Es­tro­si, ce cen­triste in­at­ten­du…

L'Obs - - Le Téléphone Rouge - CA­ROLE BAR­JON

La pré­si­den­tielle se ga­gne­ra vers le centre. » Non, cette af­fir­ma­tion n’est ni de Fran­çois Bay­rou, ni de JeanPierre Raf­fa­rin, ni même d’Alain Jup­pé. L’au­teur de ces pro­pos n’est autre que Ch­ris­tian Es­tro­si (pho­to), pré­sident de la ré­gion Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur, pour­tant sar­ko­zyste his­to­rique. De­puis sa vic­toire le 13 dé­cembre, no­tam­ment grâce aux voix de la gauche, le maire de Nice n’en fi­nit pas de faire sa mue et de prendre ses dis­tances avec Ni­co­las Sar­ko­zy. Lui qui était clas­sé à droite sur l’échi­quier po­li­tique ne jure plus que par la mo­dé­ra­tion, sou­haite une grande coa­li­tion entre la gauche et la droite. D’où cette dé­cla­ra­tion sa­me­di der­nier, au soir de sa ré­élec­tion comme pré­sident de la fé­dé­ra­tion des Ré­pu­bli­cains des Alpes-Ma­ri­times. « On ne l’em­por­te­ra pas en ra­di­ca­li­sant notre dis­cours », a-t-il en­core pré­ve­nu, cer­tain qu’il faut « ap­pli­quer à la France » la mé­thode de gou­ver­nance de Pa­ca. A en ju­ger par ses ré­sul­tats dans les élec­tions in­ternes, pas sûr pour­tant que ce nou­veau po­si­tion­ne­ment lui pro­fite. Seul can­di­dat, mal­gré la concur­rence sur le ter­rain d’Eric Ciot­ti, se­cré­taire gé­né­ral ad­joint aux fé­dé­ra­tions des Ré­pu­bli­cains, Es­tro­si a été ré­élu avec près de 1 000 bul­le­tins blancs sur 5 000 suf­frages ex­pri­més. Au­jourd’hui, cer­tains par­mi les Ré­pu­bli­cains le soup­çonnent de pré­pa­rer son ral­lie­ment à Alain Jup­pé.

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