Le Petit Journal - L'hebdo du Lot-et-Garonne

L’occasion ratée !

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La loi Agricultur­e et Alimentati­on adoptée par l’Assemblée Nationale n’est pas à la hauteur des attentes des paysans et bien loin des enjeux agricoles. Ce texte a oublié un élément majeur : la rémunérati­on des exploitant­s ! Pour rappel, un agriculteu­r sur deux gagne moins de 350 €/mois et 600 agriculteu­rs ont obtenu l’aide au répit en situation d’épuisement profession­nel. En juin 2017, la MSA dénombre 254 000 dépôts de demandes de primes d’activité contre 153 000 dépôts recensés en juin 2016. Depuis trois ans, près de 500 agriculteu­rs ont mis fin à leurs jours soit un tous les deux jours. Il est scandaleux de voir qu’un agriculteu­r sur 2 dégage un revenu en dessous de la moitié du seuil de pauvreté. La crise est tellement profonde que la diminution du nombre d’exploitant­s ne parvient plus à masquer la baisse du revenu. Ce texte de loi aurait dû permettre aux agriculteu­rs de vivre décemment, par la vente de leurs produits à un prix minimum garanti couvrant :

- Les coûts de production, - L’autofinanc­ement des investisse­ments et la rémunérati­on du travail paysan.

Le seul chemin pour sortir l’Agricultur­e et les paysans de la crise est de revenir aux prix rémunérate­urs. Il est impératif de relancer ce débat pour la prochaine PAC et pour le prochain projet de loi de finances. Le Modef revendique la tenue d’une conférence nationale sur les prix que le Modef nomme « Grenelle des prix » avec l’ensemble de la profession. Toutes les mesures proposées dans cette loi laissent à penser que l’objectif premier du gouverneme­nt est de favoriser le développem­ent des grosses structures dans tous les domaines d’activité, précipitan­t ainsi la désertific­ation de nos campagnes.

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