Un cous­cous ce sa­me­di, ça vous dit ?

Les Alpes Mancelles - - Sillé-le-guillaume Et Ses Alentours -

Le co­mi­té des fêtes de Cris­sé or­ga­nise comme chaque au­tomne, un dî­ner dan­sant. Sa­me­di 28 oc­tobre, un cous­cous se­ra ser­vi aux convives, à la salle des fêtes du vil­lage. Ren­contre avec Cla­rence Meu­nier, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion.

Cla­rence est ac­tuel­le­ment « han­di­ca­pée » par ce qui semble être une her­nie dis­cale, et est dans l’at­tente d’une opé­ra­tion. La ma­la­die est très douloureuse et ce n’est pas fa­cile de s’oc­cu­per d’une ma­ni­fes­ta­tion à ve­nir quand on est ain­si, plus ou moins im­mo­bi­li­sée.

Cla­rence a in­té­gré le co­mi­té des fêtes cris­séen en 1999. Elle se­ra bé­né­vole pen­dant quelques an­nées. En 2014, le co­mi­té qui connaît des sou­cis, se­ra « mis en veille ». Elle re­prend les rênes comme pré­si­dente en 2015, pour es­sayer de faire vivre un peu le vil­lage. Elle re­prend aus­si cer­taines dates de ses pré­dé­ces­seurs, des con­cours de boules, deux lo­tos à Sillé, le mar­ché aux fleurs et la bro­cante du 1er mai et le re­pas d’au­tomne.

Si­lence ra­dio pour le re­pas

Elle re­con­naît avoir : « deux équipes per­for­mantes qui or­ga­nisent à la per­fec­tion les lo­tos et les con­cours de boules, ain­si que l’aide du jar­di­nier sar­thois pour le mar­ché aux fleurs », mais il y a gros un bé­mol pour le re­pas. En ef­fet, Cla­rence ex­plique que mal­gré son han­di­cap ac­tuel qui la re­tient chez elle de­puis mois « per­sonne n’est ve­nu me voir pour dis­cu­ter de la soi­rée qui ce dé­roule sa­me­di 28, pour s’or­ga­ni­ser au mieux, pas un ap­pel té­lé­pho­nique, ni un mail ».

« Rares sont les élus qui par­ti­cipent »

Elle constate qu’en règle gé­né­rale, elle ne voit « pas ou peu d’im­pli­ca­tion de la mu­ni­ci­pa­li­té, rares sont les élus qui par­ti­cipent, à part un ou deux », et mal­heu­reu­se­ment « pas non plus de réel en­goue­ment des ha­bi­tants, ce ne sont pas eux qui viennent aux soi­rées ».

2017 était pour­tant le qua­ran­tième an­ni­ver­saire de la créa­tion du co­mi­té des fêtes, et Cla­rence es­pé­rait « le fê­ter di­gne­ment avec cette soi­rée, ras­sem­bler la po­pu­la­tion, pas­ser une soi­rée convi­viale tous en­semble ».

Il semble que ça ne se­ra pas le cas, il y a ac­tuel­le­ment 60 ré­ser­va­tions pour le cous­cous de sa­me­di. Cla­rence main­tient la soi­rée, ne se­rait-ce que pour faire plai­sir à ceux qui ont été par­tie pre­nante en s’ins­cri­vant. Elle re­mer­cie cha­leu­reu­se­ment les par­ti­ci­pants et ceux qui sont pré­sents pour l’ai­der.

Une ou un pré­sident c’est in­dis­pen­sable dans une as­so­cia­tion, mais sans bé­né­voles, il est im­pos­sible de la faire fonc­tion­ner. Les bé­né­voles sont l’âme de nos pe­tits vil­lages où n’existent ni ci­né­ma, ni théâtre, ni dan­cing… pour que le vil­lage vive, pour que de nou­veaux ha­bi­tants aient en­vie de ve­nir s’y ins­tal­ler, il faut des ani­ma­tions, il faut de la vie, et pour ce­la les bé­né­voles sont les meilleurs ar­ti­sans pour leur com­mune.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.