On la trou­vait plu­tôt jo­lie

Lire - - Extrait Polar - Mi­chel BUSSI

On re­con­naît la mu­sique de Mi­chel Bussi à des titres sou­vent ti­rés de re­frains ou de pa­roles de

chan­sons : Comme un avion sans elle, N’ou­blier ja­mais, Le temps est as­sas­sin. Pour l’in­ti­tu­lé de son on­zième ro­man et le pré­nom de son per­son­nage prin­ci­pal, l’au­teur nor­mand s’est ins­pi­ré d’une mé­lo­die de Pierre Per­ret, Li­ly. Ley­li Maal, une Ma­lienne qui vit en France de­puis plu­sieurs an­nées est femme de mé­nage dans des hô­tels de Port-deBouc, non loin de l’étang de Berre, près de Mar­seille. Tout le monde la trouve jo­lie, cette mère cé­li­ba­taire qui pa­raît s’en être « bien sor­tie ». Mais de quoi? C’est l’un des se­crets de ce per­son­nage, qui se bat afin d’ob­te­nir un lo­ge­ment social adap­té – non seule­ment pour elle, mais aus­si pour sa fille de 21 ans, Bam­by, et ses deux gar­çons, Al­pha et Ti­diane.

Ici, les ré­fu­giés sont la proie (entre autres) des pas­seurs clan­des­tins. A Mar­seille, l’as­so­cia­tion Vo­gel­zug (« oi­seaux mi­gra­teurs » en al­le­mand) tente de les ai­der. Mais quand l’un de ses pa­trons est re­trou­vé mort, avec des sca­ri­fi­ca­tions sem­blables à celles trou­vées sur d’autres ca­davres, les re­mous de­viennent des tem­pêtes. Entrent alors en piste de nou­veaux pro­ta­go­nistes : en­quê­teurs, têtes pen­santes de l’as­so­cia­tion, mais aus­si membres de ré­seaux de pros­ti­tu­tion et autres tra­fi­quants. Nous sui­vrons alors plu­sieurs fils d’in­trigues, cha­cun mê­lant les trois en­fants de Ley­li.

Avec On la trou­vait plu­tôt jo­lie, Mi­chel Bussi s’em­pare d’un thème d’ac­tua­li­té. Sa­chant être tour à tour pré­cis, in­for­ma­tif et ly­rique, l’au­teur nous em­barque dans l’his­toire ha­le­tante d’une ma­lé­dic­tion : celle de Ley­li.

Hu­bert Ar­tus

On la trou­vait plu­tôt jo­lie par Mi­chel Bussi, 464 p., 21,90 €. Co­py­right Presses de la Ci­té. En li­brai­rie, le 12 oc­tobre

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