Voyage au centre de l’af­ter…

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Le sous-titre éclaire-t-il le pro­pos : Après tout, la vie est plus belle avec toi ? Plu­tôt par an­ti­phrase, puis­qu’on plonge dans le quo­ti­dien, un tan­ti­net dé­sas­treux, de deux filles par­ta­gées à éga­li­té entre ap­pli et af­ter, baise et dé­prime. Quant à la forme pro­po­sée par Ber­bé­rian, elle est toute dans le dis­po­si­tif, ef­fi­cace, d’un strip ver­ti­cal, au centre de la page, au­to­ri­sant en règle gé­né­rale quatre vi­gnettes, avec une chute dans celle du bas. Mot d’es­prit et scène d’époque, ver­sion 2017. Les say­nètes sont, en gé­né­ral, très ef­fi­caces, avec de vraies ques­tions ( « Et si notre époque n’était qu’une im­mense af­ter ? ») et de vraies ré­ponses (l’hu­ma­ni­té en­tière ne se­rait qu’une ter­rible er­reur – sauf peut-être le ma­ca­ron à la pis­tache). Heu­reu­se­ment qu’il y a les chats et les chiens, sur­tout quand ceux-ci sont re­pré­sen­tés par un bou­le­dogue fa­çon Gar­field, ju­geant le couple de ses maîtres : « Les hu­mains sont com­pli­qués. Entre eux c’est en­core plus com­pli­qué, alors ils s’at­tachent à nous… Une laisse c’est quand même plus simple que des liens ».

Aus­si sur­pre­nant que ça puisse pa­raître, Af­terz se ter­mi­ne­rait même par une sorte de hap­py end. P.O.

HHH Af­terz par Charles Ber­be­rian, 120 p., Fluide Gla­cial, 17,90 €

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