas­té, et pour­tant je ne sa­vais pas en­core que le sa­me­di sui­vant, je dé­cou­vri­rais Bam­bou dé­chi­que­tée par un chien.». Le pro­prié­taire dit toute sa co­lère et sa peur : « Un type a vou­lu faire un car­ton fa­cile... J’ai dé­po­sé une plainte à la gen­dar­me­rie. Cette fois, je ne veux plus voir un seul chas­seur chez moi. Je crains aus­si pour la vie de Pé­pi­to et Gin­ger. »

C’était le ren­dez-vous des en­fants.

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