Nou­velle Tête

Les Inrockuptibles - - Sommaire - Ca­role Boi­net

A 22 ans, la chan­teuse fran­co-amé­ri­caine fait tour­ner les têtes avec son r’n’b las­cif qui pour­rait la me­ner très, très haut.

ELLE N’AVAIT QUE 5 ANS LORSQUE L’AVION D’AALIYAH S’EST CRA­SHÉ, em­por­tant avec lui l’une des stars du r’n’b des an­nées 1990. C’est pour­tant avec elle que Lo­lo Zouaï gran­di­ra. Elle, et les Des­ti­ny’s Child, Bran­dy, Ch­ris­ti­na Agui­le­ra et consorts. C’est chez elles qu’elle puise la sève de son r’n’b las­cif et co­ton­neux, as­sez nos­tal­gique pour nous at­tra­per du pre­mier coup mais trop ac­tuel pour tom­ber dans le pla­giat. A 22 ans, Lo­lo Zouaï a le pseu­do aus­si fas­ci­nant que la poi­gnée de singles qu’elle a sor­tis sur YouTube.

Pos­té en 2016, le pre­mier clip, So Real, donne le ton. Tour­né par sa meilleure amie en ca­mé­ra VHS dans sa fri­pe­rie pré­fé­rée de San Fran­cis­co – où elle a gran­di après une nais­sance en France –, il ac­cueille des sous-titres VF jaunes – pro­cé­dé qu’elle re­pren­dra pour High Highs to Low Lows, son pre­mier suc­cès. “On a tou­jours re­gar­dé les films sous-ti­trés avec ma mère, qui est fran­çaise. Et puis je veux que les gens com­prennent de quoi je parle.” High Highs to Low Lows parle de ses hauts mais sur­tout de ses bas. “C’était une pé­riode dif­fi­cile. Je vou­lais sor­tir ma mu­sique mais je ne sa­vais pas comment faire.” Le dé­clic vient de sa ren­contre avec son pro­duc­teur Ste­lios à New York, où elle a mi­gré après le ly­cée. Ils com­po­se­ront et écri­ront tous les mor­ceaux à deux. “C’est fif­ty-fif­ty.”

Le buzz qui l’au­réole de ce cô­té-ci de l’At­lan­tique vient sur­tout de son fea­tu­ring avec Myth Sy­zer, beat­ma­ker pro­dige, qui l’in­vite sur Aus­tin Po­wers. “On s’est ren­con­trés sur Ins­ta­gram. De pas­sage à Pa­ris, je suis al­lée dans son stu­dio où il m’a fait écou­ter le beat u mor­ceau. Je le trou­vais gé­nial mais il ne sa­vait pas quoi en faire. J’ai com­men­cé à free­sty­ler des­sus. Aus­tin Po­wers est mon film pré­fé­ré, je suis fan de Mike Myers.” Lo­lo Zouaï ir­ra­die de sen­sua­li­té et en joue. Sur Brook­lyn Love, elle lâche en fran­çais dans le texte : “Ou­la­la, je suis chaude pour toi.” “Je parle mal fran­çais, je ne connais pas votre slang alors j’in­vente un peu”, pré­cise-t-elle. Cette fan du rap­peur Too $hort re­ven­dique son fé­mi­nisme et se dé­fi­nit comme une “de­sert rose” sur le single ara­bi­sant du même nom (que lui a ins­pi­ré son père al­gé­rien) : “C’est un cris­tal qui se forme dans le dé­sert. Je ne suis pas une fi­fille par­faite mais je peux être douce, gen­tille. C’est une mé­ta­phore.”

Concert Le 6 juin à Pa­ris (Ba­da­boum)

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